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indiscrétion(s) IFP

Publié : 20 avr. 2009, 17:45
par carophenix
Indiscrétion number one

Je m'avance un peu car on sait que les dernières semaines le facteur ne chôme pas et les retardataires sont nombreux à faire parvenir leur dossier à l'IFP, mais j'ai ouïe dire que l'école n'avait pas encore reçu autant de demandes que l'an passé !

On connait tous les calculs par coeur, pour les avoir fait, refait et refait mainte fois : moins de candidats = plus de chances ^^

Certes ce post encouragera certainement pas mal de monde à se jeter sur leur clavier pour s'inscrire à l'école, mais que dire à part qu'ils auraient raison ! lol

Indiscrétion number two

Plus qu'une indiscrétion, il s'agit d'une réponse... Un cateroynetien me demandait si l'IFP avait des exemples de productions :

--> presse en ligne
M2 http://ifponline.free.fr/


Indiscrétion number three

Débouchés ? Débouchés ? Notre directeur (un sociologue donc très à cheval sur les chiffres !) qualifie les débouchés des étudiants de "globalement fort bons puisqu'ils trouvent du travail : près des 65% des étudiants sortis en 2006 sont aujourd'hui en CDD. Tous les étudiants sortis depuis trois ans travaillent effectivement dans le journalisme (sauf une étudiante) et sont pour la plupart d'entre eux dans des médias nationaux (presse, radio, TV, sites Web)"

N'hésitez pas à me contacter en mp pour des questions particulières, sinon toute question plutôt générale peut être posée sur le forum XD

Publié : 23 avr. 2009, 16:32
par Loupatchinha
Petite précision :) :

Site Web des M2 :http://ifp2009.free.fr/

Et comme dit Carophenix, n'hésitez pas à contacter en MP pour avoir des exemplaires en PDF des mag et quotidiens !!!

Publié : 23 avr. 2009, 19:18
par pierodelyon
Carophenix,

si tu as des indiscrétions sur les sujets qui vont tomber cette année en actu (l'article ou dissert de 2h) tu n'hésites surtout pas ! mais vraiment pas !!! :wink:

Re: indiscrétion(s) IFP

Publié : 28 avr. 2009, 01:43
par jeanbellini
carophenix a écrit :Indiscrétion number one
Débouchés ? Débouchés ? Notre directeur (un sociologue donc très à cheval sur les chiffres !) qualifie les débouchés des étudiants de "globalement fort bons puisqu'ils trouvent du travail : près des 65% des étudiants sortis en 2006 sont aujourd'hui en CDD. Tous les étudiants sortis depuis trois ans travaillent effectivement dans le journalisme (sauf une étudiante) et sont pour la plupart d'entre eux dans des médias nationaux (presse, radio, TV, sites Web)"
N'hésitez pas à me contacter en mp pour des questions particulières, sinon toute question plutôt générale peut être posée sur le forum XD
il aurait été plus intéressant à mon sens de demander au péroreur sociologue, qui semble s'être transformé pour l'occasion en commercial multicarte bon teint, ce qu'il en est du salaire moyen d'un journaliste lambda aprés 3 années dans les médias ! Vu les tarifs pratiqués actuellement sur le net, je doute que l'on puisse vivre correctement de sa plume quand on travaille sur ce type de média. NON et au risque de vous décevoir, bcp de journalistes issus d'écoles reconnues par la profession ne parviennent pas a vivre correctement de leurs plumes particuliérement quand ils évoluent dans un secteur aussi bouché que la presse écrite
a bon entendeur
VOUS viendrez nous repaler la bouche en coeur de vos belles écoles, quand elles vous auront lâchés dans la nature, sans avenir, ni perpspective
Un étudiant qui en a terminé avec son cycle, n'est plus intéressant, financiérement parlant du moins

Publié : 28 avr. 2009, 10:02
par Adibounours
Tu sembles pour le moins amer.

Quelle formation as-tu suivi ?

Publié : 28 avr. 2009, 10:36
par BEB17
Globalement positifs ??? Les 2/3 TIERS EN CDD... 3 ans apres leur sortie de l'ecole. Excusez-moi mais c'est vraiment nul,

Ce sont bien ces nouveaux intellos precaires dont on parle...

8) Certains empruntent le meme chemin que certains diplomes, comme moi, et n'ont pas fait d'ecoles, donc pardon, mais on peut s'en dispenser...

