Ce
jeudi 10 décembre, la rédaction du Journal de Saône-et-Loire s’est mise en grève
contre la politique de précarisation de l’emploi conduite par la direction, aux
ordres de l’actionnaire Crédit Mutuel, véritable décideur du groupe Ebra. Depuis
la dernière clause de cession et le passage au nouvel outil informatique, six
postes pérennes, dans les agences locales,
sont ainsi occupés par des journalistes
en contrat à durée déterminée (CDD) qui arrive à expiration au 31 décembre.
Certains de ces journalistes sont en poste depuis dix-huit mois. Ils risquent d’être jetés comme des participants d’une émission de télé-réalité, et remplacés par de nouveaux CDD.
Les salariés du Journal de Saône-et-Loire ont exigé de la direction qu’elle contacte le décideur de fait, pour qu’il rompe avec cette politique indigne d’une entreprise se targuant d’agir selon « une éthique mutualiste ».
Les revendications des salariés en lutte sont simples : transformation des six CDD en contrats de travail à durée indéterminée (CDI) et engagement ferme du remplacement poste pour poste, en CDI, des départs en clause de cession qui devraient intervenir en 2010, si la Haute Autorité de la concurrence donne son aval au rachat du pôle Rhône-Alpes du groupe Ebra par le Crédit Mutuel.
Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, apporte son soutien total à la rédaction du Journal de Saône-et-Loire qui s’est mobilisée en faveur des précaires, pour une cause juste et hélas déjà ancienne.
Des membres du Secrétariat général et du Bureau national du SNJ, présents jeudi à Besançon (avec des représentants de L’Est Républicain, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Le Progrès, Le Dauphiné Libéré, Vosges Matin, Le Bien Public, L’Alsace, Le Républicain Lorrain), pour travailler sur le thème des concentrations dans l’Est de la France, particulièrement autour du Crédit Mutuel, ont affirmé solennellement leur soutien aux journalistes en lutte.
Ils ont rappelé que la défense de l’emploi - et notamment d’emplois stables - doit être la toute première des priorités, aujourd’hui, dans notre Pays.
Voulant privilégier la négociation, les salariés ont décidé de suspendre leur mouvement jusqu’au 16 décembre. Mais il est clair que cette grève est un premier avertissement au Crédit Mutuel. La casse de l’emploi dans les rédactions n’a que trop duré !
(communiqué SNJ)
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