Fiche inscription aux concours: profession des parents!

Discussions générales sur les écoles et les formations en journalisme et en communication (préparations écoles, choix d'une formation, hésitation entre plusieurs écoles, ...)
hankao
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Fiche inscription aux concours: profession des parents!

Message non lu par hankao » 18 mai 2009, 11:55

Je me suis souvent demander pourquoi une telle question...

Pour les écoles il s'agirait seulement d'établir des statistiques! Mais j'ai des doutes comme beaucoup d'autres aspirants journalistes et postulants aux fameuses écoles... :?


Ne cherchent ils pas par des moyens détournés à vérifier la "solvabilité" des postulants???

Sommes nous parano?? J'aimerais bien avoir d'autres avis!
Phix
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Message non lu par Phix » 18 mai 2009, 13:42

la solvabilité? tu crois vraiment qu'ils prennent pas un étudiant parce que ces parents n'auraient pas une profession qui rapportent assez?

ça c'est de la paranoïa pour répondre à ta question :D

déjà parce que les publiques ne coûtent pas plus de 500 euros, et sûrement rien du tout pour les boursiers-sans-argent, et que même certaines privées ont des dispositions spécifiques pour les boursiers...


c'est une juste une question de stats.. et puis chez certains tu peux vérifier d'où vient leur intérêt pour la profession : parents journalistes!
hankao
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Message non lu par hankao » 18 mai 2009, 14:02

Je parlais surtout des écoles privées! :D

De tout façon "l'écrémage" à lieu bien avant car passer les concours c'est déjà super cher...Les boursiers au final il en reste pas des masses, mais quand même...

J'ai des doutes : je vois trop souvent cette case dans la fiche des inscriptions...Et puis j'entends souvent parler des difficultés financières de certaines écoles!

Sachant qu'un étudiant boursier ne paiera que 700 euros l'année pour certaines écoles (contre environ 3000euros pour un non boursier), le manque a gagné est évident! :D Je te laisse faire les calculs.

C'est comme certains médecins avec la CMU! :wink: J'aimerai vraiment que ce ne soit que de la parano mais ma naiveté a des limites!
hankao
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Message non lu par hankao » 18 mai 2009, 14:11

Et puis n'oublions pas les étudiants qui sont juste au-dessus des plafonds pour bénéficier d'une bourse...Ceux là sont les plus à plaindre!

Comment font-ils?? Un crédit ??? :roll:
oscar303
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Message non lu par oscar303 » 18 mai 2009, 15:23

c'est une juste une question de stats.. et puis chez certains tu peux vérifier d'où vient leur intérêt pour la profession : parents journalistes!

évidemment, des parents journalistes c'est l'idéal...
Mais il me semble que d'autres professions peuvent être privilégiées également, pour différentes raisons..
N'oublions pas que le journaliste (au sens générique) est non seulement le transmetteur, mais aussi le producteur du discours dominant, de la doxa comme on dit, le maillon de plus en plus essentiel à la perpétuation du système tel qu'il est, le garant de l'ordre établi. Plus le journaliste sera capable d'exprimer talent et énergie en ce sens, plus il verra sa progression s'accélérer, plus les puissants le gratifieront économiquement et symboliquement à l'intérieur du champs médiatique - et même parfois à l'extérieur : accession à des responsabilités politiques ou publiques par exemple. S'il s'évertue un peu trop à essayer de changer les rapports de force dans le mauvais sens ou un peu trop vite, il se verra confiner à des tâches subalternes, voire à des organes marginaux. La profession des parents du candidat à l'école de journalisme est l'un des principaux déterminants de la place qu'il occupera plus tard, étant donné qu'on a toujours tendance à défendre les valeurs de son milieu pour faire fructifier son petit capital. Il convient donc, pour les dirigeants de ces établissements de fournir aux divers recruteurs la diversité adéquate, dans des proportions acceptables par tous. Cet élément n'est donc pas stricto sensu discriminant pour l'accès aux études - en dehors des inégalités habituelles et de plus en plus marquées ces dernières années qui frappent l'ensemble des grandes écoles - mais il constitue un marqueur fondametal qui, conjugué à d'autres (l'adresse, l'apparence physique, la dimension politique exprimée dans les copies etc.), permet à ces dirigeants,pas folles les guêpes, de prévoir à peu de choses près ce que vous deviendrez dans la profession, ou en tout cas le style de carrière que vous pouvez effectuer. Il leur faut du Mohamed fils de chômeur pour la radio associative de la cité, du fils discret de journaliste de province pour certaines "charges" stratégiques comme un poste de correspondant au Monde ou la direction de canards de PQR, de l'orphelin flamboyant et revanchard pour les postes les plus exposés, et puis le traditionnel lot d'enfants de la bourgeoisie d'argent pour défendre le grand capital et de la bourgeoisie culturelle pour canaliser sainement les "forces de progrès" etc.
Ces dirigeants connaissent parfaitement la demande des recruteurs, puisque ce sont les mêmes. Ils connaissent parfaitement l'ensemble des forces qui tendent et sous-tendent le champs médiatique et ils savent bien mieux que vous-mêmes la place qui peut vous attendre. Cela est d'autant plus vrai que le journalisme fait infiniment plus appel que les autres professions dans sa pratique à des "savoirs intégrés", à des pré-requis, à des attitudes et des comportements standards qui ne vous seront jamais explicités clairement. Soit vous les avez acquis par votre milieu, soit vous serez exclus. Une bonne moitié du travail du journaliste consiste à comprendre et à produire ce qu'on attend de lui sans jamais le lui formuler, même pour soi. En ce sens, le journalisme est sans doute une des professions où la reproduction des élites est la plus flagrante. Et c'est bien logique puisque sa fonction essentielle dans la société c'est justement de produire le discours qui, quelles que soient les tensions, saura s'y adapter pour assurer la permanence et la pérennité de ces positions dominantes.
"Chiens de garde", "petits soldats", comme vous voudrez... Ce qui est sûr c'est que, au-delà de votre intelligence et de vos talents propres, vous n'accéderez qu'aux responsabilités que vos intérêts sociaux valoriseront - et inversement. Et la profession de vos parents conditionne en grande partie vos intérêts sociaux.
Former un étudiant journaliste c'est donc aussi, sans doute, lui faire comprendre où sont ses intérêts, et lui rappeler au besoin d'où il vient...
La sociologie est un sport de combat et le journalisme un club de supporters....

