A.Q.I.T est une jeune association qui a une volonté de réflexion sur la qualité de l'information et de sa transmission. Jean Robin, son président, nous parle de l'association, de ses objectifs, ainsi que du rôle des médias afin que les citoyens puissent mieux choisir, décider et se forger une opinion.
Pouvez-vous nous présenter l'association A.Q.I.T ? Comment est-elle née ?
A.Q.I.T se prononce 'acuité', et signifie Association pour la Qualité de l'Information et de sa Transmission. A l'origine, j'avais créé une autre association (www.tatamis.info) sur l'idée novatrice de journalisme continu ou comment les spécificités médiatiques d'Internet créent un nouveau journalisme, complémentaire à celui que nous connaissons. Cette association a permis de réfléchir à l'avenir des médias. De nouvelles personnes et groupes nous ont rejoint (notamment l'éditeur de www.lecordelier.com et ceux de www.hyperdebat.net). A.Q.I.T était née, le 16 juin 2003, avec la volonté de se focaliser sur le rôle des journalistes et des médias.
Pensez-vous que les médias ne remplissent pas leur rôle ? Comment peuvent-ils améliorer la qualité et la transmission de l'information ?
Nous pensons que les choses peuvent être largement améliorées, et ceci malgré les nombreuses contraintes qui pèsent sur les journalistes et les médias, dont nous sommes conscients. Nous sommes persuadés que les journalistes et les médias ont un rôle fondamental : ils doivent aider les citoyens à augmenter leur acuité intellectuelle et politique. Cette mission se décline à plusieurs niveaux, par exemple donner des informations fiables et vérifiées, mettre ces informations en relief et en perspective dans le temps, favoriser l'autocritique et la réflexion au sein du milieu journalistique, encourager l'ouverture d'esprit etc.
En quoi consistent les actions de l'association ?
L'association est actuellement dans sa première phase, une phase de diagnostic sur la situation actuelle des médias, en France et dans le monde. Le diagnostic consiste à élaborer collectivement, et en s'inspirant des travaux déjà menés sur le sujet (quelle que soit l'école de pensée), ce qu'est la qualité de l'information. Comme nous ne vivons pas de la fabrication de l'information et de sa transmission, nous apprenons beaucoup en confrontant nos expériences avec la vision d'autres personnes qui rejoignent l'association, et avec des experts du domaine, qu'ils soient journalistes ou chercheurs en science de l'information par exemple.
Comment voyez-vous le développement d'A.Q.I.T ? Des projets sont-ils en cours ?
La phase de diagnostic dans laquelle nous nous trouvons se prolongera jusqu'à un colloque international, que nous projetons d'organiser en juillet 2004, et que plusieurs conférences-débat préparent. Après les journalistes et les chercheurs en science de l'information, nous souhaitons demander à des acteurs d'influence (du renseignement, de la guerre économique, des conseillers en communication) puis à des rédacteurs en chef et à des patrons de presse quel est leur diagnostic de la situation. Ces réflexions, comme celles recueillies lors des précédentes conférences-débat, permettront de jeter les bases du colloque international, afin qu'il soit une véritable plate-forme de réflexions pour de futures actions, notamment pour les professionnels et pour les organisations qui y participeront.
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