Questions aux pigistes

Questions et débats à propos de la pige et des pigistes : tarif d'une pige, statut du pigiste, comment trouver des piges ? Comment vendre des piges ? Droits des pigistes, ...
ann65
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Re: Questions aux pigistes

Message non lu par ann65 » 03 juil. 2009, 12:47

PascalSR a écrit :Dans ce questionnaire, il y a une question qui m'a interpellé, qui résume à elle seule, écrite ainsi, l'image déformée que peuvent avoir les « wannabe » sur le métier de journaliste dans son ensemble.
Narscimonel a écrit :Si vous n'avez pas de boulot, arrivez-vous à vivre de vos piges ?
Je crois qu'il fallait comprendre : "si vous n'avez pas de poste permanent dans un canard (ou ailleurs), réussissez-vous à vivre uniquement de vos piges ?"...
Car il est de notoriété publique que pigiste, ce n'est pas un boulot, c'est un passe temps.. et qu'est-ce qu'on y passe comme temps. :?
zoom
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Message non lu par zoom » 03 juil. 2009, 20:45

Et pendant ce temps là, le temps passe ... :lol:

Ben oui, on peut vivre de piges en gagnant plus que le smic, ben oui, ce n'est pas un emploi stable mais beaucoup de gens n'ont pas d'emploi stable et vivent quand même. Ben oui, c'est un métier qui peut s'exercer à temps plein, même si souvent on choisit quand même ses horaires :-) .Ben oui, il faut faire beaucoup d'efforts sans retours immédiats, ecrire beaucoup de courriers sans réponses, rencontrer beaucoup de gens pas forcément sympas, viser le long terme en essayant de survivre entretemps... :cry:
Le plus dur est d'arriver à se faire un réseau de gens susceptibles de vous acheter une pige, une photo, de vous aider à réaliser un sujet, et puis surtout de garder le contact, d'aller les voir souvent au risque de passer pour un "crampon", bref d'entretenir ce reflexe conditionné de faire appel à vous dès qu'il y a urgence. Dit comme çà, çà fait lèche-cul, mais cela relève de la plus simple démarche commerciale: commercial c'est pas un gros mot pour un pigiste, c'est une qualité !:lol:

Là, je viens de recevoir une commande de la part d'une rédac chef rencontrée l'an dernier après un démarchage par courrier parceque le mag m'avait accroché l'oeil. A l'époque, elle n'avait rien pour moi, mais là, il y avait un sujet à réaliser cet été, et bien que je n'avais travaillé avec elle, j'ai eu 5 pages.
Entre le stress des articles à rendre en urgence et le découragement des périodes sans piges, où pourtant, il faut continuer à produire des sujets et démarcher d'autres titres, la vie de pigiste est assez cyclothymique.

Mais je rejoins aussi d'autres intervenants: si au bout de 2-3 ans (j'ai bouffé deux ans d'économies gagnées dans un tout autre métier avant de pouvoir survivre de mes piges), çà ne marche pas, mieux vaut changer de voie et gagner sa vie ailleurs. Un métier étranger à la presse n'empèche pas de proposer des piges de temps en temps, sur ses vacances, histoire d'entretenir le rêve: c'est probablement plus relaxant que la vie d'intellectuel précaire !

:twisted:
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PascalSR
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Message non lu par PascalSR » 04 juil. 2009, 10:43

Vu sur un autre post, de candidats aux concours déçus :

« Ce n'est jamais évident de passer à deux doigts de la victoire. »

« Tu l'as dit, Lolie, dur d'accepter de voir tout ce travail réduit à néant juste parce qu'on n'a pas su être parfaits lors d'un oral, alors qu'on est parfaitement capables d'être journalistes et qu'on n'est pas là par hasard, mais ça, y a que nous qui le savons... »


Alors, le journalisme, indéfectible miroir aux alouettes qui ne connaît pas la crise ?
zorglub
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Message non lu par zorglub » 04 juil. 2009, 13:49

