Avec l'apparition de l'Internet commercial et du haut début
à la fin des années 90, de nombreux métiers "Internet"
se sont développés. Du webmaster au rédacteur web, en passant
par le journaliste web. L'explosion de la bulle web en début 2000 a jeté
un froid parmi ces nouvelles professions. Depuis, les professionnels, qu'ils
soient rédacteurs, journalistes, copywriter se sont organisés,
structurés, etc. Dans cette lignée, l'association professionnelle
francophone des métiers de l'écriture web a vu le jour récemment.
Rencontre avec sa présidente, Marina Aubert. Marina Aubert, vous êtes Présidente de l'association e-criture.
Pouvez-vous présenter votre association à nos lecteurs ? A qui
se destine-t-elle ? Quels sont ces objectifs ? Qui peut la rejoindre et à
quelles conditions ?
e-criture est l'association professionnelle francophone des métiers de
l'écriture web : rédacteur web, journaliste web, concepteur-rédacteur,
webmaster éditorial, bloggeur, scénariste pour clip web... Elle
a pour objectifs d'augmenter leur visibilité, notamment auprès
des entreprises et des acteurs du web, mais aussi de permettre à ses
membres de faire évoluer leur carrière, notamment par le biais
de formations.
Nous organisons aussi des réunions mensuelles afin de permettre la discussion et le débat sur des thèmes chers à la profession, tels que la rémunération de nos créations (on ne peut décemment pas s'aligner sur les tarifs du journalisme de presse), mais aussi des évènements réguliers ; avec nos membres les plus expérimentés, nous terminons actuellement de mettre au point un catalogue de formations hyper ciblées (à suivre sur notre site web).
Notre volonté est claire : que tous fassent plus de business ! Freelances, entreprises, ou en (future) recherche d'emploi (nous accueillons également les étudiants motivés), en Belgique, en France ou au Maroc.
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Marina Aubert © Thierry Conard |
Il y a besoin d'un mouvement multidisciplinaire pour mettre du poids dans la balance de l'industrie du web : on voit encore trop souvent des concepteurs-rédacteurs web payés à 1€ la ligne, c'est inacceptable!
Sans une rédaction de qualité, le web n'est rien, et encore trop peu d'agences web l'ont compris : nous avons besoin de rédacteurs et de webmasters éditoriaux formés, qui actualisent leurs connaissances régulièrement pour pouvoir vraiment avoir des sites web dignes d'être consultés.
Et ceci ne peut se faire sans un réseau de professionnels soudés : nous sommes en rapport avec d'autres villes (Lille, Poitiers, Paris) pour relayer le catalogue de formations ; l'antenne de Casablanca est en cours de création : il y a du travail!
La différence que nous avons peut-être avec les autres tentatives, c'est que nous mettons le business comme moteur de notre association : nos membres sont évidemment avantagés pour recevoir des appels d'offre par rapport à des freelances isolés.
Avec le web 2.0, les sites sont de plus en plus alimentés par
les internautes directement. Le journalisme citoyen et autres modes du genre
ne sont-ils pas autant de menaces pour votre profession de rédacteur
? Quelle est votre position à ce sujet ?
Notre définition du rédacteur web n'interfère
pas avec celle de journaliste citoyen : nous écrivons pour les entreprises.
Nous parlons ici de rédactions complémentaires qui, ensemble,
constitueront vraiment demain un web de qualité.
Plus d'infos :
Association francophone des métiers de l'écriture web
www.e-criture.org
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