Sinon bienvenue aux futurs nouveaux CCDistes et precaires...

Publié : 28 avr. 2009, 12:32
par jeanbellini
C'est comme dans les banques, le seul a tirer son épîngle du jeu, c'est le directeur de l'établissement, les clients les plus modestes restant des gueux. Notez qu'un directeur d'école est trés correctement payé à hauteur de 4 à 5 000 EUROS net mensuel. Le prix du rêve sans doute. Il serait grand temps de réformer tous cela, de mettre un grand coup de pataqués dans la fourmilliére, et de limiter le nombre des écoles reconnues à 4 OU 5 pour qu'elles soient en adéquation avec un marché qui n'est plus en mesure d'absorber tous le monde. Mais enfin réformer tous cela, cela signifie aussi mettre fin a des priviléges installés, des combines vivriéres et alimentaires. Pas facile, pas facile....

Publié : 28 avr. 2009, 19:02
par mat003
au passage, je le trouve pas très efficace le facteur... ça fait 2 semaines que j'attends mon dossier de candidature....

Publié : 29 avr. 2009, 08:35
par Loupatchinha
Pendant les vacances de Pâques, le secrétariat était fermé... Mais avec la rentrée, tu devrais recevoir ton dossier rapidement...

date limite pour les inscriptions 6 mai !

Publié : 29 avr. 2009, 11:54
par Padj
jeanbellini a écrit :C'est comme dans les banques, le seul a tirer son épîngle du jeu, c'est le directeur de l'établissement, les clients les plus modestes restant des gueux. Notez qu'un directeur d'école est trés correctement payé à hauteur de 4 à 5 000 EUROS net mensuel. Le prix du rêve sans doute. Il serait grand temps de réformer tous cela, de mettre un grand coup de pataqués dans la fourmilliére, et de limiter le nombre des écoles reconnues à 4 OU 5 pour qu'elles soient en adéquation avec un marché qui n'est plus en mesure d'absorber tous le monde. Mais enfin réformer tous cela, cela signifie aussi mettre fin a des priviléges installés, des combines vivriéres et alimentaires. Pas facile, pas facile....
Tout à fait, mais certains préférent se persuader qu'une école c'est la voie royale vers un métier noble et au-dessus de la masse, assuré à coup sûr par cette avalanche de fric déversée sans mesure pour s'assurer qu'on est bien en train de devenir une élite.

T'inquiète pas, ça déchantera quand ça devra se mettre à quatre pattes pour de maigres piges et actualiser son statut auprès du pôle emploi chaque mois :lol:

Publié : 29 avr. 2009, 18:54
par pierodelyon
Padj a écrit :
jeanbellini a écrit :C'est comme dans les banques, le seul a tirer son épîngle du jeu, c'est le directeur de l'établissement, les clients les plus modestes restant des gueux. Notez qu'un directeur d'école est trés correctement payé à hauteur de 4 à 5 000 EUROS net mensuel. Le prix du rêve sans doute. Il serait grand temps de réformer tous cela, de mettre un grand coup de pataqués dans la fourmilliére, et de limiter le nombre des écoles reconnues à 4 OU 5 pour qu'elles soient en adéquation avec un marché qui n'est plus en mesure d'absorber tous le monde. Mais enfin réformer tous cela, cela signifie aussi mettre fin a des priviléges installés, des combines vivriéres et alimentaires. Pas facile, pas facile....
Tout à fait, mais certains préférent se persuader qu'une école c'est la voie royale vers un métier noble et au-dessus de la masse, assuré à coup sûr par cette avalanche de fric déversée sans mesure pour s'assurer qu'on est bien en train de devenir une élite.

T'inquiète pas, ça déchantera quand ça devra se mettre à quatre pattes pour de maigres piges et actualiser son statut auprès du pôle emploi chaque mois :lol:
Euh... otez moi d'un doute, la formation de l'IFP c'est le coût d'une inscription à la fac ? non ?

Publié : 29 avr. 2009, 19:16
par Loupatchinha
Oui ce sont les frais de scolarité de la fac. Soit environ 450 euros.

Padj, on est bien d'accord qu'il y a beaucoup d'écoles reconnues...
Cela étant, on ne nous berce pas tous les jours de discours débiles du genre "Vous êtes l'élite de la nation et vous serez les Joseph Kessel et Albert Londres du 21e siècle"... Loin de là ! On sait que ce sera dur, t'en fais pas pour ça...

