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Espace Edition : comment éditer un livre ? Auteur, ca paye ? Quelles maisons d'édition approcher ? ...
ArianeV
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Message non lu par ArianeV » 02 juin 2006, 16:30

Je ne conprends pas...
C'est toi ou ce n'est pas toi qui te caches derrière ces pseudos?
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havas
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Message non lu par havas » 02 juin 2006, 22:01

Derrère Havas, il y a moi... derrière chondre-météorite-arktos il y a un(e) imposteur(euse)
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Lara Croft
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Mea culpa

Message non lu par Lara Croft » 05 juin 2006, 17:45

Pour faire repentance, je me suis martifouettée ! J'espère que ça suffira, sinon je suis prête à recommencer avec le martifouet clouté...
Ton forum est très intéressant Ariane, pardon, ç'a été plus fort que moi, il fallait que je cloue le bec à Havas ! Sincères excuses, j'ai pollué mais j'me suis repentue, je ne polluerai plus !
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varenas

Edition, forum d'Ariane

Message non lu par varenas » 10 juin 2006, 18:57

:) :roll:
Chère Ariane,
J'ai apprécié ton ouverture d'esprit et ta chaleur solidaire pour aider ceux ou celles qui rament : c'est mon cas. J'écris depuis l'âge de 7 ans, avant de découvrir avec émerveillement lecture et écriture, je racontais des histoires.
Besoin d'exprimer ce flot torrentiel d'images débordant de mon imaginaire pour créer des mondes autres, magiques, féeriques, loin de tout mensonge où temps et espace sont élastiques. Pour amuser, pour réconforter les gens tristes de mon entourage, mon grand cousin, dépressif, triste, vieux garçon et très malheureux de l'être. Ah ! Les mères possessives et étouffantes...
Puis Thomas, habitant à côté "dans sa cellule de moine" comme il dit, seul et triste, travaillant chez Renault.
Pour ma soeur, tous les soirs, elle avait un nouvel épisode de son feuilleton "Les Aventures de Ma Fesse", une moitié de fesse qui recherche sa moitié dans le monde entier. (Rires...Souvenirs...)
Aujourd'hui, depuis le jour où j'ai fait le choix de consacrer ma vie à l'écriture (Enfin !), je suis heureuse. J'écris des nouvelles (je participe au plus grand nombre de concours possibles), des haïkus (j'ai écit un recueil de haïkus illustrés par mes soins, photos et dessins et le haïku est devenu ma gymnastique quotidienne d"écrivain (qui) garde toujours un espoir même s'il (si elle) est malconnu(e)" (CAMUS) et j'ai écrit un roman policier, non terminé, à retravailler, mais complètement dans ma tête "Meurtrier par Amour" et j'écris un roman fantastico-magico-féérico-iniatico-chamano-pas banalo ! "La Forêt Magique", histoire d'une petite fille qui deviendra chamane, une forêt composée de toutes les forêts du monde, avec 3 passages secrets, des clefs, un trésor, des personnages étonnants, dont 3 ont sacrifié un oeil pour la Connaissance, un oiseleur qui organise symphonies et bals d'oiseaux, un enfant sauvage, Xiao Lin élevé par un anachorète, un forgeur de talisman, des pirates, officiellement récupérateurs de vieilles épaves mais largement polyvalents, naufrageurs, abordeurs, sabordeurs, leur "chef" a son perroquet et n'a qu'un oeil. Dur au mal, exigeant, il vit avec sa "bande" sur une cité lacustre peinte de toutes couleurs, caverne d'Ali Baba, remplie d'objets du monde entier : instruments de musique, arcs des peuples cueilleurs-chasseurs, plumes colorées, traîneau du cercle polaire... A côté, autre cité lacustre des cueilleurs et éleveurs d' ambre. Ils élèvent des oiseaux, les archilobes dont la fiente produit de l'ambre. Je m'arrête là sur les bords du delta de "l'océan de Lumière" qui n'a pas de fin. Nous sommes dans un monde où le temps a franchi les barrières du cosmos et a pénétré dans un autre univers excessivement mobile qui le rend "libre". A côté de cette forêt, il y a un pays : le Non-Pays qui voit le monde en blanc, sans couleur parce que les hommes ont commis un acte grave, très grave et ils ne savent pas. Les couleurs reviennent au solstice d'été pour repartir à la première pleine lune. Seuls Emeraude (la future Chamane), Anastase, la sculptrice d'oiseaux, qui habite hors du village dans l'ancienne maison du garde-barrière, mise à l'écart parce que différente, l'institutrice, Indiana et le Guérisseur, dont personne ne sait le nom voient les couleurs.
J'arrête là sinon je vais tout te raconter et il y en a pour des pages et des pages
De plus, j'écris de petites saynètes pour le théâtre où je joue : spectacle le 28/06 à NIMES.
Au début, je voulais être metteur en scène, j'étais follement amoureuse de ce métier. J'y ai travaillé, ai été fort déçue, fortement frustrée. Il m'a fallu quelque chose d'encore plus fort pour combler ce vide atroce. J'ai voulu monter mon court-métrage, tout se pasait bien, j'allais avoir une "bourse" et j'ai perdu ma Maman, j'avais 24 ans, le monde s'est écroulé. Je devais faire les photos d'un mariage, je gagnais ma vie avec la photo c'est mon autre passion.
Je nage dans le bonheur, maintenant, il me faut trouver un éditeur. Peut-être pourrez-vous m'aider ?! Je ne crois pas au hasard, c'est la loi du
Chaman. Je vous joins quelques écrits[img]D'avance,%20merci%20de%20ton%20attention.%20Anne-Marie%20VARENAS[/img] :oops: :P 8) :lol: :idea:
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 11 juin 2006, 00:04

