Mardi, 22 Mai 2012

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Le SNJ-CGT dénonce l'assassinat du photographe français Lucas MEBROUK

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Le SNJ-CGT dénonce l'assassinat du photographe français Lucas MEBROUK victime de la répression bénaliste

Le SNJ-CGT dénonce les brutalités de la police de Ben Ali, le dictateur tunisien en fuite, qui ont provoqué la mort du photographe français Lucas Mebrouk, le premier journaliste étranger à périr dans l’exercice de ses fonctions en Tunisie.

Lors des événements du vendredi 14 janvier, devant le ministère de l’Intérieur à Tunis, notre confrère, Lucas Mebrouk, 32 ans, qui couvrait la révolution tunisienne pour l'agence européenne EPA, a été touché à la tête par un tir tendu de gaz lacrymogène. Grièvement blessé à la tempe et à l’œil, Lucas Mebrouk est décédé lundi de ses blessures.

L’agence EPA affirme que les tirs tendus de gaz lacrymogène effectués par les policiers tunisiens ont été «délibérés». L’un des responsables de l’agence accuse la police bénaliste d’avoir commis un «véritable assassinat» contre le photographe.

Le SNJ-CGT apporte toute sa solidarité à la famille de Lucas Mebrouk et exige une enquête pour faire toute la lumière sur les conditions du décès de notre confrère, la première d’un photographe français depuis plusieurs décennies.

Le SNJ CGT appuie la demande de la FIJ (Fédération Internationale des Journalistes), dans une lettre adressée au Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi, de faire cesser les violences policières en général et de veiller à la protection des journalistes. La FIJ (600000 adhérents dans le monde) appelle également les autorités tunisiennes à relâcher le journaliste tunisien Fahem Boukadous condamné à 4 ans de prison par le régime du dictateur Ben Ali et qui souffre d’un grave problème de santé. “Nous vous appelons à libérer ce journaliste et à le sauver”, indiquent dans leur lettre aux autorités tunisiennes le président de la FIJ Jim Boumelha et le vice-président M’jahed Younes.

(communiqué SNJ-CGT)

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