Publié : 29 avr. 2009, 20:14
par Padj
Loupatchinha a écrit :Oui ce sont les frais de scolarité de la fac. Soit environ 450 euros.

Padj, on est bien d'accord qu'il y a beaucoup d'écoles reconnues...
Cela étant, on ne nous berce pas tous les jours de discours débiles du genre "Vous êtes l'élite de la nation et vous serez les Joseph Kessel et Albert Londres du 21e siècle"... Loin de là ! On sait que ce sera dur, t'en fais pas pour ça...
Oh, je crois qu'arrivé à ce stade il ne s'agit même plus de "difficulté". La profession s'effondre, littéralement, et la presse papier est dans une phase de mutation profonde alors même que son futur modèle n'existe pas encore et qu'Internet n'offre aucun modèle économique viable.

On ne parle pas ici de choses "dures" mais de plans sociaux ici en France par dizaines, de titres qui s'arrêtent quasiment du jour au lendemain, de salaires miséreux et de recul social, de précarisation galopante, de médias qui persistent à ne pas vouloir appliquer la loi et ne pas toujours payer en salaire les piges.

Ma réponse dépassait le cadre strict de ce sujet, car malheureusement de nombreux jeunes viennent errer sur ce forum en quête des "trucs et astuces" ultimes pour réussir ces précieux concours menant à la précieuse formation qui fera d'eux de précieux journalistes... au chômage ou précaires. Beaucoup n'ont que l'image de ce qu'ils lisent, de ce qu'ils rêvent, pas de ce que la profession devient. Il y a là un véritable danger pour eux comme pour ceux déjà en place, avec un marché qui ne peut plus absorber tout le monde et des écoles, reconnues ou pas, qui en profitent pour se faire de l'argent sur le dos de ces jeunes prêts à tout par fantasme d'un métier à milles lieues de ce que la plupart imaginent.

Qu'espérent-ils obtenir ? Des places au Figaro, à l'AFP, au Washington Post ? Même à Radio France plus d'un journaliste sur trois est un précaire. Quand ils verront que pour en vivre il faut piger pour des magazines de tracteurs ou de couture, faire de la traduction ou de la comm ou des RP à côté, voire de l'alimentaire pur, quand ils ne seront pas purement et simplement au RMI ou au chômage, peut-être comprendront-ils certaines mises en garde sur le fait qu'il n'y a nul besoin d'entasser pendant deux ou trois ans des connaissances poussiéreuses, qui plus est lorsque cela coûte des milliers d'euros au final. Tout du moins, encore faut-il avoir conscience de ce que vit la profession en ce moment, et se donner un éventail plus élargi de compétences et d'expériences, un fil conducteur bien pensé qui va au-delà du "je réussis le concours, je fais deux ans, je sors diplômé et à moi le métier de journaliste".

Certains n'ont pas conscience que des réactions entières, ou presque, en sont à vivre sur les stagiaires, apprentis et contrats de professionnalisation à peine encadrés (faute de moyens ou pour maximiser les bénéfices), qu'il s'agit souvent et de plus en plus de "pisser de la copie" ou de la dépêche pour alimenter le syphon en continu de l'info, que les patrons de presse sont des industriels aux publications aseptisées et lisses envers les publics spécialisés qu'il ne faut pas froisser.

Le journalisme tel qu'il se faisait dans la presse papier meurt, et cela va plus loin qu'un contexte "dur". Nous sommes tous pris dans un énorme ouragan qui dévaste tout sur son passage et fait table rase du passé. Qui et quoi va survivre ?

Les états généraux de la presse ne laissent rien augurer de de bien rassurant sur un plan plus pragmatique, la part belle étant toujours donnée aux actionnaires et aux patrons, les journalistes français perdant de plus en plus de droits. Quant à notre rôle, la belle affaire, le public se montre de plus en plus défiant et bien que la profession tende à niveler les choses, créer de l'information "horizontale" et donner au public les moyens de s'investir, le journaliste n'est plus le seul référent, loin de là.

Ce qui est le plus troublant c'est finalement de se demander comment autant de jeunes peuvent se lancer dans une profession qui telle quelle disparaît, dans le désir d'accomplir quelque chose qui n'existe(ra) plus vraiment en soi, et alors que l'on ne sait pas encore ce que sera cette nouvelle forme d'information.

