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Re: Tarifs trop bas ?

Publié : 30 sept. 2011, 13:34
par ann65
PRODUCTIVIX a écrit :Bonjour,
si je peux me permettre, étant dans une autre profession (le conseil) sans tarifs affichés, avec des prix d'un facteur de 1 à 5, je rencontre des concurrents aux tarifs bas : ils sont généralement de passage et cherchent un job en fait. (Il y a pire : les subventions du gouvernement qui divise par 10 les prix, mais je n'en parle pas ici).
Plus globalement, et d'un point de vue marketing, il plusieurs moyens d'afficher des prix bas en pouvant les remonter : - indiquer comme vous le faisiez, que c'est adressé à une catégorie particulière de clientèle (ici les étudiants),
- limiter dans le temps la "promotion",
- limiter dans l'espace, si la prestation est sujet à déplacements par ex.
Cela fait parler de vous, mais pas forcément en "par cher".

En tant que TNS (conseil éditorial, suivi de projet, rédaction, secrétariat de de rédaction, la totale quoi...), je n'affiche pas non plus mes "tarifs". Je considère que chaque prestation est unique et doit faire l'objet d'un devis personnalisé. Je demande donc à mes prospects et clients de bien m'expliquer leurs besoins et demandes afin de pouvoir leur établir le devis le plus juste. C'est un boulot de commercial en fait.

J'ai des "barèmes perso" qui m'aident à établir ces devis (prix de journée, prix au feuillet avec ou sans interviews, avec ou sans déplacements, prix au feuillet pour de la "simple réécriture" ou pour du SR...).
Cela me prend un peu de temps, mais ça vaut le "coût". :wink:

Il n'est pas rare (pour ne pas dire courant à) que l'on me demande de "faire un geste"... Et je fais, en général, ce "geste" en disant à mon client : "C'est bien parce que c'est vous".
Alors évidemment, si je suis au ras de pâquerette dans mes devis initiaux, je serai carrément sous la terre au moment de la facturation finale.

Re: Tarifs trop bas ?

Publié : 30 sept. 2011, 16:02
par Rainbooowww
Pointilleuse a écrit :Les tarifs ont augmenté sur le site, et 10% de frais forfaitaires s'ajoutent maintenant à l'ensemble de la note. :roll:

Au moins, ça réduit toujours la concurrence déloyale.

Rainbooowww, que veux-tu dire pas "binôme" ? Le premier correcteur corrige et le second relit, et inversement ? Je ne suis pas sûre que ça vaille le coup, puisqu'au final, ça divise les revenus par deux sans forcément augmenter le nombre de projets par binôme.
Bonjour,

hier j'ai vu en allant scruter le Certificat Voltaire, le site internet de la gagnante en date, http://www.sans-fautes.com : stupéfaction et mécontentement devant les tarifs annoncées. Je lui ai envoyé un courriel sans animosité aucune, l'invitant à vérifier ses tarifs sur le site des correcteurs.com et sur ce forum. Elle m'a gentiment répondu que j'avais eu raison de l'informer de son manque d'harmonisation par rapport aux prix du marché et surtout qu'il ne fallait en aucun cas se dévaloriser. Elle va y remédier avec son webmaster.

La connaissance du français et de ses subtilités sont un acquis qui s'est tellement perdu avec la vitesse d'exécution du travail demandé, l'utilisation intensive et intempestive des SMS et des courriels, la baisse générale de la lecture de livres, la quasi-disparition d'échanges écrits à travers de vraies lettres manuscrites, des cartes postales ou autres cartes d'anniversaires, fêtes, etc. Notre résistance et notre connaissance a une valeur. Et tout travail mérite un salaire honnête, d'autant que tout augmente et que les loyers flambent !

Pour répondre à la question du binôme, je prospecte pas mal et je me demandais si je pouvais trouver quelqu'un à qui je pouvais en direct via son mail personnel, lui parler d'éventuelles corrections si je ne peux assurer dans l'avenir le travail (je suis très optimiste sur le sujet de la correction). En effet, il me semble vital de se serrer les coudes et d'avoir la possibilité quand on prospecte de dire que l'on peut accepter ce travail ou conseiller quelqu'un si le demandeur ne peut attendre.

Formée via le CEC, et surtout un correcteur professionnel à la retraite (ayant travaillé pour Courrier international, La Tribune, Gallimard, Milan éditions et Milan presse, etc.), qui m'a véritablement formée au métier à travers nos multiples conversations journalières pendant des mois, par écrans d'ordinateurs et exercices interposées (ses propres demandes de corrections d'employeurs), je pensais qu'il pourrait être ce binôme (À qui je peux demander sans cesse une information si j'ai un doute sur une correction faite ; quel filet incroyable de protection !), mais il lui arrive de corriger également et... il est à la retraite, maintenant !
D'où ma question.
Enfin, on pourrait proposer ce service à des entreprises publiques et privées qui ne connaissent pas forcément l'historique "de l'Histoire des correcteurs". Et rétablir, ainsi, une 1ère et une 2nde ? Qui sait...

Rainbooowww : "L'enthousiasme est la seule vertu."

Re: Tarifs trop bas ?