Alors, le journalisme, indéfectible miroir aux alouettes qui ne connaît pas la crise ?
Le plus ironique, c'est qu'en ayant pas été accepté à ces fameux concours ou écoles, ils sont en fait les vrais gagnants (mais ça, ils ne le savent pas encore). Maintenant, quand on se sent "parfaitement capable d'être journaliste" et "qu'on le sait", on se lance sans avoir besoin d'un précieux sésame diplômant. Une mentalité bien française que cette course au diplôme, les formations (en journalisme ou autres) sont aujourd'hui un business à part entière (d'ailleurs, je serai pas étonné que Tapie investisse ses billes là-dedans :lol: ). Quand je lis que près de 60 écoles délivrent une formation en journalisme, je rigole doucement. Le journaliste d'aujourd'hui ressemble de plus en plus au journalier agricole du XIXe siècle, qui travaille là où il peut encore travailler. Seuls les plus doués s'en sortent et peuvent prétendre à vivre correctement de leur métier. Je pense d'ailleurs que le journalisme reste avant tout une véritable vocation, que tu as ou pas depuis ton plus jeune âge, c'est cette même vocation qui te permettra de supporter les aléas du métier et ses contraintes. Personnellement, je sais que j'avais pas cette vocation dans mes tripes et c'est sûrement pas une de ces fameuses écoles qui me l'aurait donné.
AkaYuki
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Message non lu par AkaYuki » 04 juil. 2009, 14:17

Ouh comme on sent l'aigreur envers les écoles... Sur les 60 dont tu parles, il n'y en a qu'une douzaine de reconnues, ce n'est pas pour rien, c'est justement pour écrémer un peu... Quant à dire que le journalisme doit être une vocation depuis toujours, ça me fait doucement rigoler... Les vocations, cela n'existe pas. Ce sont juste des fantasmes sur un métier que l'on ne connait pas encore, c'est en le pratiquant que l'on découvre si l'on est fait pour ça... ou pas ! On dit ce que l'on veut, mais on est, sauf cas particulier, plus armé techniquement pour travailler en sortant d'une école. Demandez aux employeurs, vous verrez pourquoi ils privilégient globalement les diplômés... Maintenant comme je le disais, il y a des cas particuliers, et heureusement, des gens qui se forment sur le tas, et de belle façon. Mais pour être opé plus vite, à mon avis, pas de secret.....
Et je crois également, au sujet de la galère, que dans le contexte actuel, il n'y pas que le talent qui entre en ligne de compte. Ce serait trop beau.
cilou
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Message non lu par cilou » 04 juil. 2009, 15:18

Je ne crois pas, moi non plus, au journalisme "vocation de toujours". J'ai découvert le journalisme sur le tard, je n'aurais jamais cru, lors de mes études, que c'était un métier fait pour moi... et pourtant, aujourd'hui, c'est un métier que j'aime vraiment beaucoup.
AkaYuki a raison aussi sur le fait qu'il n'y a pas que le talent qui compte. Beaucoup de journalistes de talent restent sur le carreau, et j'en connais aussi malheureusement des mauvais qui ont pignon sur rue. La chance joue, le réseau aussi, la niaque, sans conteste, est indispensable.
zorglub
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Message non lu par zorglub » 04 juil. 2009, 19:44

oK Cilou, c'est toi la journaliste, donc si tu le dis c'est que c'est vrai et je rejoins concernant la "niaque" comme valeur première :wink:
Concernant mon aigreur Ara Kiri, sache que je n'ai jamais postulé à aucune de ces écoles, donc je ne nourris aucune amertume paticulière. Je pose juste un constat : même 12 écoles reconnues par la profession, ça reste beaucoup trop. 3 devrait suffire amplement pour répondre au nombre de postes proposés dans les rédactions.

A propos, qui a vu la dernière saison de la série produite par HBO : "The Wire" ou "Sur écoute" en VF. La dernière saison traite notamment de l'evolution du journalisme au travers de la crise que traverse le journal Baltimore sun. Très instructif.
Narscimonel
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Message non lu par Narscimonel » 05 juil. 2009, 22:00

ann65 a écrit : Le journalisme est un miroir aux alouettes. Sortir d'une école et penser gagner sa vie en pigeant relève de l'utopie à mon avis.

Je ne suis pas sûre qu'un débutant soit crédible en tant que pigiste. En tous cas par les titres sérieux (ou les agences de com sérieuses). Il ne faudrait jamais accepter de bosser pour des "salaires" misérables, ridicules et dérisoires proposés par des margoulins (j'ai lu ici qu'un site payait 2 euros 50 le feuillet !!!!).
En acceptant ces conditions vous vous dévalorisez totalement et dévalorisez la profession. .
Tout à fait d'accord. C'est pourtant ce qui se pratique et ce qui continue à se pratiquer. En acceptant des salaires misérables, on contribue à la précarisation de la profession.
ann65 a écrit :
cilou a écrit : il faut parfois un ou deux ans pour réussir à en vivre, mais un ou deux ans de galère professionnelle dans sa vie, c'est plutôt banal.
Mieux vaut éviter les généralités, non ?
Un ou deux ans, OK...
Un ou deux ans à faire des stages (rémunérés dans le meilleur des cas 300 euros )et se faire les dents sur quelques piges... C'est assez banal.
Mais je crois qu'il est raisonnable de ne pas s'entêter quand on se rend compte que l'on ne progresse pas, sauf à vouloir se se retrouver à 30 ans avec le moral dans les chaussettes et une expérience professionnelle très peu valorisante,