Anne-Marie
es-tu auteure indépendant ?

je te pose cette question parce que je fais des interviews d'auteurs indépendants exclussivement, pour l'émission "Les Mots dits llitéraires"

Les autres ayant accès à tous les média habituels :wink:
ArianeV
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Message non lu par ArianeV » 11 juin 2006, 10:24

Chère Varenas,

Merci beaucoup de toutes ces informations et de la passion que tu dégages dans ces quelques lignes.

Alors une règle d'or pour ne pas être déçue: si l'on se met à écrire, c'est avant tout par passion (c'est clair dans ton cas), car c'est rarement une activité qui fait vivre. Si cela devient le cas parce que ce que l'on écrit trouve sa place et circule, c'est du registre de la "bonne nouvelle", mais je pense que ce n'est pas prudent de viser cela. Une fois cela dit, reste à savoir à qui envoyer ton/tes manuscrit/s. Je n'ai pas vraiment de conseil à te donner en la matière, pour la bonne et simple raison que je connais bien les collections des éditeurs universitaires, et moins celles des éditeurs de littérature. Il faut aussi que tu saches à quel public tes écrits se destinent, et choisir aussi en fonction de cela. Il y a les grosses maisons qui disposent de réseaux de diffusion larges car ils produisent beaucoup, puis il y a les petites maisons, plus locales, mais plus familiales. C'est aussi un paramètre dont il faut tenir compte... Il est plus difficile d'avoir une relation personnalisée avec un éditeur d'une grande maison (en général... pas toujours). Par exemple, il n'est pas exclu que tu publies ton ouvrage sans jamais rencontrer ton éditeur.
Je reste à ta disposition pour répondre plus en détails à tes questions précises. Tu me dis que tu joins quelques écrits. Les ai-je loupés?

Mireille, qu'entends-tu par "auteur indépendant"?

Bonne journée ensoleillée à tous!
Ariane
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dani l
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Message non lu par dani l » 11 juin 2006, 10:33

_ peut-être bien les auteurs auto-édités ...
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 11 juin 2006, 13:55

Ariane, comme le souligne Dani, les auteurs iauto-édités sont des auteurs indépendants par nature.


Ils sont de fait des auto-éditeurs et en tant que créatifs auteurs indépendants.

Les raisons qui motivent sont diverses, il y a plusieurs cas :

- l'auteur n'a pas rencontré d'avis favorables auprès des éditeurs classiques. Ou pire n'a reçu ni réponse, ni retour de son manuscrit envoyer en nombre.

- l'auteur à fait le calcul du coût de revient de "X" manuscrits expédier en pure perte chez des éditeurs et a constaté que pour le même prix son manuscrit pourvait devenir un livre.

- l'auteur est un créatif chatouilleux qui refuse de voir changé des parties du texte de son bébé.

- l'auteur est un farouche défenseur anti mondialisation libérale et les maisons d'éditions aujourd'hui appartiennent souvent à des grands groupes!

- l'auteur à la flemme de prospecter et d'attendre les réponses de maisons d'éditions

- etc...


Ce qui était peu pensable, il y a encore quelques décennies, l'est devenu grâce au numérique.

Ce qui n'exclue pas de comparer les prix entre imprimeurs, car si la qualité est au rendez-vous, on découvre quand même des variantes non négligeables quand on paie au nombre de volumes imprimés. Sur 20 exemplaires la différence est légère, mais sur 100, 300 ou 500, le chiffre est plus considérable.

