Vendredi, 10 Février 2012

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Un nombre record de journalistes tués en 2006

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Soixante-quinze journalistes ont tué tués jusqu¹ici cette année, faisant de 2006 l'année la plus meurtrière à ce jour pour la profession, a déclaré jeudi l'Association Mondiale des Journaux.





Vingt-six de ces victimes ont péri en Iraq, où les journalistes continuent
d¹être des cibles et sont assassinés.

Les 75 journalistes et autres professionnels des médias tués depuis le début
de l¹année font de l¹année 2006 la plus meurtrière depuis 1997, année où
l¹AMJ a commencé à relever le nombre de journalistes assassinés.
Soixante-douze professionnels des médias avaient trouvé la mort en 2004.

"Les journalistes en Iraq sont confrontés non seulement au danger lié au
fait de travailler dans une zone de conflit, mais aussi traqués et
assassinés simplement parce qu¹ils sont suspectés de coopérer avec les
agences de presse occidentales, ou en raison de leur affiliation politique
ou religieuse, ou encore parce que leurs assassins pensent que leur mort
favorisera leurs objectifs", a déclaré Timothy Balding, le CEO de l¹AMJ.

"La pratique du journalisme est aujourd¹hui plus dangereuse qu¹elle ne l¹a
jamais été", a-t-il ajouté. "Plus de 500 journalistes ont été tués au cours
de la dernière décennie, souvent pour n¹avoir fait qu¹exercer leur métier.
Ces meurtres constituent une attaque directe non seulement contre des
personnes, mais aussi contre la société dans son ensemble. Pourtant, rares
sont les meurtriers qui ont été traduits en justice."

Aux Philippines, où les gangs criminels et les politiques corrompus ciblent
depuis longtemps les journalistes d¹investigation sans crainte d¹être
inquiétés, huit journalistes ont disparu jusqu¹ici en 2006.

Des journalistes ont été tués dans 19 autres pays cette année : Afghanistan
(1), Angola (2), Bangladesh (1), Brésil (1), Chine (2), Colombie (4),
République Démocratique du Congo (1), Equateur (2), Guatemala (1), Guyane
(6), Inde (2), Indonésie (1), Liban (2), Mexique (1), Pakistan (3), Russie
(1), Somalie (1), Sri Lanka (5), Soudan (1), Turkménistan (1) et Venezuela
(2).

Ce lourd tribut est à mettre en parallèle avec les 58 journalistes tués en
2005, 72 en 2004, 53 en 2003, 46 en 2002, 60 en 2001, 53 en 2000, 70 en
1999, 28 en 1998, et 26 en 1997.

Vous trouverez des détails sur tous ces cas sur le site web de l¹AMJ à
http://www.wan-press.org/rubrique.php3?id_rubrique=706 .

(Note aux rédacteurs en chef : veuillez noter que des illustrations pour cet
article sont proposées en français à
http://www.wan-press.org/article6679.html ).

Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse suivent chaque
année le nombre de journalistes tués. Ces chiffres varient en fonction des
critères utilisés par les différentes associations. Les chiffres de l¹AMJ
incluent l¹ensemble des professionnels des médias tués dans l¹exercice de la
profession ou ciblés en raison de leur métier. Ils comprennent également les
cas où le mobile du meurtre n¹a pas été clairement établi ou ceux où
l¹enquête n¹a pas abouti.

L¹AMJ, l¹organisation mondiale de l¹industrie de la presse, qui est basée à
Paris, défend et promeut la liberté de la presse dans le monde entier. Elle
représente 18 000 journaux et regroupe 73 associations nationales
d¹éditeurs, des journaux et des directeurs de journaux dans 102 pays, 11
agences de presse et neuf organisations de presse régionales et
internationales.

Pour toute question, contactez : Larry Kilman, Directeur de la
Communication, AMJ, 7 rue Geoffroy St Hilaire, 75005 Paris France. Tél : +33
1 47 42 85 00. Fax : +33 1 47 42 49 48. Portable : +33 6 10 28 97 36. E-mail
: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

(D'après un communiqué de l'AMJ) 

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