Il y a beaucoup de métiers très intéressants et valorisants dans lesquels on peut s'épanouir, plus que celui "d'intello précaire" en tout cas. Enfin à mon avis.
Voilà, le problème, c'est que je considère que sortir d'une école, avec un Bac + 5, des écoles qui ont un prix (6000 euros pour le CFJ sans compter le coût de la vie à Paris et Lille) et se retrouver avec 2-3 ans de galère, ce n'est PAS banal. Il n'y a quasiment que le secteur du journalisme où les étudiants sont face à cette situation.

Les études ont un coût que l'exercice du métier ne parvient pas, avant 5-6 ans, à rembourser.
Ensuite, les journalistes pigistes précaires de plus de 25 ans sont en fait assez nombreux et les années de galère sont en fait plus souvent au nombre de 5, 6 voire plus...
Les raisons pour lesquelle ils restent dans cette profession ont été très bien analysées par Alain Accardo

Généralement, ils ne savent pas vraiment quoi faire d'autre
Les études suivies ne permettent pas forcément de rebondir sur ses pattes, il faut alors suivre une formation complémentaire.
Or, cette formation a un coût. Il y a un autre inconvénient à cette réorientation : le sentiment que le bac + 5 obtenu n'a servi à rien finalement.
PascalSR a écrit :Dans ce questionnaire, il y a une question qui m'a interpellé, qui résume à elle seule, écrite ainsi, l'image déformée que peuvent avoir les « wannabe » sur le métier de journaliste dans son ensemble.
Narscimonel a écrit :Si vous n'avez pas de boulot, arrivez-vous à vivre de vos piges ?
Bien sûr, je vais réagir à ce que tu dit PascalSR.
Je ne sais pas si je suis un "wannabe". Certes, je l'avoue, je n'ai jamais travaillé dans le journalisme. J'ai écrit quelques piges, assez mal payées mais je suis encore étudiant, ce qui explique peut être l'image que j'ai du métier

Sauf que : j'ai énormément lu de témoignages (de journalistes, j'entends), de statistiques qui ont forgé cette image. Autrement dit, cette image "déformée" est celle que de nombreux pigistes ont déjà de leur situation.

Je vais tenter d'expliquer le sens de ma question.
D'après ce que j'ai vu/lu, certains pigistes ont du mal à vivre uniquement de leurs piges. Comme dit kaeak " travailler dans autre chose, si besoin, en attendant et en complément"...
Ma question était donc, sans aucun complément, extra ou autres (serveur, plongeur, ménages dans la communication) si certains d'entre vous arrivaient à vivre correctement (comme dirait Cilou, en ne s'habillant pas à Emmaeus)..

Ce que j'entends aussi par là, c'est comment faites vous pour payer un loyer souvent élevé (région parisienne) ?
Actuellement en tant qu'étudiant, je n'ai pas de voiture, pas d'assurance. Je suis seul et je bénéficie d'aides comme l'APL, de la sécurité étudiante et de plein de réductions PARCE QUE je suis étudiant.
En dehors de rares occaz, j'ai environ 660 euros pour vivre, tout compris (électricité, loyer, abonnement du portable, téléphone fixe, alimentation, loisirs). Je précise aussi que je n'ai ni Internet, ni d'imprimante qui sont indispensables pour un journaliste et qui impliquent un certain coût.

Les prix des piges ont l'air extrêmement variables. La moyenne du feuillet est apparemment de 65 euros, mais n'est-il pas le plus souvent payé moins ? Sachant qu'il faut encore compter les frais de reportage, de déplacement, de téléphone.
J'ai calculé que pour vivre correctement, il fallait vendre environ 10-15 feuillets par semaine en partant d'une base à 30 euros. Ce n'est qu'une moyenne et ça donne déjà un salaire brut correct : 1800. Ce qui en net, doit faire dans les 1600. En région parisienne, un loyer vaut environ 700, 800 euros.

Mes calculs ne sont peut être pas corrects, puisque faits à la va vite et avec une connaissance très limitée de la vie parisienne.
Sachant cela, est'-il vraiment possible avec toute la concurrence de tous les pigistes, journalistes, de vendre 10-15 feuillets par semaine ?

