Jeudi, 24 Mai 2012

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Presse Contacts N°16 spécial formation vétérinaire - Conseil de l'Ordre des Vétérinaires-

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>> Sommaire



Edito de Christian RONDEAU, du Conseil de l’Ordre des Vétérinaires

La profession vétérinaire au Salon de l’Aventure des Métiers

Phrases clés

Halte à un diplôme non eurocompatible !

Le cursus français de la formation vétérinaire

Le point de vue des enseignants

La perception du nouveau cursus par les étudiants

Conclusion de Jean-Louis BUER, Directeur Général de l’Enseignement et de la Recherche



>> La profession vétérinaire au Salon de l’Aventure des Métiers

Cursus, carrières, débouchés… Pour tout savoir sur les multiples facettes du métier de vétérinaire, rendez-vous au Salon de l’Aventure des Métiers, du 16 au 19 novembre 2006, à la Porte de Versailles à Paris, sur le stand du ministère de l’Agriculture et de la Pêche. De nombreux vétérinaires seront présents pour répondre à toutes les questions.



>> Pour tout savoir sur l’actualité de la profession vétérinaire…



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Edito

Serions-nous des cancres ?



La France fut le berceau de l’enseignement vétérinaire dans le monde.



Cela lui confère l’honneur et la responsabilité d’adapter à l’heure de la mondialisation ses propres schémas d’organisation aux attentes de la société et plus particulièrement des étudiants et de leurs familles ainsi qu’à celles des enseignants chercheurs qui assument la charge de la formation.



Des événements récents (évaluation négative de l’école de Lyon par la communauté européenne de l’AEEEV-FVE) nous conduisent à sensibiliser au plan national l’ensemble des parties prenantes sur les enjeux de cette décision en terme de santé animale, de santé publique et de confiance du consommateur, à l’égard d’une profession réglementée dont on avait gardé à l’esprit jusqu’à maintenant plutôt une bonne image de compétence et de rigueur.



Il est encore temps de réagir pour instituer des objectifs clairs et ambitieux à une politique de formation qui tend à s’éroder avec le temps et pâtit de l’insuffisance des moyens mis à sa disposition pour lui permettre une mutation salvatrice.



C’est pourquoi il apparaît que le temps est venu de rassembler l’ensemble des représentants de la profession vétérinaire aux niveaux professionnels, académique, administratif et politique pour :

• Etablir un état des lieux de la situation,

• Dessiner les perspectives de la formation souhaitée pour les vétérinaires à l’horizon 2020,

• Fonder les axes d’une politique de formation vétérinaire ambitieuse et réaliste en adéquation avec le monde qui nous entoure.



Souvenons-nous qu’en matière de formation encore plus qu’ailleurs nous ne saurions hypothéquer pour nos descendants ce que nous avons reçu en héritage de nos anciens.

Nous avons au contraire le devoir de faire fructifier cet enseignement en l’adaptant aux objectifs et aux méthodes actuels.



Il y va de l’image de notre profession mais surtout de celle de notre pays dans le concert culturel international aujourd’hui.



Christian RONDEAU, Président du Conseil de l’Ordre des Vétérinaires



>> Phrases clés



• La vraie question qu’il est utile de se poser aujourd’hui n’est pas de savoir quel type de vétérinaires la France a besoin pour l’avenir, mais si la France veut jouer seule ou s’intégrer dans un contexte européen !



• Il est capital de former des vétérinaires à la hauteur des tâches qui leur incomberont.



• Dans le contexte international actuel, il est désastreux de retrouver le cursus vétérinaire français classé par l’AEEEV (Association des Etablissements Européens d'Enseignement Vétérinaire) parmi les formations non conformes aux normes européennes. La France prend le risque de quitter le groupe des nations à cursus reconnu, ainsi que de saper son système de spécialisation.



• Il ne faut surtout pas faire dans la « mesurette » au risque de voir partir le train de l’Europe vétérinaire et de ne pouvoir y rattacher les wagons français !



>> Halte à un diplôme non eurocompatible !



Le métier de vétérinaire ne cesse de fasciner les jeunes et de susciter toujours plus de vocations sur les bancs des écoles. Mais quelle formation leur propose-t-on ? Quels vétérinaires façonne-t-on pour demain ? Quelle sera leur place dans l’Europe vétérinaire ?



Voilà les principales questions brûlantes abordées lors du colloque « Quel avenir pour la formation vétérinaire en France dans le concert européen ? », à l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, à l’initiative du Dr-Vre Christian RONDEAU, Président du Conseil de l’Ordre des Vétérinaires.



Un diplôme non eurocompatible… Une formation écourtée… Des étudiants dépassés et surmenés par des programmes trop lourds… Des professeurs pleins de volonté mais sans moyens et contraints de compacter leurs cours… Les conséquences de la réforme des études vétérinaires mise en place depuis la rentrée 2005 sont innombrables.



