Vendredi, 10 Février 2012

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Bourse Payot : « les talents de demain ! »

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Bourse PayotPour la 24ème année, les Radios francophones publiques (Radio France, Radio Suisse Romande, Radio-Canada, RTBF) désigneront le 7 avril prochain le lauréat de la Bourse Payot. Ce prix, du nom d'un grand journaliste de la Radio Suisse Romande, récompense chaque année un étudiant en journalisme et lui permet  d'accroître son expérience dans le domaine de la radio. Anette Ardisson, présidente de la commission d'information des Radios francophones publiques, a répondu à quelques-unes de nos questions.

Comment s'organise ce concours et à qui s'adresse-t-il ?
En fait, les quatre radios organisatrices sélectionnent chacune deux candidats pour la grande finale. Hormis en ce qui concerne le respect des limites d'âge pour participer à ce concours (ndlr : avoir entre 21 ans et 28 ans), les radios sont libres quant au choix de leurs représentants et à l'organisation des présélections. En Suisse par exemple, où il n'y a pas d'écoles de journalisme, je sais qu'ils rencontrent individuellement les candidats et tablent essentiellement sur le potentiel des gens, le côté technique et la formation venant par après. En France par contre, la sélection est déjà plus axée sur la pratique professionnelle. De ce fait, même si le concours est ouvert à tous, il s'adresse essentiellement aux étudiants des écoles de journalisme. D'une part parce que c'est dans ces écoles que nous faisons l'essentiel de notre démarchage et d'autre part parce qu'il faut disposer d'un certain matériel technique, que les écoles et universités ont, pour réaliser les épreuves demandées lors des présélections.

A quels types d'épreuves sont confrontés les participants ?
Pour ce qui est des présélections, chaque pays est libre de faire ce qu'il veut. En France (ndlr : comme en Belgique) elles sont calquées sur les trois épreuves de la finale à  la différence que les candidats bénéficient de plus de temps et de liberté dans la préparation et le choix des informations qu'ils vont traitér par rapport à ce qui leur est demandé. Durant la finale à proprement parlé, les huit candidats doivent présenter devant le jury, composé de trois membres de chaque radio, un bulletin d'information de deux minutes à partir de sept dépêches. Figure également une épreuve de culture générale journalistique où les candidats improvisent à partir d'un sujet politique, culturel ou social, compréhensible par tous. Enfin, il s'agit de présenter et défendre un projet d'émission radio récurrente devant le jury.

Que remporte le gagnant et qu'en est-il des autres finalistes ?
Le lauréat a la possibilité d'effectuer, dans les deux ans qui suivent l'attribution de son prix, un ou plusieurs stages dans une ou plusieurs société(s) des Radios francophones publiques et il se voit attribuer une bourse de 6.600 E afin de couvrir les frais occasionnés par ces départs en stage. Pour les lauréats européens, l'intérêt majeur est bien sûr d'aller au Canada et inversement pour les canadiens. Les finalistes malheureux, quant à eux, sont souvent embauchés, dans la mesure du possible, dans la radio qui les a sélectionné. Les exemples en ce sens sont courants car il ne faut pas oublier que tous les finalistes ont du talent et représentent l'avenir de la profession.


Plus d'infos ?
Web : www.radiosfrancophones.org

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