L'après-midi de ce jeudi a permis au public de découvrir le film de Michel Heiniger et Jean Philippe Ceppi : "Les héros sacrifiés du 11 septembre". Ce documentaire traite des dégâts causés par l'effondrement des tours
jumelles aux habitants, travailleurs, écoliers proches ou au coeur de Ground Zero.L'Agence fédérale pour l'environnement (EPA) a jusqu'au bout caché les dangers réels courus par toutes ces personnes. Les taux d'amiante, de plomb, de mercure, de dioxine et d'autres produits toxiques contenus dans l'air ont été minimisés au point de dire qu'aucun risque n'était encouru par les personnes continuant à travailler et à circuler dans la zone de l'effondrement. Les méfaits sur la santé ne se sont pourtant pas fait attendre : pompiers ayant de graves problèmes respiratoires, travailleurs présentant des troubles divers, toujours liés aux voies respiratoires.
Tout cela fait dire aux spécialistes que les dangers étaient réels, mais surtout flagrants. Tous les tests effectués par des laboratoires indépendants indiquaient que la zone devait être évitée et assainie avant toute nouvelle occupation. Mensonges de la part de l'agence fédérale pour l'environnement, induits par le gouvernement, provoquent aujourd'hui colère et incompréhension de la part des citoyens touchés par cette catastrophe. On a répété aux citoyens qu'ils ne devaient pas s'inquiéter. Le résultat à ce jour est que tous sont inquiets, pour eux-même ou pour leurs enfants. A quand ce cancer presque annoncé ? Comment vivre avec une déficience respiratoire irréversible ? Et au-delà de ces questions purement médicales, comment comprendre ce silence destiné à protéger les intérêts de Wall Street au détriment de la population ?
Ce documentaire nous ouvre une fois de plus les yeux sur le gouvernement Bush et ses manipulations, son manque d'égard vis-à-vis d'une population touchée directement par les conséquences des attentats. Un document qui nous met face à des êtres humains, touchés dans leur intégrité physique et morale, impuissants face à un pouvoir qui ne les informe pas et les laisse souvent démunis, à l'image de ce travailleur aujourd'hui en incapacité de travail et dont la maladie, liée sans aucun doute possible au travail mené à Ground Zero dans les semaines suivant les attentats, ne sera jamais reconnue par les autorités.
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