Black list journalisme / résumé

Discussions générales à propos du journalisme, des journalistes, de la presse et de l'actualité des médias : salaires, techniques de reportage ...
Alain Duez

Message non lu par Alain Duez » 15 mars 2008, 08:16

L'âge de faire est un journal qui prône la décroissance. Cela veut dire que les gens qui viennent y travailler doivent accepter ce préalable. D'autre part, il est hors de question que l'équipe de L'âge de faire fasse n'importe quoi. Chez nous les horaires sont strictes. 9h-12h30; 14h-17h30 pour un salaire payé au SMIC, auquel s'ajoute les tickets restaurants. Si un journaliste dépasse cet horaire, ça entre dans le bénévolat, ce qui ne le dispensera pas d'être à l'heure le lendemain matin. Un certain nombre d'emplois aidés font 30 heures pour un salaire de 850 euros. Ce qui est largement assez pour vivre. Si on veut que les choses changent que la planète cesse de se dégrader il faut rompre avec certaines pratiques professionnelles. A L'âge de faire on n'est pas là pour discuter, ou pour raconter n'importe quoi. On est dans le faire. On est là pour travailler. La plupart des salariés sont en CDD. Là aussi, il n'est pas question de faire comme dans la fonction publique, le patron doit pouvoir se séparer de ses salariés quand ceux-ci ne lui conviennent plus.
A L'âge de faire, les salariés doivent d'abord obéir au patron. C'est le patron qui décide ce ce qui doit s'écrire. La moindre brève est relue par le patron.
Les bureaux de l'âge de faire se trouvent dans une grosse bastide à Salignac, chez le patron. La rédaction occupe un peu plus de douze mètres carrés, et quatre personne y travaillent sous un éclairage au néon. La rédaction sert aussi de réfectoire. Cinq autres logements sont dédiés à la location: sans capital aucun projet d'envergure ne peut voir le jour.
Dire que travailler à L'âge de faire c'est le bagne, est une attaque infondée. Les gens qui y travaillent sont très contents d'y être, et si le turn over est important c'est tout simplement qu'il arrive que des gens ne soient pas dans l'esprit du journal ou qu'ils cessent d'y être. Il est donc normal que le patron mette un terme à leur collaboration.
Alain Duez

A l'âge de faire on est là pour travailler

Message non lu par Alain Duez » 15 mars 2008, 08:24

L'âge de faire est un journal qui prône la décroissance. Cela veut dire que les gens qui viennent y travailler doivent accepter ce préalable. D'autre part, il est hors de question que l'équipe de L'âge de faire fasse n'importe quoi. Chez nous les horaires sont strictes. 9h-12h30; 14h-17h30 pour un salaire payé au SMIC, auquel s'ajoute les tickets restaurants. Si un journaliste dépasse cet horaire, ça entre dans le bénévolat, ce qui ne le dispensera pas d'être à l'heure le lendemain matin. Un certain nombre d'emplois aidés font 30 heures pour un salaire de 850 euros. Ce qui est largement assez pour vivre. Si on veut que les choses changent que la planète cesse de se dégrader il faut rompre avec certaines pratiques professionnelles. A L'âge de faire on n'est pas là pour discuter, ou pour raconter n'importe quoi. On est dans le faire. On est là pour travailler. La plupart des salariés sont en CDD. Là aussi, il n'est pas question de faire comme dans la fonction publique, le patron doit pouvoir se séparer de ses salariés quand ceux-ci ne lui conviennent plus.
A L'âge de faire, les salariés doivent d'abord obéir au patron. C'est le patron qui décide ce ce qui doit s'écrire. La moindre brève est relue par le patron.
Les bureaux de l'âge de faire se trouvent dans une grosse bastide à Salignac, chez le patron. La rédaction occupe un peu plus de douze mètres carrés, et quatre personne y travaillent sous un éclairage au néon. La rédaction sert aussi de réfectoire. Cinq autres logements sont dédiés à la location: sans capital aucun projet d'envergure ne peut voir le jour.
Dire que travailler à L'âge de faire c'est le bagne, est une attaque infondée. Les gens qui y travaillent sont très contents d'y être, et si le turn over est important c'est tout simplement qu'il arrive que des gens ne soient pas dans l'esprit du journal ou qu'ils cessent d'y être. Il est donc normal que le patron mette un terme à leur collaboration.
archaud
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Message non lu par archaud » 15 mars 2008, 10:58

Un certain nombre d'emplois aidés font 30 heures pour un salaire de 850 euros. Ce qui est largement assez pour vivre.
Tout à fait d'accord. Je dirai même : cela pourrait être inférieur ! Il suffit de se nourrir de restes trouvés dans des poubelles, de camper dans la rue à même le sol, d'attendre la tombée de la pluie pour boire, et oups, le tour est joué !