Et encore faut-il qu'ils soient acceptés, trouver un sujet non traité et compagnie. Sachant encore que les idées sont rarements uniques et ce que ce qui fait la différence, c'est la manière dont on les exprime.
Narscimonel
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Message non lu par Narscimonel » 05 juil. 2009, 22:20

Attendez avant de tous vous jeter sur moi :) .
J'avais expliqué le vrai but de ma démarche mais j'ai eu un problème et je n'ai pas pu répondre aux derniers messages de Zorglub surtout...

Je répondrais donc demain matin en éditant mon précédent message.
cilou
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Message non lu par cilou » 06 juil. 2009, 10:37

Narscimonel a écrit :Voilà, le problème, c'est que je considère que sortir d'une école, avec un Bac + 5, des écoles qui ont un prix (6000 euros pour le CFJ sans compter le coût de la vie à Paris et Lille) et se retrouver avec 2-3 ans de galère, ce n'est PAS banal. Il n'y a quasiment que le secteur du journalisme où les étudiants sont face à cette situation.
Tu te trompes. Les secteurs où des bac+5 galèrent sont nombreux. Par exemple, je connais bien le domaine de la recherche scientifique, et bien il n'est pas rare qu'un bac+8 se retrouve au RMI (euh, pardon, au RSA) ! Et j'ai découvert dans "Les nouveaux intellos précaires" la situation des enseignants non statutaires, entièrement dépendants du bon vouloir de l'Education nationale, qui peuvent se retrouver du jour au lendemain sans classe... et sans salaire.

Pour le reste, tu as raison, il me semble quasi-impossible de vivre avec des piges à 30 euros, surtout à Paris. Et vendre 10 à 15 feuillets par semaines, c'est chaud !
Actuellement en tant qu'étudiant, je n'ai pas de voiture, pas d'assurance. Je suis seul et je bénéficie d'aides comme l'APL, de la sécurité étudiante et de plein de réductions PARCE QUE je suis étudiant.
A priori, même en tant que pigiste, tu n'auras pas besoin de voiture. L'APL est, me semble-t-il, dépendant de tes revenus, pas de ton statut.
J'ai calculé que pour vivre correctement, il fallait vendre environ 10-15 feuillets par semaine en partant d'une base à 30 euros. Ce n'est qu'une moyenne et ça donne déjà un salaire brut correct : 1800. Ce qui en net, doit faire dans les 1600. En région parisienne, un loyer vaut environ 700, 800 euros.
Je pense que tu peux t'en tirer avec moins, du moins à tes débuts. Parce que tu as l'habitude de vivre avec 660 euros. Parce que la colocation, c'est moins cher. Parce que tu peux habiter en proche banlieue...
mais bon, c'est vrai qu'au bout de quelques années, on aspire à un niveau de vie plus élevé que coloc + pâtes.
lennoes
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Message non lu par lennoes » 08 juil. 2009, 14:01

Je ne pige que depuis deux ans et je fais partie de ceux qui ne gagnent pas leur vie avec leurs piges. Donc oui, le jeune journaliste pigiste qui galère c'est une réalité.
Moi aussi j'ai découvert ce métier sur le tard (à l'université) et je trouve ces histoires de vocation complètement dépassées...
Narscimonel
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Message non lu par Narscimonel » 09 juil. 2009, 17:26

zoom a écrit :en essayant de survivre entretemps... :cry:

Mais je rejoins aussi d'autres intervenants: si au bout de 2-3 ans (j'ai bouffé deux ans d'économies gagnées dans un tout autre métier avant de pouvoir survivre de mes piges), çà ne marche pas, mieux vaut changer de voie et gagner sa vie ailleurs.
Voilà l'illustration de ce dont je parlais plus haut.
zoom a écrit : Un métier étranger à la presse n'empèche pas de proposer des piges de temps en temps, sur ses vacances, histoire d'entretenir le rêve: c'est probablement plus relaxant que la vie d'intellectuel précaire !
C'est vrai, mais après c'est un choix de vie. Faire de ta passion ton métier ou réduire cette passion à un loisir qu'on pratique quand "on a le temps"
zorglub a écrit : Le plus ironique, c'est qu'en ayant pas été accepté à ces fameux concours ou écoles, ils sont en fait les vrais gagnants (mais ça, ils ne le savent pas encore). Maintenant, quand on se sent "parfaitement capable d'être journaliste" et "qu'on le sait", on se lance sans avoir besoin d'un précieux sésame diplômant.
Pourquoi dis tu Zorglub que les recalés des concours sont les vrais gagnants ?
Ensuite, je l'admets ; je ne suis pas sûr d'avoir le talent pour être journaliste "d'être parfaitement capable" d'exercer ce métier.

