Les excès de prévention : la preuve par l'image !

Espace de discussion non professionnel : envie de parler du beau temps ? Un coup de déprime ? Votre sujet ne rentre dans aucun forum ?
Avatar de l’utilisateur
dani l
Messages : 2814
Inscription : 24 sept. 2003, 12:36
Localisation : France-(59)-62-92-94-
Contact :

- @vatar -

Message non lu par dani l » 27 juil. 2007, 22:09

PierreAndré a écrit :Hey Dani, tu peux t'arrêter un peu de poster partout s'il te plaît ? :x
......

.........
............
_ Quid de ton bel @vatar ?..........

..............................................................
Image........................... :shock:
"Chaque employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence." Peter et Hull
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 28 juil. 2007, 20:57

Peut-être que personne n'ose te le dire mais franchement, y en a marre !
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 13 août 2007, 00:08

Je suis revenu :D

Ooooooh Mariabox, je ne me souviens plus la raison pour laquelle vous me détestez, peut-être auriez-vous l'amabilité de me la rappeler ?
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 13 août 2007, 00:11

Aurai-je émis des opinions qui vous auraient chagrinée ?
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 13 août 2007, 00:23

Suis-je à l'origine de propos qui vous ont offusquée ?
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 13 août 2007, 00:26

Ô que d'épais mystères !
je ne saurai jamais ce qui me vaut cette amertume !
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 13 août 2007, 00:29

Maria je vous en conjure, répondez à mes suppliques ! Ne me laissez pas dans l'incertitude !
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 13 août 2007, 00:31

Répondez Maria !
Votre silence me glace le sang !
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 13 août 2007, 00:37

Je suis si triste que ces quelques vers de Lamartine se rapellent à mon souvenir :

Je vais sans savoir où, j'attends sans savoir quoi,
Mes bras s'ouvrent à rien et se ferment à vide.
...
Mais c'est Dieu qui t'écrase, ô mon âme ! sois forte,
Baise sa main sous la douleur !
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 13 août 2007, 00:41

Voyez dans quel état vous me plongez.
mariabox
Messages : 272
Inscription : 10 févr. 2004, 11:16
Localisation : Paris
Contact :

Message non lu par mariabox » 13 août 2007, 14:47

Hello Pierre André,

Tout d'abord sur ce forum j'utilise exclusivement mon "pseudo du web": mariabox. Mais vous m'avez l'air tellement perdu que je vous réponds, et je fais aussi l'effort de vous vouvoyer. On dira que c'est l'effet "vacances"... Bon à part ça, de Lamartine je connaissais par coeur "Le lac", il y a quelques années, mais vos vers ne me disent rien... Sacré Lamartine, va!

A +
... "the stars look very different today"
D Bowie in Space Oddity ...
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 17 août 2007, 23:12

Je suis heureux qu'il y a quelques années, vous vous souveniez par cœur du Lac, cette nouvelle me met en joie, j'en suis tout guilleret.

Mais vous semblez ignorer les quelques vers que mon infortune m'a amené à évoquer, et cela me navre.
C'est "Gethsemani ou la mort de Julia"
Lamartine évoque la mort de sa fille, Julia.

Julia ! Julia ! d’où vient que tu pâlis ?
Pourquoi ce front mouillé, cette couleur qui change ?
Parle-moi ! souris-moi ! Pas de ces jeux mon ange !
Rouvre-moi ces yeux où je lis !
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 17 août 2007, 23:15

Le poème ne se trouve pas en entier sur le web, on n'en trouve que des extraits.
Il y a plein de poèmes de Lamartine ou de Paul Valery, ou d'autres, qui ne se trouve pas sur le web et c'est un véritable SCANDALE !
Non mais c'est dingue.
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 17 août 2007, 23:18

Je sais que tu n'y es pour rien Maria, mais bon. Tu pourrais faire gaffe.
PierreAndré
Messages : 787
Inscription : 29 mai 2006, 15:09
Contact :

Message non lu par PierreAndré » 17 août 2007, 23:22

Hey ! J'ai trouvé le poème en entier ! :D
Bon, je vais en donner un extrait 8)

J'avais laissé non loin, sous l'aile maternelle,
Ma fille, mon enfant, mon souci, mon trésor.
Son front à chaque été s'accomplissait encor ;
Mais son âme avait l'âge où le ciel les rappelle :
Son image de l'oeil ne pouvait s'effacer,
Partout à son rayon sa trace était suivie,
Et, sans se retourner pour me porter envie,
.............Nul père ne la vit passer.

C'était le seul débris de ma longue tempête,
Seul fruit de tant de fleurs, seul vestige d'amour,
Une larme au départ, un baiser au retour,
Pour mes foyers errants une éternelle fête ;
C'était sur ma fenêtre un rayon de soleil,
Un oiseau gazouillant qui buvait sur ma bouche,
Un souffle harmonieux la nuit près de ma couche,
.............Une caresse à mon réveil !

C'était plus : de ma mère, hélas ! C'était l'image ;
Son regard par ses yeux semblait me revenir,
Par elle mon passé renaissait avenir,
Mon bonheur n'avait fait que changer de visage ;
Sa voix était l'écho de dix ans de bonheur,
Son pas dans la maison remplissait l'air de charmes,
Son regard dans mes yeux faisait monter les larmes,
.............Son sourire éclairait mon cœur.

Son front se nuançait à ma moindre pensée,
Toujours son bel oeil bleu réfléchissait le mien ;
Je voyais mes soucis teindre et mouiller le sien,
Comme dans une eau claire une ombre est retracée,
Mais tout ce qui montait de son cœur était doux,
Et sa lèvre jamais n'avait un pli sévère
Qu'en joignant ses deux mains dans les mains de sa mère,
.............Pour prier Dieu sur ses genoux !