Ne craignez donc pas d'avoir des parents pauvres qui risquent de ne pas pouvoir assurer les frais de scolarité de l'école, mais craignez infiniment la violence symbolique qui s'exercera sur vous en raison de cette origine qu'on ne manquera jamais de vous rappeler de la manière la plus cruelle... Craignez de devoir trahir pour réussir à travailler correctement... Craignez de devoir supporter avec zèler des équipes étrangères et honnies....

Mais, après tout, le journalisme ça mène à tout, il suffit d'en sortir...
kaeak
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Message non lu par kaeak » 18 mai 2009, 19:31

hankao a écrit :Et puis n'oublions pas les étudiants qui sont juste au-dessus des plafonds pour bénéficier d'une bourse...Ceux là sont les plus à plaindre!

Comment font-ils?? Un crédit ??? :roll:
Une école publique... ou sur le tas ! :roll:
L'avantage du métier de journaliste, c'est qu'il ne nécessite pas de diplôme. Parmi les plus anciens, il y a des gens issus de toutes les classes sociales (y compris des fils d'ouvriers pauvres), parce qu'ils ont appris en travaillant. Chez les jeunes, c'est de plus en plus uniformisé parce que de plus en plus issu des écoles et de moins en moins de "la vraie vie".
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Message non lu par hankao » 18 mai 2009, 19:47

Une école publique... ou sur le tas ! :roll:
L'avantage du métier de journaliste, c'est qu'il ne nécessite pas de diplôme.

C'est de moins en moins vrai! Pour décrocher un "vrai stage" on te demande de quelle école tu viens et si tu réponds mais je prépare les concours, on te dit rappelle quand tu seras dans une école...ça c'est quand tu as une réponse...

Sortir diplomé d'une école c'est un bon début(pour bon nombre de rédaction), c'est mieux avec que sans!

C'est comme le fait d'avoir fait des stages avant de passer les concours : ça ne fait pas tout mais c'est un vrai plus pour l'école. Et ne pas avoir fait de stage est très souvent un point négatif!

C'est un débat sans fin je sais...
hankao
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Message non lu par hankao » 18 mai 2009, 20:04

Petit info quand même j'ai le sentiment que mon post doit en "choquer " certains ou alors c'est mon indignation qui doit paraitre à côté de la plaque!

Critère 10 de reconnaissance des formations au journalisme:

"Les frais d’inscription et de scolarité doivent être accessibles au plus grand nombre". :roll: La grosse blague!
kaeak
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Message non lu par kaeak » 18 mai 2009, 20:27

hankao a écrit :C'est de moins en moins vrai! Pour décrocher un "vrai stage" on te demande de quelle école tu viens et si tu réponds mais je prépare les concours, on te dit rappelle quand tu seras dans une école...ça c'est quand tu as une réponse...

Sortir diplomé d'une école c'est un bon début(pour bon nombre de rédaction), c'est mieux avec que sans!

