Lundi, 21 Mai 2012

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Les dessous du Prix Goncourt

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prix goncourt"Prix Goncourt : faites vos jeux", c'est le titre du documentaire présenté par Fabrice Gardel et Antoine Vitkine en fin de matinée. Dans cette enquête, les deux journalistes suivent pendant une saison les acteurs de ce prix littéraire très prisé. Les jurés mais également ceux qui sont à la tête des grandes maisons  d'édition (Gallimard, Grasset, etc.), les critiques littéraires et les écrivains eux-mêmes. Quelques mois pour nous permettre de comprendre ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir.

 

A-t-il été difficile de pénétrer le milieu littéraire avec votre caméra sur l'épaule ?
Fabrice Gardel : mon père travaille dans l'édition, j'avais donc une connaissance du milieu avant de commencer ce reportage. Et puis, on a été très gentils et très polis avec tout le monde, donc on a été plutôt bien accueillis.
Antoine Vitkine : le milieu littéraire n'est pas aussi fermé qu'on le pense. Les portes nous étaient ouvertes et peu de gens ont refusé de nous parler. Presque tous ont joué le jeu.

Pourquoi avoir choisi ce thème ?
Fabrice Gardel : la télévision explore beaucoup les problèmes sociaux en général et très peu les lieux de pouvoir. Il nous a semblé intéressant de traiter d'un lieu de pouvoir tel que le jury du prix Goncourt. Il y a tellement d'intérêts en jeu : financiers, humains, etc. Il ne s'agissait pas de faire un procès, mais simplement de faire un décryptage de ce qui mène à la désignation du Prix Goncourt.
Antoine Vitkine : je rajouterais que le milieu litéraire est très enrichissant. On a rencontré des gens très intéressants, qui manient la langue française avec beaucoup de finesse. C'est un grand moment d'interviewer quelqu'un comme Philippe Sollers, pour ne citer que lui. 

Avez-vous été confronté à des critiques suite à la diffusion ?
Fabrice Gardel : tous n'ont pas été contents ...

D'un point de vue pratique, comment avez-vous décidé de faire cette enquête qui a duré près d'un an ? Et comment un journaliste gère-t-il cela financièrement ?
Fabrice Gardel : moi je suis employé, donc j'ai fait ce reportage en plus d'autres choses. De plus, il ne se passait pas forcément quelque chose tous les jours, donc ça laisse le temps de travailler sur d'autres projets. Antoine est freelance, mais il a également eu le temps durant cette année de faire plein d'autres choses. En ce qui concerne le financement, Canal + et Doc en Stock nous ont acheté le reportage avant qu'il ne soit réalisé, il n'y a donc eu aucun problème. Il n'y avait aucun risque financier à le réaliser.

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