Page 1 sur 4

Tout arrêter pour se consacrer aux concours ?

Publié : 22 juil. 2007, 15:29
par Aurélie86
Bonjour,
Je lis les messages postés sur ce forum depuis un moment, lis vos discussions et me décide à y prendre part.
Ma question est un peu bête, car je sais bien que chaque cas est particulier et qu'il n'y a pas de méthode miracle adaptée à tous, mais j'aimerais savoir si ceux qui viennent de réussir les concours se sont uniquement consacrés à ça cette année ? Ou avez-vous continué à suivre des cours (et dans quelle filière..) à côté, à travailler, faire des stages... ? Je suis censée intégrer à la rentrée un master 1 d'info-com et continuer à travailler à mi-temps dans un organisme de veille des médias, tout en préparant ces fameux concours, mais ça me semble de plus en plus illusoire... ! En même temps, tout arrêter pour n'avoir au final qu'une chance infime... Bref, j'aimerais juste savoir comment vous, vous vous y êtes pris !

Publié : 22 juil. 2007, 16:21
par fukusan
Un master info-com honnetement, c'est mieux que rien. Travailler les concours sérieusement, c'est une à deux heure par jour. C'est suivre l'actualité en faisant des fiches. Lire les bouquins qu'ils donnent en bibliographie en prennant des notes. Avoir un excellent niveau d'anglais c'est à dire être bilingue. Je conseille également de regarder à la tv ou d'écouter à la radio des émissions comme n'ayons pas peur des mots sur itélé ou on refait le monde sur rtl.

Commencer dès la rentrée, soit environ 6 mois avant les concours et faire ça quotidiennement c'est une bonne préparation.

C'est jouable quand même de tout cumuler. Tout arrêter serait une erreur je trouve.

Publié : 22 juil. 2007, 17:05
par Mel28
fukusan a écrit :Avoir un excellent niveau d'anglais c'est à dire être bilingue.
Heureusement que ceci est faux! Pas besoin d'être bilingue pour entrer dans une école de journalisme!

c'est jouable

Publié : 22 juil. 2007, 17:09
par melylo
honnêtement, c'est très faisable. J'ai continué mes cours à Sciences po en bossant à un bon rythme pour et comme d'autres autour de moi, j'ai eu pas mal d'admisibilités et une admission. Et j'ajoute que j'ai même eu une vie personnelle plutôt sympa!
Un bon truc c'est de se trouver un groupe pour ficher l'actualité (et plus si affinités), 3-4 personnes, c'est l'idéal, à commencer seulement 4-6 mois avant le concours. D'ici là, révise grammaire et ortho an français et améliore ton anglais et ta culture générale de base (en t'adaptant aux annales), c'est des points facilement attrapés, par petites couches de boulot pas trop fatigantes. Et écris, travaille ton style, dérouille ton écriture.
Et d'ici les oraux essaie aussi de réfléchir un peu à ton projet. Et à connaître le milieu si c'est pas trop le cas.
Et te décourage pas, c'est faisaible sans mourir en chemin, mais ménage toi un peu plus de temps pour bosser quand tu vois les concours arriver.

Publié : 22 juil. 2007, 17:54
par aquae
C'est quand même mieux si ce que tu fais à côté ne te demande pas trop de temps de travail personnel, histoire que ta préoccupation principale reste la préparation des concours. J'ai réussi les concours cette année en faisant un master 2 d'histoire à côté, qui m'a laissé énormément de temps libre car mon mémoire était déjà bien avancé et que je n'avais plus d'heures de cours. L'an dernier, par contre, mon échec était clairement dû à un manque de temps et d'énergie à consacrer au suivi de l'actualité...
Ne laisse pas passer le boulot dans l'organisme de veille des médias, ça me parait être un bon moyen de se maintenir dans le bain toute l'année. Pour le master... c'est vrai qu'il serait dommage de le laisser tomber, mais sois claire avec toi-même sur ce que tu veux en obtenir.
Enfin, ce qui me parait indispensable: garde le moral! Préserve-ta vie sociale et tes loisirs, tout est jouable quand on est passionné mais il est inutile d'arriver aux épreuves épuisé et le moral dans les chaussettes!

Publié : 22 juil. 2007, 22:09
par fukusan
Mel28 a écrit :
fukusan a écrit :Avoir un excellent niveau d'anglais c'est à dire être bilingue.
Heureusement que ceci est faux! Pas besoin d'être bilingue pour entrer dans une école de journalisme!
Peut-être pas, mais il faut au moins un excellent niveau d'anglais. Un niveau scolaire ne suffit pas.

