Greg Manset, pouvez-vous nous retracer l’historique du site Categorynet.com
?
Après de nombreuses collaborations dans la presse magazine et nationale, j’ai
créé en 1998 avec Christine Scholtes et Catherine Baudinet l’agence de presse
indépendante CATEGORYNET. Notre agence fournissait des reportages « prêts pour
publication » à l’attention de la presse étrangère. Nous proposions également
des fils d’information. Lorsque le web commercial a connu ses premières heures
de gloire, nous avons réalisé qu’Internet serait incontournable pour la presse
et les journalistes. Nous avons alors créé le site Categorynet.com. A l’époque,
il s’agissait d’une simple vitrine commerciale. Au fil du temps, cette carte
de visite électronique s’est agrémentée de services pour devenir aujourd’hui
le site que vous connaissez. Une véritable plate-forme de services et d’information
à destination des professionnels des médias et de la communication.
Vous avez récemment élargi votre cible aux professionnels
de la communication. Comment justifiez-vous ce choix ?
Categorynet.com était principalement visité par des journalistes. Nous avons
longuement étudié les attentes et les préoccupations des pigistes et des journalistes.
Beaucoup d’entre eux rencontrent des difficultés à obtenir des informations
réservées à la presse (communiqués de presse, invitations à des conférences
de presse, etc.). Vu la saturation du marché de la presse, nous avons également
observé que beaucoup de journalistes s’orientent vers la communication d’entreprise
et les relations presse. Avec notre partenariat avec le site www.planete-rp.com,
l’ouverture au monde de la communication en général s’est imposé à nous.
Le site fête ses 5 ans de présence sur le web. Un anniversaire qui
est célébré par l’apparition de nombreux services. Categorynet.com a fortement
évolué ces deniers mois. N’est-il pas en train de perdre son âme ?
Je le reconnais, le site a fortement évolué. Tantôt par choix, tantôt par obligation.
Chaque changement apporte son lot de qualités et de défauts. Sans aucune prétention,
je dois avouer que nous avons été victimes de notre succès en 2002. Avec plus
de 10.000 abonnés à nos lettres d’information et presque 5000 visiteurs au quotidien,
le taux de fréquentation de notre site a littéralement explosé. Cette croissance
a entraîné une certaine impersonnalisation de notre site. Un exemple : le forum.
Nous avons été contraints de le modérer et de protéger son accès par une identification
au détriment de sa convivialité.
Par contre, dire que Categorynet.com perd son âme est abusif. Ceux qui
sont des visiteurs assidus de notre site pourront en témoigner. Notre
philosophie première est d’offrir des outils de travail et d’aider
les journalistes dans leur quotidien. Nous n’avons cessé ces dernières
semaines d’améliorer la qualité de nos services. Je salue
au passage, Nosta, notre webmaster qui connaît des nuits interminables
sur notre serveur. Nous avons également accru nos actions « humanitaires
». Nous soutenons activement Reporters sans Frontières et parrainons
un cyber-dissident tunisien.
Pouvez-vous nous donner quelques chiffres clés à propos
de votre portail ?
Categorynet.com, c’est aujourd’hui 5 ans de présence sur
le web, quelque 5000 visiteurs uniques, 25.000 pages vues au quotidien. 8500
abonnés à Pressemploi, 8000 abonnés à Unipresse
et 2500 abonnés à RP-COMEMPLOI.
Concernant notre bureau de presse : nous diffusons chaque jour plus ou moins
150 communiqués de presse à travers 50 fils d’informations différents auxquels
plus de 1000 journalistes sont inscrits.
Pour les autres services : nous avons plus de 1500 liens dans notre annuaire
Web, 500 utilisateurs du forum, 700 personnes inscrites dans le carnet d’adresses,
2000 CV déposés, etc.
Le site est-il rentable ? Les services jusqu’ici gratuits vont-ils
devenir payants ?
Les services destinés aux journalistes comme la rubrique emploi, le dépôt d’un
CV, ne deviendront jamais payants. Par contre, les services destinés aux entreprises
comme les dépôts d’offres de recrutement, l’accès à la CVthèque, la diffusion
de communiqués de presse, la publicité vont progressivement passer au payant.
Mais il s’agira d’offres supplémentaires. C’est-à-dire que les services de base
seront limités mais resteront gratuits. Si les entreprises désirent plus de
libertés et d’efficacité, elles devront opter pour une formule payante.
Avec une mise à jour quotidienne et presque trois personnes occupées
au développement de nos activités Web et le peu de services payants
disponibles, notre site n’est évidemment pas rentable à
l’heure actuelle. Nous y travaillons.
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