Les gens qui y travaillent sont très contents d'y être, et si le turn over est important c'est tout simplement qu'il arrive que des gens ne soient pas dans l'esprit du journal ou qu'ils cessent d'y être. Il est donc normal que le patron mette un terme à leur collaboration.
Là, encore, c'est une évidence ! Il ne manquerait plus que ces journaleux réclament de meilleures conditions de travail ! J'imagine aisément que, lors de leur départ, ils essuient une grosse larme, conscients de quitter le paradis du monde du travail et un salaire ô combien digne, n'en déplaise à toutes ces mauvaises langues !

A propos, le patron, il vit d'amour et d'eau fraîche, lui aussi ? Et quelle personnalité historique avez-vous choisie pour orner le fronton de votre si louable rédaction ? Mao ? Pol Pot ? :lol:
archaud
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Message non lu par archaud » 15 mars 2008, 11:35

Il eût été pour le moins logique que vous décliniez votre identité, cher Monsieur...Curieux, je suis allé jeté un coup d'oeil sur votre site...Vous êtes donc le président de cette association ! Pourquoi avez-vous avancé masqué ici ? Pas tout à fait au clair avec ce que vous dites ? Pourtant, un si gentil patron, ça m'étonne, ça ! :shock:
cilou
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Re: A l'âge de faire on est là pour travailler

Message non lu par cilou » 15 mars 2008, 14:09

Alain Duez a écrit :L'âge de faire est un journal qui prône la décroissance. Cela veut dire que les gens qui viennent y travailler doivent accepter ce préalable.
OK, si c'est vrai pour tous les postes, jusqu'à celui du patron (mais si celui-ci a de l'argent par ailleurs et ne vit pas selon les préceptes qu'il prône, ça ne vaut pas).
D'autre part, il est hors de question que l'équipe de L'âge de faire fasse n'importe quoi. Chez nous les horaires sont strictes. 9h-12h30; 14h-17h30 pour un salaire payé au SMIC, auquel s'ajoute les tickets restaurants. Si un journaliste dépasse cet horaire, ça entre dans le bénévolat, ce qui ne le dispensera pas d'être à l'heure le lendemain matin.
Encore un qui n'a rien compris au journalisme. Ce n'est pas un métier d'horaires. Exiger des horaires, c'est accepter un mauvais travail. Si l'interlocuteur propose un rendez-vous à 18h, on annule ? Non, bien sûr, on bosse gratos. Bravo l'éthique : on compte sur la conscience professionnelle des gens pour les arnaquer.
Un certain nombre d'emplois aidés font 30 heures pour un salaire de 850 euros. Ce qui est largement assez pour vivre.
Ca Est-ce votre propre revenu, M. Duez ? (là encore, je parle de revenu, pas de salaire). Si oui, possédez-vous déjà votre logement, ou le louez-vous sur ces 850 euros ?
A L'âge de faire on n'est pas là pour discuter, ou pour raconter n'importe quoi. On est dans le faire. On est là pour travailler.
EN journalisme, je ne vois pas comment travailler sans discuter.
La plupart des salariés sont en CDD. Là aussi, il n'est pas question de faire comme dans la fonction publique, le patron doit pouvoir se séparer de ses salariés quand ceux-ci ne lui conviennent plus.
Moi qui croyais que la décroissance allait avec une certaine éthique. Visiblement, non : on prend, on jette.
A L'âge de faire, les salariés doivent d'abord obéir au patron. C'est le patron qui décide ce ce qui doit s'écrire. La moindre brève est relue par le patron.
La dégueulasserie se confirme.
Dire que travailler à L'âge de faire c'est le bagne, est une attaque infondée.
Pour un patron, toute attaque de ses employés est forcément infondée. Seul le patron a le droit d'avoir une opinion.
Les gens qui y travaillent sont très contents d'y être, et si le turn over est important c'est tout simplement qu'il arrive que des gens ne soient pas dans l'esprit du journal ou qu'ils cessent d'y être. Il est donc normal que le patron mette un terme à leur collaboration.
Je le lirais pas, je ne croirais pas que ça existe, des gens comme vous.


Au moins, je sais quel journal ne pas acheter pour ne pas cautionner de telles pratiques. Pourtant, je suis assez en accord avec la décroissance. Mais pas à la mode esclavagiste. Tiens, en voilà, une idée : les esclaves, ils étaient plutôt décroissant, non ? Retour à l'esclavage, quel beau programme pour L'âge de faire.
archaud
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Message non lu par archaud » 15 mars 2008, 14:35

Je viens à la rescousse de ce bon Monsieur, attaqué honteusement par Cilou :lol:

Mais, dans un grand élan de mansuétude, je laisse à Cilou le choix de sa pénitence pour avoir osé opposer à ce bon Monsieur de si blessants arguments néo-capitalistiques : le bagne à vie ou la mise en esclavage ? :lol:

Suis certain que ce bon Monsieur se fera un plaisir d'enrôler Cilou dans son camp de travail ! :P
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eeeuh

Message non lu par letibelim » 15 mars 2008, 21:46

eeuh, à tout hasard, ne serait-ce pas un gentil imposteur qui a pris comme pseudo le nom du directeur de ce canard ?

Car de deux choses l'une : soit c'est qq1 qui se fait passer pour lui et qui le caricature, soit ce type est une caricature vivante...