Publié : 23 juil. 2007, 12:25
par Aurélie86
Oui justement l'anglais me fait peur... je suis loin d'être bilingue et je doute d'atteindre l'excellence d'ici un an... !
Merci d'avoir pris le temps de me répondre, je vais suivre vos conseils !

Publié : 23 juil. 2007, 12:58
par emilie59
Il y a moyen d'intégrer une école même si tu n'a pas un super niveau en anglais: l'IJBA par exemple, le concours n'a pas d'épreuve d'anglais.

Publié : 23 juil. 2007, 13:01
par Melsilv
A l'icm le concours d'anglais est très facile aussi, niveau collège requis :D

Publié : 23 juil. 2007, 13:24
par Sheena
Pour le concours de l'EJT, l'épreuve de langues est au choix : soit Anglais, Allemand ou Espagnol ; c'est une épreuve orale, le niveau demandé est bac+2.
Ils ne sont pas trop exigeants sur le niveau de langue, l'essentiel est de bien savoir analyser le texte et répondre aux questions.

Publié : 23 juil. 2007, 13:59
par Louis XV
Perso, je n'ai pas du tout préparer les concours. Je me suis décidé à passer le triconcours PEMEP la veille des inscriptions. J'ai été admissible aux trois écoles. Je suis admis à l'IPJ et sur liste d'attente au CFJ.
Mieux que le bachotage, il y a la certitude que le journalisme est fait pour toi et un réel intéret pour l'actu. Ficher le Monde et les JT d'I-télé pendant un an, ça donne la gerbe et ça fini par de décourager. J'ai eu 6/20 au questionnaire d'actu, c'est assez pourri mais si tu sais écrire tu peux compenser dans les autres épreuves. Le concours dure trois jours, il faut te donner à fond, et tu y arrives. J'ai croisé des gens qui avaient des brochures actu d'IPESUP, qui étaient incollables sur l'actu et qui n'étaient pas admissibles.
Les écoles de journalisme, ce n'est pas le concours d'HEC, de Science Po Paris ou de Normale Sup ( sauf pour le taux de réussite hallucinant), c'est avant tout une formation qui correspond à un métier. Si tu es fait pour ce métier, alors les portes s'ouvriront !!!

Publié : 23 juil. 2007, 14:02
par Melsilv
Pas d'accord avec toi Louis XV, beaucoup ont la certitude d'être faits pour ce métier et la plupart n'y arivent pas.

Je pense que la sélection dans beaucoup d'école est tout à fait aléatoire... et ne veut pas dire grand chose.

Publié : 23 juil. 2007, 14:17
par Louis XV
Effectivement il y a une haute dose d'aléatoire. Avec des taux de réussite de 5% à 8% max (science po ou hec, c'est 15%), il y a pas mal de gens qui sont injustement écartés. Il faut être conscient que 95% des gens que tu croiseras à Arcueil n'entreront pas dans les écoles... En plus, il suffit de voir que des gens qui ont été écartés par l'IPJ ou l'IJBA sont pris à l'ESJ par exemple. C'est un peu le Loto.
Mais je suis contre le bachotage, je trouve ça assez absurde. Le fait de passer un an pour assurer à une épreuve d'actu pas si coefficientée que ça. Bachoter, ça peut au maximum te faire gagner 4 ou 5 points à l'épreuve d'actu. A l'échelle de l'implacable batterie d'épreuves, c'est pas grand chose. ça peut être un moyen de se rassurer mais le rapport coût/avantage est loin d'être rentable...
Je crois qu'il faut surtout y croire, être conscient de l'extrême difficulté des concours (et donc ne pas se vexer de ne pas être admis). Il faut se détendre...

Publié : 23 juil. 2007, 14:23
par Melsilv
C'est clair moi aussi je ne pense pas qu'il faille passer une année à ne faire que ça parce ce que de toute façon au final on n'est pas du tout sûr d'y arriver, et c'est vrai, ça doit rendre fou :shock: lol.

Publié : 23 juil. 2007, 14:33
par gavroche
je rejoins louis XV, le bachottage est vraiment une très mauvaise façond'aborder l'entrée dans les écoles ou formations universitaires au journalisme

on ne demande pas a un journaliste d'avoir une tete bien pleine mais une tete bien faite...

et l'expérience, meme minime, aide énormement à passer le cap des dossiers, des écrits puis de l'oral.

Après, vu le taux de réussite , si on n'est pas pris,c 'est pas qu'on est nul, c'est juste qu'il y' a eu devant vous quelques personnes avec quelques dixièmes de points que vous...
et ca,c 'est le facteur chance... dans un concours, avoir la moyenne ca ne suffit pasz, si tout le monde l'a !