C'est comme le fait d'avoir fait des stages avant de passer les concours : ça ne fait pas tout mais c'est un vrai plus pour l'école. Et ne pas avoir fait de stage est très souvent un point négatif!

C'est un débat sans fin je sais...
C'est ce que je dis : le diplôme de journalisme n'est pas nécessaire. Que ce soit un plus, certes, mais je ne l'ai pas nié.
Pas d'argent ? Eh bien faites les écoles publiques, plutôt que de vous endetter pour suivre une formation très chère qui vous mènera à un boulot très précaire.

Des stages d'observation en PQR, tu peux en faire en étant simplement en fac. Et ensuite, à toi de creuser ton trou et de t'imposer. Le journalisme, c'est aussi un peu de culot, pas seulement du bachotage pour réussir aux concours et une jolie ligne sur un CV. C'est en apprenant à se faire son trou par soi-même qu'on apprend le mieux son métier, pas en recevant l'Evangile selon ESJ-Paris ou Celsa sur les bancs de l'école.

Evidemment que ça rend les choses plus facile d'avoir fait une école. Parce que, théoriquement, ça indique que la personne est compétente (souvent, ça indique aussi qu'elle est suffisante, mais passons). Cela dit, vu la tronche du métier, l'avenir est sans doute plus à la pige qu'au CDI signé et au bureau dans le canard. Et à la pige, le CV, on s'en fiche : ce qui compte, c'est le produit que tu vends au rédac chef. Dans la mesure où l'écrasante majorité des écoles ne forme pas à la vente de piges... :roll:

Bref, une école pour le CV et les stages, ok, ça se défend largement. Mais ça ne sert à rien de se plaindre des tarifs (tout en entretenant les choses par l'inscription au concours et, éventuellement, à l'école en question) : il y aura toujours des gens assez aisés pour se permettre ces écoles-là et c'est tant mieux pour eux. Vise celles qui sont financièrement à ta hauteur, la concurrence est rude là-bas.

Quant au critère de reconnaissance portant sur le coût... nous sommes d'accord : foutaise ! Ca veut dire quoi, "le plus grand nombre" ? Rien d'autre que ce qu'on veut bien lui faire dire... Et pour les écoles en question, rien qu'en regardant le coût des concours (inscription, transport, hébergement), on voit bien que le plus grand nombre n'inclut pas les étudiants qui n'ont réellement pas d'argent. Ceux-là, peu importe leur motivation et leur expérience.

Pour en revenir au sujet sur la question soi-disant statistique : qu'est-ce que ça peut bien leur faire de connaître les stats concernant les candidats ? Que les stats des inscrits dans leur école les intéresse, ça se comprend (dans ce cas, on demande à l'inscription à l'école et non à l'inscription au concours). Mais au concours, ce qui est censé compter est uniquement les "compétences", non ? Dans ce cas, quelle importance de savoir que tel ou tel pourcentage vient d'un milieu aisé...?
cilou
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Message non lu par cilou » 18 mai 2009, 20:33

La question "quelle est la profession des parents ?" m'a toujours énervée, depuis le collège jusqu'aux études supérieures. La raison présentée est de favoriser les gens issus de classes populaires, qui auront dû fournir davantage de boulot pour être au même niveau. Mais en fait, inconsciemment, les enseignants favorisent les classes moyennes et supérieures : pour des mêmes résultats, les premiers se verront conseiller un bac pro, les seconds un bac généraliste, par exemple.
Bref, c'est une question qui devrait être interdite, au même titre que celles sur la religion, l'orientation sexuelle...
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Message non lu par hankao » 18 mai 2009, 20:42

Pour en revenir au sujet sur la question soi-disant statistique : qu'est-ce que ça peut bien leur faire de connaître les stats concernant les candidats ? Que les stats des inscrits dans leur école les intéresse, ça se comprend (dans ce cas, on demande à l'inscription à l'école et non à l'inscription au concours). Mais au concours, ce qui est censé compter est uniquement les "compétences", non ? Dans ce cas, quelle importance de savoir que tel ou tel pourcentage vient d'un milieu aisé...?[/quote]


On est bien d'accord. A quoi ça peut bien leur servir? D'ou ma question du départ!!!!
hankao
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Message non lu par hankao » 18 mai 2009, 20:43

Je suis totalement d'accord avec toi Cilou! :wink:
citizen
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Message non lu par citizen » 19 mai 2009, 09:58

Juste pour préciser, puisque vous abordez le thème des stages : faire une école, ça aide, mais c'est pas une obligation. Après un stage en PQR, et alors que j'étais encore en fac, j'ai pu faire un stage dans un grand journal réputé, la personne des rh m'a d'ailleurs dit que si elle m'avait sélectionnée c'est que j'avais déjà cette expérience en pqr. Donc il ne faut pas désespérer... ;)
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