J'aime écrire, découvrir en permanence de nouvelles choses et c'est cet aspect de découverte perpétuelle qui me fascine.
Pouvoir écrire/parler/filmer aussi bien une réunion politique, qu'une fête
paysanne ; aller à l'étranger ou dans l'usine locale...

Ce que je me dis, c'est que le journalisme est un métier, et en tant que tel, il nécessite un minimum de capacités, donc une formation.
Je pense aussi que tout peut s'apprendre et j'espère que si je fais une école, celle ci m'apprendra des choses qui me permettront de faire sortir ma candidature du lot.
zorglub a écrit :c'est cette même vocation qui te permettra de supporter les aléas du métier et ses contraintes.
Certes, il y a intérêt à avoir une sacrée vocation. Je pense tout de même que la vocation ne fait pas tout. Surtout qu'au bout d'un moment, la vocation peut devenir obstination, obsession.

EN RESUME,

En fait mon questionnaire peut se résoudre à une seule et unique question : sortir d'une école de journalisme reconnue (donc, une des 12) permet-elle d'atténuer la précarité ? Enfin, plutôt, est ce qu'elle permet d'accéder plus rapidement à un poste stable, est ce qu'elle facilite l'embauche ?

J'avoue que je ne suis pas un génie, que je n'écris pas comme Hemingway, Alain Dister ou PPDA , et c'est les raisons pour lesquelles je préférais faire une école. D'ailleurs, si je n'obtiens pas le concours, j'abandonnerai l'idée de devenir journaliste.
L'an prochain (mon année de préparation) et les concours auront une fonction de test :suis je assez doué pour faire ce métier et pour trouver une bonne place ?

Normalement, les sites des écoles mentionnent effectivement les possibilités de galère pendant 1 ou 2 ans. Mais d'après ce qu'ils racontent et d'autres statistiques, la précarité finit par s'estomper au bout d'un moment. Comme disait Cilou, le réseau a aussi son importance. Est ce que le réseau "fourni" par une école est-il vraiment utile ?
kaeak
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Message non lu par kaeak » 09 juil. 2009, 21:04

Narscimonel a écrit :sortir d'une école de journalisme reconnue (donc, une des 12) permet-elle d'atténuer la précarité ? Enfin, plutôt, est ce qu'elle permet d'accéder plus rapidement à un poste stable, est ce qu'elle facilite l'embauche ?
Pas si tu n'as aucun coup de piston pour te pousser. Et il n'est pas toujours inclus dans la pochette de fin de formation.
J'avoue que je ne suis pas un génie, que je n'écris pas comme Hemingway, Alain Dister ou PPDA , et c'est les raisons pour lesquelles je préférais faire une école.
J'ai une bonne et une mauvaise nouvelles pour toi. Commençons par la mauvaise : faire une école ne te donnera pas l'écriture des gens que tu cites. Ensuite la bonne : faire une école ne te donnera pas l'écriture des gens que tu cites.
Ton écriture, c'est la tienne, point. Et un journaliste n'est pas là pour faire de la littérature, il est là pour informer. Les gens qui aiment écrire peuvent être écrivains.
Est ce que le réseau "fourni" par une école est-il vraiment utile ?
Pas forcément. Ca dépend de ce que tu peux en faire au moment où tu sors.
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Message non lu par Narscimonel » 10 juil. 2009, 02:15

Oui, c'est clair qu'après, même au sein d'une formation reconnue, je pense qu'il faut se bouger.

Mais cela peut être intéressant de voir ce que les anciens élèves ont fait, et de les contacter pour savoir si leur journal/chaine/radio embauche .
Puis généralement, il me semble que certains diplomés (CFJ surtout) trustent des places à TF1, ou dans les agences de presse.

Ce que je veux dire, c'est qu'il y a quand même des journalistes très connus qui sont sortis de ces écoles. J'estime qu'elles ont fait leurs preuves. Tu ne penses pas que les employeurs se diront que de par cette formation, les jeunes diplomés sont plus opérationnels, plus au fait des techniques..
kaeak
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Message non lu par kaeak » 10 juil. 2009, 11:53

Aujourd'hui, ça joue sûrement d'avoir un diplôme reconnu sur ton CV. Il est quasi indispensable en radio et télé, un peu moins à l'écrit. Sans doute que les embauches directes (CDI sans passer par la case CDD) ne s'offrent pas à toi si tu n'as pas de diplôme reconnu, même en presse écrite, mais il n'en existe presque plus donc tu ne perds pas grand-chose. :wink:
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