Lundi, 21 Mai 2012

Vous êtes ici : Actu Médias >> Articles >> Ljubisa Danilovic, photojournaliste indépendant
 

CFPJ CFPJ Médias : LA formation continue des journalistes
Lieu de transmission des expériences et de prospective de la profession.

Ljubisa Danilovic, photojournaliste indépendant

Envoyer Imprimer PDF
altLjubisa Danilovic est photojournaliste indépendant depuis 1999, après avoir travaillé comme salarié pendant un certain temps au sein d'une collectivité locale. Collaborateur irrégulier de la presse magazine, il nous parle de son métier et des difficultés, aujourd'hui, de vendre son travail à la presse magazine.


Comment gagnez-vous votre vie ?
Je travaille comme photographe pour plusieurs magazines. Malheureusement, d'un point de vue financier, il est difficile aujourd'hui de faire de la qualité. Ayant compris cela, certains font de la publicité, d'autres travaillent dans la mode, et moi je fais des photos dans les mariages. Il est presque devenu obligatoire de faire « autre chose » à côté, à part pour ceux qui travaillent sur de l'actualité chaude. J'essaye d'organiser ma vie entre les plans institutionnels pour vraiment avancer sur les projets qui me tiennent à coeur.

Comment expliquez-vous cette précarité ?
Il y a une certaine censure démocratique : dès que la région sur laquelle tu travailles comme photographe n'est plus sous les feux de la rampe, c'est fini. Pour ma part, je n'ai pas toujours trouvé d'écho favorable à mes sujets car ils se trouvaient de « l'autre côté ». C'est dommage mais c'est comme ça... J'ai actuellement un projet de longue durée mais les patrons de presse ne financent rien tant que le projet n'est pas terminé. Le marché est tellement saturé qu'ils savent que je vais revenir. Le secteur de la photo essaye de retrouver ses marques mais il n'y a plus d'argent.

Qu'est-ce qui est le plus dur selon vous ?
Le statut. Il y a les journalistes salariés qui vivent bien, et puis il y a les précaires. L'investigation, la recherche, tout cela prend énormément de temps et d'argent. Mais ce qui me fait avancer, c'est cette envie de raconter des histoires de gens.

4990 consultation(s)

Liens sponsorisés