Lundi, 21 Mai 2012

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CFPJ CFPJ Médias : LA formation continue des journalistes
Lieu de transmission des expériences et de prospective de la profession.

Du nouveau dans la formation au journalisme

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Du nouveau dans la formation au journalismeMartin Bohn, une nouvelle formation ouvrira ses portes à la prochaine rentrée. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ? Nous n'ouvrons pas une école, mais une nouvelle formation en journalisme, qui dure un an, au coeur d'une université libre de Paris. Nous travaillons avec un certain nombre de partenaires comme Reporters sans frontières, l'association Cité de la presse, Galaxie presse, l'Institut supérieur de l'information de Rabat, l'IFCEM, l'Union de la presse francophone, etc.



Quelles seront les spécificités de cette école par rapport aux instituts actifs sur le marché ?
L'ESJ de Lille ou le CUEJ de Strasbourg font bien leur travail, nous avons de l'estime pour nos confrères. Mais nous essayons d'aller plus loin sur le plan de l'écrit. Notre formation ne prétend pas traiter tous les métiers du journalisme, comme les écoles. Notre idée est inverse : nous centrer sur ce que nous savons bien faire, la presse écrite, et pour la radio et la télévision, passer des partenariats avec ceux qui sont mieux dotés en matériel ou qui maîtrisent mieux ces techniques. En clair, nous voulons aller plus loin que ce qui se fait aujourd'hui, en orientant l'enseignement selon trois axes : la culture générale et la réflexion sur le métier, avec sa déontologie, l'international, et enfin la connaissance de l'entreprise.


L'ESJ de Lille ou le CUEJ de Strasbourg font bien leur travail, nous avons de l'estime pour nos confrères. Mais nous essayons d'aller plus loin sur le plan de l'écrit. Notre formation ne prétend pas traiter tous les métiers du journalisme, comme les écoles. Notre idée est inverse : nous centrer sur ce que nous savons bien faire, la presse écrite, et pour la radio et la télévision, passer des partenariats avec ceux qui sont mieux dotés en matériel ou qui maîtrisent mieux ces techniques. En clair, nous voulons aller plus loin que ce qui se fait aujourd'hui, en orientant l'enseignement selon trois axes : la culture générale et la réflexion sur le métier, avec sa déontologie, l'international, et enfin la connaissance de l'entreprise.

Lancer une école de journalisme à l'heure où le CFPJ dépose son bilan et où la presse connaît ses plus mauvaises heures, n'est-ce pas un projet utopique voire suicidaire ? Evidemment, il serait suicidaire de rejouer le CFJ, de refaire une école globale, dépendant des taxes d'apprentissage, et voulant traiter seule tous les métiers du journalisme. Le deuxième dépôt de bilan du CFJ signe la fin d'une époque, celle de la recomposition du paysage de la formation. Ce n'est pas un hasard si cette filière voit le jour. Au contraire du schéma économique des écoles, nos partenariats réduisent les coûts. Nous déléguons certains cours à l'extérieur, parfois même en entreprise. Quant à la presse française, j'évite les généralisations abusives sur son état financier ou sur son comportement à l'égard de la formation des journalistes.


Très souvent, on entend dire que le journalisme est une profession qui s'apprend par la pratique et non sur les bancs d'école. Qu'en pensez-vous ?
C'est vrai. Sur 100 journalistes qui intègrent le marché chaque année, seuls 20 sont diplômés d'écoles. Et ce taux varie peu. Pourtant, dans un cours, on apprend de manière concentrée et plus méthodique que dans le travail, en bénéficiant de l'expérience de professionnels dédiés à votre enseignement. Ce qui n'est pas la fonction d'un rédacteur en chef. Les études font gagner du temps, avec des stages pour valider les enseignements et mettre un pied sur le marché.

Un concours d'entrée sera bientôt organisé. Pouvez-vous nous en dire plus (date, lieu, prix) ?
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 6 juin. Les épreuves se dérouleront à Paris. Le montant du droits d'examen se monte à 80 euros.

Quelles sont les conditions pour accéder aux formations ?
Les conditions formelles : être titulaire d'un bac +3, admis au concours et payer 4600 euros de frais de scolarité (les étudiant peuvent bénéficier des bourses de l'enseignement supérieur et des bourses propres à la filière journalisme). Mais après les épreuves écrites, les deux oraux visent à dénicher un profil d'étudiant qui conjugue connaissance et compétence. Seule la première s'apprend, l'état d'esprit, la curiosité, l'honnêteté de base, ça ne s'apprend pas. D'où la nécessité de l'entretien oral, qui peut révéler ce potentiel.

Quel rôle jouerez-vous dans l'équipe pédagogique ?
Je serai chargé de travaux pratiques. J'enseigne déjà les techniques d'écriture et la photographie. Pour plus d'informations sur les épreuves et demander les dossiers de candidatures, les candidats peuvent m'écrire en indiquant leur nom ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ).

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