Point possitif de l'auto-édition on apprend beaucoup sur le métier du livre.
ArianeV
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Message non lu par ArianeV » 11 juin 2006, 14:34

Merci de toutes ces précisions intéressantes.

Recourir à une maison d'édition présente quand même des intérêts considérables... On devrait théoriquement avoir affaire à des professionnels sur tous les plans du métier de l'édition: sélection du manuscrit (là, tout est discutable concernant ces critères de sélection, car une maison se doit aussi -et souvent surtout- de faire du chiffre), conception graphique, mise en page, diffusion (mise en valeur de l'ouvrage auprès des bons réseaux et mise à la disposition aisée des clients).

On ne s'improvise pas tout cela à la fois... Et quand la relation est bonne, l'auteur tire quand même un sacré enrichissement des échanges qu'il a avec son éditeur et les autres acteurs du monde du livre...

Evidemment, encore faut-il faire partie des heureux élus, et la concurrence est rude... Mais personnellement, le métier d'éditeur a pour moi toute son importance au sein de la société, je l'ai appris sur le tas, et j'espère qu'il survivra. Il me semble de plus en plus difficile de pérenniser une maison d'édition sans faire de l'alimentaire, et cela me chagrine beaucoup.

Amicalement,
Ariane
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havas
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Message non lu par havas » 12 juin 2006, 01:38

Vive l'édition !
Appenzel
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Message non lu par Appenzel » 25 juin 2006, 19:37

Mireille a écrit :Merci pour ton fil Arianne. Tu as bien de la chance d'être en Suisse.

J'irai voir tes sites, quand mes postes ne se fermeront plus avant que je les poste
Oui c'est un pays intéressant. Du n°46 à l'UNIGE, la route est très belle, le paysage une carte postale. :lol:
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 25 juin 2006, 20:36

Merci pour l'adresse Appenzel, j'ai eu l'occasion de voir une fois l'UNIGE, je n'avais pas remarqué le N°46 :) J'ai prété d'avantage attention au banc qui est face au mur des Réformateurs.

De Chêne Bourg c'est également très beau, mais alors des hauteurs de Lausanne la vue est imprenable.

ma petite contribution vaudoise :wink:
ArianeV
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Message non lu par ArianeV » 25 juin 2006, 21:24

Mireille a écrit :Merci pour l'adresse Appenzel, j'ai eu l'occasion de voir une fois l'UNIGE, je n'avais pas remarqué le N°46 :) J'ai prété d'avantage attention au banc qui est face au mur des Réformateurs.
Ben je ne vois pas où est ce fameux 46... Par contre, la sieste au Parc des Bastions, c'est en effet à ne pas rater.
Mireille a écrit :De Chêne Bourg c'est également très beau, mais alors des hauteurs de Lausanne la vue est imprenable.
De manière générale (et même si je suis encore en phase de découverte), ne pas oublier de visiter les bords du lac à Nyon, Montreux, Lausanne, etc. de même que du côté français (Yvoire par exemple, mais surtout pas en période touristique). Et la Dent d'Oche... merveilleuse randonnée!

Ca nous éloigne du sujet, mais c'est l'approche de l'été... Alors quelques petits conseils tourisme s'imposent...

Ariane
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 25 juin 2006, 22:25

Sincèrement Ariane, je ne sais pas à quel endroit ce n'est pas beau en Suisse ?

Je pourrai en citer des centaines de lieux en Helvètie, mais après on va encore me traiter de suissophile :lol:

Comme tu le dis c'est la période estivale... Quant à l'édition, elle prépare les best sellers de la rentrée ou simplement les livres qui seront sur le marché dès fin août.

La science, je n'ai pas oublié ton site, mais pour l'instant je n'ai pas de question :)
Appenzel
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Message non lu par Appenzel » 24 août 2006, 00:58

La Suisse est un beau pays surtout pour les personnes qui y émigrent pour diverses raisons et qui, peut-être gagnées par la lassitude ou le désarroi, se remémorent un jour d’où ils viennent et revoient à la faveur de dates d’anniversaire des visages qu’ils croyaient avoir jeté aux oubliettes.

Le cadre y est verdoyant et contraste avec ses villes aussi ternes que les gens. La Suisse est pour moi le souvenir d’une jeune femme de Lucerne que j’ai bien connue et dont je n’ai plus de nouvelles depuis très longtemps mais dont les yeux pétillants de malice figurent en bonne place dans mon Panthéon intime.
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