En terme de stratégie professionnelle et économique, c'est un pari hautement risqué voire suicidaire. Sur un plan plus personnel, je crois que cela confirme la naïveté et la méconnaissance de beaucoup. Bien sûr, tout n'est pas noir, la crise fait aussi que certaines opportunités de piges sont plus nombreuses, des médias se font et se défont et l'on peut acquérir beaucoup d'expériences en peu de temps. Les plus opportunistes et chanceux trouvent quand même de bons contrats. Mais la situation est ainsi, en France comme dans le monde, une presse papier qui s'effondre et nous qui luttons pour ne pas être emportés.

Beaucoup vont être dépassés par ceux à quoi ils devront faire face malgré leur bagage, le temps d'étude, les efforts et l'argent dépensés sans compter. C'est cela qu'un certain nb de personnes essaient de mettre en avant, car ce n'est pas le jour de l'inscription au pôle emploi qu'il faut réagir...

Publié : 30 avr. 2009, 08:04
par letibelim
Bon remettons un peu les choses à leur place.

C'est vrai, la profession compte bon nombre de précaires. Beaucoup d'illusions doivent sortir de la tête des jeunes qui entrent. Mais je peux vous brosser le tableau d'une promo qui est sorti récemment d'école, la mienne (sortie en juin 2008) d'une école reconnue, à savoir Bordeaux. Et ce n'est pas si catastrophique que ça.

Sur 34, il y a c'est vrai qu'une poignée de CDI, mais ils existent ! En général en PQR. Nous sommes en majorité pigistes et/ou CDD, Nous travaillons, néanmoins, tous.

Beaucoup de ceux qui ont fait l'option radio travaillent à radio france, soit dans une locale à la pige, soit sur le planning.

Parmi ceux qui ont fait télé, certains travaillent à France2, TF1, BFM, à RFO. D'autres sont dans des rédacs de télé locale. Ceux qui sont formés à la caméra s'en tirent plus facilement.

En presse écrite, il y a ceux qui se sont dirigés vers la PQR. Ceux-là n'ont pas trop de soucis. Sans être la fête, ils trouvent du travail plutôt facilement. D'autres pigent ou "CDDisent" à Paris : inrock, l'Etudiant, Le Parisien, l'AFP... Bref, c'est parfois plus dur, mais ça tourne également.

Au final, nous sommes plutôt précaires, c'est vrai, mais nous nous en sortons tous. Certains ont vu un CDI leur passer sous le nez à cause de la crise, des piges et des CDD ont été réduits... mais nous nous en sortons.

Publié : 30 avr. 2009, 12:23
par carophenix
Pour répondre à Padj, j'ajouterais que l'immonde jeune fille pleine de frics qui paye pour devenir journaliste que je suis, paye son loyer, ses maigres frais de scolarité (moins de 400euros l'année mais qu'elle horreur !) et toutes les dépenses de la vie quotidienne avec un prêt étudiant qu'elle a contracté.

De plus je me suis préparée en achetant un tube de vaseline pour les fois où il me faudra "me mettre à quatre pattes"...

Mais ça vaut le coup puisque bientôt j'appartiendrai à l'élite, le fin du fin de la nation !

Plus sérieusement ne nous accusez pas de crétinisme en avançant qu'on ignore ce qui nous attend, ou pire encore parce que nous avons décidé d'y aller en toute connaissance de cause... Je continue d'être persuadée qu'une démocratie ne peut fonctionner sans de bons journalistes. Et que tout un chacun ne peut s'auto-proclamer journaliste. Ne serait-ce que parce que bien souvent le citoyen qui prend la parole dans un média le fait pour un sujet qui le touche personnellement... Et manque bien souvent, et c'est normal, d'objectivité.

Si plusieurs voies existent pour le métier j'en ai choisi, et j'ai eu la chance d'être admise, dans une qui raccourcira nettement le temps de galère. Après oui l'école n'est pas la garantie d'un contrat. Mais les efforts dont nous avons su faire preuve pour intégrer l'école est une preuve d'une certaine capacité d'engagement et de volonté ! C'est loin d'être aussi simple que d'apposer une signature en bas d'un chèque ou de passer un coup de fil à son tonton éditorialiste...

Bien cordialement...