Jassoce est un bimestriel de 52 pages indépendant, vendu 3,50 euros, qui explore l’action associative pour le grand public, dans tous les secteurs de la société. Il est vendu en kiosque, et tiré à 35 000 exemplaires.
Jassoce explore la vie associative de façon critique et constructive. Il s’agit d’un généraliste de société, qui est à la fois un véritable magazine d’actualités « anglé » associations, et aussi un journal très pratique, bourré d’infos et d’adresses à conserver. Dans le numéro 1, nous parlons notamment de la marée noire, de l’Irak, du krach boursier… mais vu du côté associatif.
Jassoce s’adresse en priorité au public des événements associatifs et aux utilisateurs des prestations associatives, c’est à dire à huit Français sur dix ! (source Credoc, 1999). Parmi ces 8 Français sur 10, le magazine vise tout particulièrement ceux qui ne participent pas seulement à l’action associative pour « consommer » mais aussi pour se sentir « maillon social ».
Pourquoi ce magazine ?
D’un côté, on entend parler de déficit du
lien social, de cocooning, de repli sur soi, de l’autre, les chiffres
disent tout le contraire : savez-vous que sans forcément adhérer
à une association, près de 78% des Français participent
à la vie associative, occasionnellement ou financièrement ? Jassoce
est né d’une formidable envie de présenter les uns -les
acteurs de la vie associative (890 000 associations, 11 millions de bénévoles)-
aux autres, ces consommateurs potentiels d’un système sans but
lucratif régi par la loi de 1901. Jassoce permet aussi de dépoussiérer
l’image de la vie associative, qui est utile, grave, et pratique, mais
aussi futile, ludique et branchée !
Alors que la crise économique frappe de plein fouet l'univers
des médias, vous relevez le défi de lancer un magazine. N'est-ce
pas un peu utopiste ? Comment comptez-vous financer cette publication ?
Plutôt qu’utopique, je préfère utiliser le
terme optimiste mais réaliste !
C’est le modèle économique sur lequel reposent les médias,
basé sur la publicité, qui est en crise, pas les médias,
du moins pas TOUS les médias! Les Français restent de forts consommateurs
de presse magazine. Donc, il a fallu faire un business plan qui respecte cette
nouvelle donne, sans ou avec peu de pub, en misant sur la vente au numéro
et le développement des abonnements. Notre modèle économique
est avant tout basé sur une structure réactive et évolutive.
L’objectif est de monter en puissance, augmenter le nombre de pages et
la fréquence de parution en suivant la croissance du lectorat.
Ce qui se traduit ainsi : une parution bimestrielle et un nombre de pages limité (hélas !) au départ, mais comme il y a fort peu de pub, le magazine est bourré d’informations. Nous avons aussi exploré toute la richesse du système D, ce qui n’empêche pas de rester professionnel. La publicité de lancement et le marketing sont limités. Nous comptons aussi sur le bouche à oreille.
Comment comptez-vous financer cette publication ?
Le premier tour de table a permis la création de la structure,
du réseau de collaborateurs et des premiers numéros. Jean-Marc
Nussbaum et moi-même, sommes les fondateurs de Jassoce et avons la majorité
du capital.
Pendant cette phase de lancement, nous avons réuni nos fonds propres
et rajouté à ces fonds propres ceux de deux autres investisseurs,
homme et femme d’affaires qui ont fait le pari de la rentabilité
de ce magazine, à terme.
Le second tour de table (il commence dès à présent !) permettra
de laisser le temps au magazine de s’asseoir, monter en puissance, puis
développer les abonnements tout en garantissant son indépendance.
Nous cherchons des financements auprès des banques et des investisseurs,
nous avons déjà des contacts, mais le capital reste ouvert !
Vous voilà à votre premier numéro. Lancer une
publication en France relève-t-il du parcours du combattant ? Quelle
a été votre plus grosse difficulté pour sortir votre magazine
?
Pas plus, je crois, que n’importe quelle autre entreprise ! Ah
si, j’exagère, la SARL de presse possède une disposition
spécifique, parfaitement légale, de pouvoir être dotée
d’un capital à (seulement) 400 euros. Vous n’imaginez pas
comme cette forme est mal perçue par les banquiers, j’ai eu le
sentiment d’être une provocatrice ! Et dire qu’on nous parle
de la SARL à 1 euro, je demande à voir. C’est sans doute
possible à condition de tout avoir en fonds propres et de ne rien demander
à personne.
Mais ce n’est qu’un détail. Car en réalité,
la plus grosse difficulté pour le magazine a été de résister
au pessimisme ambiant, à ce ras le bol généralisé
que je comprends d’ailleurs parfaitement bien et qui se traduit par des
phrases telles que « on peut pas, c’est pas possible, y a un problème
si on fait comme ça, etc. » Il est vrai que de notre côté
nous avons souhaité monter notre propre structure, Editions Pabla, de
façon très souple à l’opposée des grosses
usines à gaz que nous connaissons tous. Mais cette attitude a un revers
de la médaille : trop d’enthousiasme peut agacer. Il a fallu rester
en phase avec nos interlocuteurs, en se répétant que ce n’était
pas parce qu’on fonçait, que tout le monde était obligé
de nous suivre !
Bref, comme dirait le petit Jedi, ne pas se laisser attirer par le côté
obscur de la force…
Votre rédaction est-elle ouverte aux propositions de pigistes
extérieurs ? Si oui, à qui peuvent s'adresser les journalistes
intéressés ?
La rédaction dans son état actuel, c’est à
dire dans sa forme bimestrielle est pour l’instant constituée mais
lorsque nous aurons davantage de pages il est clair que je repasserai par Categorynet
pour faire appel aux pigistes.
En revanche, nous souhaitons encore développer le réseau de correspondants
régionaux. Les spécialistes en associations tous secteurs confondus,
en province, sont les bienvenus. Qu’ils m’écrivent à
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JASSOCE sortira en kiosque ce 15/01
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