Je rêvais qu'en ces lieux je l'avais amenée,
Et que je la tenais belle sur mon genou,
L'un de mes bras portant ses pieds, l'autre son cou ;
Ma tête sur son front tendrement inclinée.
Ce front, se renversant sur le bras paternel,
Secouait l'air bruni de ses tresses soyeuses ;
Ses dents blanches brillaient sous ses lèvres rieuses,
.............Qu'entr'ouvrait leur rire éternel.

Pour me darder son cœur et pour puiser mon âme,
Toujours vers moi, toujours ses regards se levaient,
Et dans le doux rayon dont mes yeux la couvraient,
Dieu seul peut mesurer ce qu'il brillait de flamme.
Mes lèvres ne savaient d'amour où se poser ;
Elle les appelait comme un enfant qui joue,
Et les faisait flotter de sa bouche à sa joue,
.............Qu'elle dérobait au baiser !

Et je disais à Dieu, dans ce cœur qu'elle enivre :
" Mon dieu ! Tant que ces yeux luiront autour de moi,
Je n'aurai que des chants et des grâces pour toi :
Dans cette vie en fleurs c'est assez de revivre.
Va, donne-lui ma part de tes dons les plus doux,
Effeuille sous mes pas ses jours en espérance,
Prépare-lui sa couche, entr'ouvre-lui d'avance
.............Les bras enchaînés d'un époux ! "

Et, tout en m'enivrant de joie et de prière,
Mes regards et mon cœur ne s'apercevaient pas
Que ce front devenait plus pesant sur mon bras,
Que ses pieds me glaçaient les mains, comme la pierre.
" Julia ! Julia ! D'où vient que tu pâlis ?
Pourquoi ce front mouillé, cette couleur qui change ?
Parle-moi, souris-moi ! Pas de ces jeux, mon ange !
.............Rouvre-moi ces yeux où je lis ! "

Mais le bleu du trépas cernait sa lèvre rose,
Le sourire y mourait à peine commencé,
Son souffle raccourci devenait plus pressé,
Comme les battements d'une aile qui se pose.
L'oreille sur son cœur, j'attendais ses élans ;
Et quand le dernier souffle eut enlevé son âme,
Mon cœur mourut en moi comme un fruit que la femme
.............Porte mort et froid dans ses flancs !

Et sur mes bras roidis portant plus que ma vie,
Tel qu'un homme qui marche après le coup mortel,
Je me levai debout, je marchai vers l'autel,
Et j'étendis l'enfant sur la pierre attiédie,
Et ma lèvre à ses yeux fermés vint se coller ;
Et ce front déjà marbre était tout tiède encore,
Comme la place au nid d'où l'oiseau d'une aurore
.............Vient à peine de s'envoler !

Et je sentis ainsi, dans une heure éternelle,
Passer des mers d'angoisse et des siècles d'horreur,
Et la douleur combla la place où fut mon cœur ;
Et je dis à mon dieu : " mon Dieu, je n'avais qu'elle !
Tous mes amours s'étaient noyés dans cet amour ;
Elle avait remplacé ceux que la mort retranche ;
C'était l'unique fruit demeuré sur la branche
.............Après les vents d'un mauvais jour.

C'était le seul anneau de ma chaîne brisée,
Le seul coin pur et bleu dans tout mon horizon ;
Pour que son nom sonnât plus doux dans la maison,
D'un nom mélodieux nous l'avions baptisée.
C'était mon univers, mon mouvement, mon bruit,
La voix qui m'enchantait dans toutes mes demeures,
Le charme ou le souci de mes yeux, de mes heures ;
.............Mon matin, mon soir et ma nuit ;

Le miroir où mon cœur s'aimait dans son image,
Le plus pur de mes jours sur ce front arrêté,
Un rayon permanent de ma félicité,
Tous tes dons rassemblés, seigneur, sur un visage ;
Doux fardeau qu'à mon cou sa mère suspendait,
Yeux où brillaient mes yeux, âme à mon sein ravie,
Voix où vibrait ma voix, vie où vivait ma vie,
.............Ciel vivant qui me regardait.

Eh bien ! Prends, assouvis, implacable justice,
D'agonie et de mort ce besoin immortel ;
Moi-même je l'étends sur ton funèbre autel.
Si je l'ai tout vidé, brise enfin mon calice !
Ma fille, mon enfant, mon souffle ! La voilà !
La voilà ! J'ai coupé seulement ces deux tresses
Dont elle m'enchaînait hier dans ses caresses,
.............Et je n'ai gardé que cela ! "

Un sanglot m'étouffa, je m'éveillai. La pierre
Suintait sous mon corps d'une sueur de sang ;
Ma main froide glaçait mon front en y passant ;
L'horreur avait gelé deux pleurs sous ma paupière.
Je m'enfuis : l'aigle au nid est moins prompt à courir.
Des sanglots étouffés sortaient de ma demeure
L'amour seul suspendait pour moi sa dernière heure :
.............Elle m'attendait pour mourir !

Maintenant tout est mort dans ma maison aride,
Deux yeux toujours pleurant sont toujours devant moi ;
Je vais sans savoir où, j'attends sans savoir quoi ;
Mes bras s'ouvrent à rien, et se ferment à vide.
Tous mes jours et mes nuits sont de même couleur ;
La prière en mon sein avec l'espoir est morte.
Mais c'est Dieu qui t'écrase, ô mon âme ! sois forte,
.............Baise sa main sous la douleur !
Répondre

Revenir à « Discussion générale »