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TRÉSORS AU GRAND JOUR ART TRIBAL AFRIQUE
– AMÉRIQUE PRÉCOLOMBIENNE – OCÉANIE A
PARIS DROUOT, le 1er Juillet - salle 6, une vente d’exception
sous le marteau de Maître Olivier Rieunier et l’expertise
de Serge Reynes mettra au grand jour des pièces exceptionnelles
destinées aux amateurs et collectionneurs de la place et du monde...180
lots dont un gobelet « Kero » en or martelé (lot 139),
une rare et très importante effigie Uli (lot 64), une cloche cérémonielle
en bronze du Bénin (lot 33)... Une vente aux provenances dès
plus prestigieuses : Collections Maurice de Vlaminck, Corneille, Claude
Vérité, Hubert Goldet, Dr Pierre Danhaine, Bernard et Bertrand
Bottet, Fourquet, Patricia Withof - Paris, Dr Ditenfass, Rockefeller -
New York, Lindner - Münich, Lucien Van de Velde - Anvers. |
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Elle présente un personnage puissant assis sur son adversaire en signe de victoire et de virilité. Le vaincu a une expression résignée symbolisant la soumission naturelle du guerrier terrassé par un combat titanesque. Malgré que le Uli ne symbolise pas une personne en particulier celui-ci est sans nul doute une effigie commémorative, les guerres et conflits intertribaux n'avaient pour but, non pas la destruction du clan adverse, mais son intégration afin d'unifier et d'augmenter le prestige et la force de l'ethnie dominante. Le personnage principal lève les bras vers le ciel pour appeler les forces divines à la protection du clan. Deux motifs circulaires sur le ventre montrent les cycles lunaires associés au rythme des moissons. Il porte sur ses épaules une armure sculptée en cascades de trois niveaux angulaires. Son beau visage a une expression vigoureuse très puissante, les yeux ouverts et vigilants sont incrustés d'opercules de coquillages, ils animent cet envoutant regard d'une expression éveillée et perçante. Sa bouche ouverte en signe d'autorité montre une dentition parfaite et animale, le nez aquilin est planté au coeur de celle-ci. Le front dégagé se termine harmonieusement par une coiffe trilobée à la chevelure divisée en damier. Ces mystérieuses effigies ne pouvaient être approchées que par les homme attachés à son culte. Elles étaient conservées par trois dans une case considérée sacrée et tabou par l’ensemble du clan. Elles symbolisent le passage de la vie à la mort mais aussi l’inverse. Au cours de ces rituels complexes du culte Uli, on utilisait fréquemment deux crânes. Le premier était enterré avec les jeunes pousses afin de fertiliser la terre dans le but d’obtenir de bonnes récoltes. Le second, toujours surmodelé, était soit le crâne d’un adversaire vaincu, soit celui d’un ancêtre important. Cette oeuvre est à rapprocher de celle qui se trouve actuellement au Musée du Quai Branly, collectée par Franz Boluminski en 1908, conservée par la suite dans les anciennes collections du Museum für Völkerkunde de Leipzig et cédée par Alain Shoffel au Musée du Quai Branly, ainsi que de celle de l’ancienne collection Breton, acquise par ce dernier en 1964 en l’Hôtel des Ventes de Drouot Richelieu à Paris. Renseignements
: Provenance
: ancienne collection Maurice de Vlaminck, |
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Exceptionnel « kero » cérémoniel en or massif, il présente la tête du Dieu du maïs, les yeux grands ouverts et vigilants en amande, à l’arrière représentation de deux épis en relief symbolisant le renouveau le passage de la vie à la mort, de la lumière à l’obscurité et vice-versa. Ce dieu invoqué par les grands mythes, rituels et cérémonies de l’Amérique précolombienne, était un dieu solaire par essence. Ce « kero » devait être utilisé par le chamane sur le haut des pyramides, il contenait des potions mélangées à du sang de guerrier ou de vestale sacrifiés afin de féconder la terre par ses offrandes répétées de sang humain et vivifiant. Cette oeuvre de part sa provenance peut-être classée dans le corpus des rares objets collectés par les conquistadors et arrivés indemnes jusqu’à ce jour. En effet, il était d’usage pour des facilités de transport, de fondre tous les objets en or ramenés en Europe et seuls quelques-uns comme celui-ci ont échappé à cette destruction. Or martelé, assemblé, repoussé et poinçonné. Hauteur :11 cm, Diam : 8, 3 cm, Poids 170 gr. La coupe a été montrée deux fois à la Society of Antiquaries au cours du XVIIIème siècle. La première fois le 14 septembre 1738, est relaté de la façon suivante: "Mr Nicholas apporta un dessin d'une coupe en or qui était possédée par Thomas Archer et dénommée "La coupe de Montezuma", Empereur de Mexico. Edward Earl of Orford acheta cette coupe à Cadiz alors qu'il commandait la Flotte Britannique sous le règne du roi William. Une seconde fois, le 18 avril 1765: "Mr. Hanbury a eu le plaisir de montrer à Mr. Sandby pour inspection, la Coupe en Or faite auparavant pour l'usage de Montezuma, Empereur de Mexico. Cette dernière fut achetée à un aristocrate espagnol par Russel Earl of Oxford qui se trouvait à Cadiz alors qu'il résidait avec la Flotte Britannique... Il lui a présenté à cette occasion trois dessins à la taille exacte de la Coupe, qui est maintenant en possession de Lord Archer" Estimation
: 35 000 / 45 000€ |
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Elle
présente sur une face une scène d’intronisation royale
avec trois dignitaires présentant un Oba habillé en tenue
cérémonielle. Sur le bas deux dignitaires espagnols tiennent
fermement un anneau à symbolique alchimique. Latéralement,
sept grelots de chaque côté. Ceux-ci sont surmontés Bronze, patine de préhension sur la garde, quelques légères oxydations en surface, microfissures consolidées sur l’arrière ne portant pas atteinte à la lecture de l’oeuvre. Art du Bénin, 37.5x14.5x9cm. Provenance ancienne collection du Dr Lindner, Münich. Publication
: Der Primitivgeld-sammler reproduit sur les planches 27,1 et
aussi dans Africa, Die Kunst Der Könige édition
Haus Der Volker p. 21. Renseignements
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l'effigie ULI en grand format (jpeg - Ko) |
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Rare
et très importante effigie ULI.
"La coupe
de Montezuma".
Très
importante cloche cérémonielle. 