Je penche pour l'imposteur, c'est trop gros.
clemencehoud
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Message non lu par clemencehoud » 16 mars 2008, 00:19

:D moi aussi, c'est la première chose que je me suis dite en lisant ce message : quelqu'un qui a subit ces méthodes et qui prend l'identité du patron pour se défouler;
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Morte de rire...

Message non lu par piche » 16 mars 2008, 00:22

J'ai travaillé à L'âge de faire. J'avais d'ailleurs ajouté le nom de ce journal sur la "black list"... Et je viens de tomber sur le message signé Alain Duez, qui est le président de l'association puisque le journal est associatif et qui en est aussi le "rédacteur en chef". Que tout le monde se détrompe: l'auteur du message est bien Alain Duez et pas un imposteur. Je reconnaîtrais entre mille ses idées "originales" quant au journalisme, au travail ... et à ses employés. J'ai souvent peur qu'on ne me croit pas quand je raconte mon expérience là-bas tellement c'était énorme et là je suis morte de rire .... il se grille tout seul, sûr de lui.
J'en aurais à rajouter sur les éléments drôlissimes comme: "les heures en bénévolat, le turn over appelé, l'épanouissement des salariés".
Comme disait un de mes anciens collègues là-bas: "un mec qui frappe son chien, c'est déjà choquant mais quand le mec est président de la SPA, c'est une autre histoire."
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Rectificatif

Message non lu par piche » 16 mars 2008, 00:53

Message perso pour le "rédacteur en chef" de L'âge de faire: je ne vais revenir sur tous les points que comporte ton mail qui me semblent être une réinterprétation hasardeuse de la réalité mais je vais toutefois en clarifier un:
Les gens qui y travaillent sont très contents d'y être, et si le turn over est important c'est tout simplement qu'il arrive que des gens ne soient pas dans l'esprit du journal ou qu'ils cessent d'y être. Il est donc normal que le patron mette un terme à leur collaboration.
Il me semble que le patron n'a pas souvent eu l'occasion de manifester cette autorité puisque, sur l'année 2006-2007 sur les 9 personnes qui ont quitté leurs fonctions, 8 départs étaient volontaires ! Démissions ou choix de ne pas renouveller le contrat (alors même que l'association le leur demandait). Ce sont donc bien les salariés (ouh les ingrats !) qui ont choisi de quitter le navire et pas l'inverse. Rendons à César ce qui lui appartient ![/quote]
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Message non lu par Mireille » 16 mars 2008, 22:51

J'ai été sciée :lol: J'ai cru à un poisson d'avril avant l'heure !


Osé avouer tout seul comme un grand qu'on est largué en matière de management, c'est énorme !
Je passe sur le fait qu'il n'a aucune idée de ce qu'est le métier de journaliste. Il ferait mieux de recruter des dactylos rédactrices/rédcateurs que des professionnels du journalisme, pour ses horaires de bureau.

J'imagine le journaliste dire au témoin : Ha ! Non vous inetrviewer à 18 heures c'est impossible, les heures supplémentaires sont interfdites :lol: Veuillez vous libérez entre 9h-12h00 ou de 14h à 17h.

Osé dire que 800 euros suffisent pour vivre, c'est un coup à ne pas être renouveler par les membres de l'asso lors de l'AG :lol:

Combien y a t-il adhérents dans cette asso ?
Où sévit ce sombre journal (quelle région) ?
Quelle obédience obscure dicte la politique du journal ?
Avec qui est-il partenaire ?


Des piste à qui il serait bon d'envoyer son commentaire...
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Message non lu par Mireille » 16 mars 2008, 22:55

PS vous devriez renommer votre canard

l'âge de FER :D
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Message non lu par piche » 16 mars 2008, 22:55

Les membres de l'association sont les abonnés du journal. Ils doivent être abonnés pendant un an minimum avant de pouvoir siéger à une AG. Quand je travaillais là-bas (pendant plus d'un an), il n'y a pas eu d'AG.
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Message non lu par piche » 16 mars 2008, 23:32

Ouais L'âge de Fer... je pensais plutôt comme titre à Lache l'affaire...
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Message non lu par Mireille » 17 mars 2008, 15:28

Pas d'AG en un an, je pratique beaucoup le monde associatif, et je commence à en connaître un rayon sur les associations.

Je crois que la fouille merde qui sommeille en moi, va aller consulter les registres légaux, genre JO pour voir de quelle genre est cette asso.

J'ai écrit à l'automne dernier un article sur les assos loi 1901. Un certain député s'y intéresse très fort, surtout celles qui feraient concurence à des professionnels du même secteur.

Ceci dit loi 1901 ou pas, rien ne les autorise à maltraiter leurs collaborateurs.

D'autant que le président de la République a dit :
"Travailler plus pour gagner plus" !
A Auchan en région parisienne où il était allé. Il a si bien défendu son programme que la direction a payé toutes les heures supplémentaires.
Puis a fait passer une note de service disant que les heures supplémentaires étaient interdites sous peine de licenciement [témoignage d'un salarié d'Auchan] :lol:
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