Patrick Chauvel est présent lors de cette édition 2005 du FIGRA pour deux raisons. La première est qu'il présente « Trompe l'oeil », documentaire sur le métier de journaliste de guerrre. Il sort également « Sky », un livre qui relate sa
rencontre avec un jeune indien lors de la guerre du Vietnam.Photoreporter depuis 35 ans, Patrick Chauvel a couvert la plupart des grands conflits mondiaux, de l'Angola au Liban en passant par la Tchétchénie et encore bien d'autres. Avec « trompe l'oeil », il nous propose de partager le quotidien de photographes de presse israëliens et palestiniens pris dans un conflit qui les concerne au premier chef, puisque c'est aussi le leur.
Pourquoi avoir choisi, dans « Trompe l'oeil », de parler des reporters de guerre ?
J'ai choisi de parler des reporters qui couvrent une guerre se passant dans leur propre pays. Je les ai cotoyés pendant trente ans et ces gens là ne peuvent pas dire qu'ils veulent rentrer chez eux, ils y sont. De plus, les journalistes qui couvrent les conflits sont souvent critiqués et je voulais montrer que ce sont des êtres humains, qui réfléchissent avant de prendre une photo, pendant qu'ils la prennent et après l'avoir prise.
Pensez-vous retourner en Irak et cela vous fait-il peur ?
Je vais repartir, et probablement en Irak. La peur n'entre pas en compte dans la décision. Les journalistes ont un rôle important, celui de montrer la réalité et d'informer. Le fait que des journalistes se fassent enlever ne doit pas jouer dans la décision de couvrir cette guerre. Le fait de mourir en informant est un risque mais la question n'est pas là. Le journalisme de guerre n'est pas un métier, c'est un mode de vie.
Sky
« Sky » raconte la rencontre, il y a 35 ans, de Patrick Chauvel, alors jeune photographe intégré dans une patrouille de soldats américains lors de la guerre du Vietnam, avec un indien faisant partie d'un commando d'infiltration. Ils ont voyagé ensemble à travers le monde avant de venir ensemble à Paris. C'est là que Sky Eyes va se perdre dans une jungle urbaine qui n'est pas la sienne.
Vous publiez « Sky » aux editions OH. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
J'avais 18 ans à l'époque et je n'avais pas envie d'en parler. C'était une belle histoire d'amitié mais qui a mal terminé. C'était dur pour moi de me confier. Mais je lui avais une promesse, celle de parler de son histoire. Une rencontre avec un éditeur m'a convaincu d'honorer cette promesse.
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