Publié : 30 sept. 2011, 16:18
par ann65
Rainbooowww a écrit :
Pour répondre à la question du binôme, je prospecte pas mal et je me demandais si je pouvais trouver quelqu'un à qui je pouvais en direct via son mail personnel, lui parler d'éventuelles corrections si je ne peux assurer dans l'avenir le travail (je suis très optimiste sur le sujet de la correction). En effet, il me semble vital de se serrer les coudes et d'avoir la possibilité quand on prospecte de dire que l'on peut accepter ce travail ou conseiller quelqu'un si le demandeur ne peut attendre.
Tu as raison. Il est TRES important d'être en mesure de ne JAMAIS rien refuser à nos (chers) clients.

J'ai quelques copains et copines en qui j'ai pleinement confiance et à qui je peux refiler des boulots quand je sais que je ne pourrai pas les assurer, parce que cela dépasse ma compétence, parce que je n'ai pas le temps, ou avec qui je partage certaines missions quand les délais sont trop courts pour un seul homme et quand je sais que je ne m'en sortirai pas seule. Ouf, elle est longue ma phrase.

Dans ce cas là, je prends le boulot et je m'arrange avec mes collègues sans forcément en parler avec mes clients, ou je leur explique qu'on travaillera à plusieurs sur le dossier. Mais il n'y a qu'une facture... Je m'arrange avec mes "sous-traitants" çà qui je reverse leur juste part.

Ça n'arrive pas souvent, mais ça arrive.


Edit - Remarquez, les correcteurs n'ont pas le monopole du prix cassé.
Trouvé sur Sur http://www.edit-place.com/nos-tarifs (pub à droite dans Categorynet). :wink:

"Tarif à partir de 15 euros HT l'article et jusqu'à 60 euros HT sur certaines thématiques à forte valeur ajoutée.
Le tarif est dégressif par rapport à la longueur de l'article, la volumétrie demandée et la langue."

Re: Tarifs trop bas ?

Publié : 02 oct. 2011, 02:32
par coco47
ann65 a écrit :Remarquez, les correcteurs n'ont pas le monopole du prix cassé.
Trouvé sur Sur http://www.edit-place.com/nos-tarifs (pub à droite dans Categorynet). :wink:
"Tarif à partir de 15 euros HT l'article et jusqu'à 60 euros HT sur certaines thématiques à forte valeur ajoutée.
Le tarif est dégressif par rapport à la longueur de l'article, la
volumétrie demandée et la langue."
Merci, Ann, pour cette extraordinaire perle ! On connaissait thématique pour thème (bourde d'ailleurs reprise dans la petite annonce ci-dessus — et avec « une forte valeur ajoutée », s'il vous plaît !). On connaissait aussi problématique pour problème. Tant il est vrai que deux syllabes de plus pour dire la même chose, ça vous fait tout de suite paraître plus « cultivé ». Voici donc maintenant volumétrie pour dire volume. (Encore que, s'agissant de rédaction, il ne sert à rien de parler de volume quand on a, juste avant, mentionné la longueur du texte.) Bref : un grand pas de plus sur la longue et vieille route du ridicule. Il y a vraiment des coups de pied au c.. qui se perdent.
P.S. — Pour mémoire, d'après mon Petit Larousse illustré, volumétrie signifie : Mesure des volumes.

Re: Tarifs trop bas ?

Publié : 02 oct. 2011, 16:02
par ann65
coco47 a écrit : Merci, Ann, pour cette extraordinaire perle ! On connaissait thématique pour thème (bourde d'ailleurs reprise dans la petite annonce ci-dessus — et avec « une forte valeur ajoutée », s'il vous plaît !). On connaissait aussi problématique pour problème. Tant il est vrai que deux syllabes de plus pour dire la même chose, ça vous fait tout de suite paraître plus « cultivé ». Voici donc maintenant volumétrie pour dire volume. (Encore que, s'agissant de rédaction, il ne sert à rien de parler de volume quand on a, juste avant, mentionné la longueur du texte.) Bref : un grand pas de plus sur la longue et vieille route du ridicule. Il y a vraiment des coups de pied au c.. qui se perdent.
P.S. — Pour mémoire, d'après mon Petit Larousse illustré, volumétrie signifie : Mesure des volumes.
Cette abondance de termes mal à propos montre surtout que les "tenanciers" de ce site ne connaissant RIEN au journalisme, ni le vocabulaire ad hoc, ni les contraintes liées à l'écriture journalistique, ni le mode de paiement (en général, chez les gens sérieux, on est payé au feuillet... donc plus un article est long mieux il est payé). Edit place fait le contraire.

Re: Tarifs trop bas ?

Publié : 15 août 2019, 11:20
par K78
PRODUCTIVIX a écrit :
30 sept. 2011, 12:56
Bonjour,
si je peux me permettre, étant dans une autre profession (le conseil) sans tarifs affichés, avec des prix d'un facteur de 1 à 5, je rencontre des concurrents aux tarifs bas : ils sont généralement de passage et cherchent un job en fait. (Il y a pire : les subventions du gouvernement qui divise par 10 les prix, mais je n'en parle pas ici).
Plus globalement, et d'un point de vue marketing, il plusieurs moyens d'afficher des prix bas en pouvant les remonter : - indiquer comme vous le faisiez, que c'est adressé à une catégorie particulière de clientèle (ici les étudiants),
- limiter dans le temps la "promotion",
- limiter dans l'espace, si la prestation est sujet à déplacements par ex.
Cela fait parler de vous, mais pas forcément en "par cher".
Bonjour,

Au final n'est-ce pas le principe des plateformes comme fiverr ou 5euros ?