C’est pourquoi directeurs d’écoles, enseignants, étudiants, responsables d’instances et d’organisations professionnelles… se sont réunis le mardi 3 octobre 2006 pour tirer la sonnette d’alarme et jouer carte sur table en la présence de représentants de la sphère administrative et politique.



Objectifs :



• Dresser un état des lieux complet de la situation,



• Définir des pistes pour l’avenir,



pour solutionner au plus vite cette problématique.





>> Pourquoi il est urgent de réagir…



• Pierre LEKEUX, Doyen de l’Université Vétérinaire de Liège

« La vraie question qu’il est utile de se poser n’est pas de savoir quel type de vétérinaires la France a besoin pour l’avenir mais si la France veut jouer seule ou s’intégrer dans un contexte européen ! Le temps n’est plus à la réflexion mais à l’action : en écoutant les étudiants, on se rend compte qu'une bombe est prête à éclater ! »



• Marcel WANNER, Président de l’AEEEV (Association des Etablissements Européens d'Enseignement Vétérinaire)

« Il est capital de former des vétérinaires à la hauteur des tâches qui leur incomberont. »





>> Le cursus français

de la formation vétérinaire



La formation vétérinaire a fait l’objet de trois principales directives européennes entre 1978 et 2005, afin de proposer aux étudiants un cursus adapté à leur futur métier et aux exigences de la société.



En France, six années d’études permettent d’obtenir le Diplôme d’Etat de Docteur-Vétérinaire :



• Au minimum 2 années de formation biologique générale en classes préparatoires en lycée ou en université,



• 6 semestres de tronc commun et 1 année d’approfondissement en Ecole Nationale Vétérinaire.



Suite à la réforme des études vétérinaires de 2005, le cursus est passé d’une année de préparation et cinq années en école à deux années de préparation et quatre années en école. La classe préparatoire Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre (BCPST), préparant au concours A d’entrée dans les ENV, est désormais commune aux futurs vétérinaires et ingénieurs agronomes.



Motivations de la réforme du cursus dans les ENV en 2005



« Elles sont multiples, explique la Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche (DGER) :



• Introduction des données définissant l’Espace européen de l’enseignement supérieur (semestrialisation des enseignements, obtention de crédits ECTS),



• Evolution des critères d’évaluation européenne,

- Mise sous assurance de la qualité de l’enseignement (autoévaluation, évaluation par les étudiants).



• Modification du régime des classes préparatoires :

- Réorientation pour les étudiants en situation d’échec,

- Meilleure formation scientifique de base,

- Accueil de tous les étudiants au même stade de formation dans les Ecoles Nationales Vétérinaires (ENV),



• Evolution des demandes de la société,



• Demandes de la profession. »





>> 4 écoles en France pour devenir Docteur-Vétérinaire



Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort

7, avenue du Général de Gaulle

94704 Maisons-Alfort Cedex

Tél : 01 43 96 71 00

Web : www.vet-alfort.fr



Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes

Atlanpôle - La Chantrerie

BP 40706

44307 Nantes Cedex 03

Tél : 02 40 68 77 77

Web : www.vet-nantes.fr



Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon

1, rue Bourgelat - BP 83

69280 Marcy L’Etoile

Tél : 04 78 87 25 25

Web : www.vet-lyon.fr



Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse

23, chemin des Capelles

31076 Toulouse cedex

Tél : 05 61 19 38 00

Web : www.envt.fr





>> Repères sur le fonctionnement de ces écoles



Les Ecoles Nationales Vétérinaires (ENV) relèvent du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche et, plus particulièrement, de la DGER (Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche) aux mêmes titres que les écoles agronomiques. Les ENV sont des établissements publics à caractère administratif (EPA).



Leurs missions sont au nombre de trois :



1 > L’enseignement



Avec le processus de Bologne, les études se présentent désormais sous forme de semestres et selon un nombre de crédits européens (ECTS). Ainsi, une année d’enseignement en ENV couvre 60 crédits européens.



Les méthodes d’enseignement ont évolué : il y a de moins en moins de cours en amphithéâtre et de plus en plus de travaux dirigés, travaux pratiques, travaux cliniques en petits groupes d’élèves. Les technologies de l’information permettent l’enseignement de certaines matières en ligne.



A noter : l’évaluation de l’enseignement, soit en interne par les étudiants et par les pairs, soit en externe par les organismes européens ou américains (AEEEV/AVMA).



2 > La recherche



Les écoles nationales vétérinaires se caractérisent par le statut d’enseignant-chercheur et par une organisation, soit propre, soit mixte des activités de recherche (partenariat avec INRA, INSERM….).



3 > Les prestations de services



Elles sont variées puisqu’elles peuvent concerner les laboratoires, les cliniques, la formation continue…



Les ressourcessont d’origines diverses :

• Dotations du Ministère,

• Dotations des partenaires,

• Ressources propres (cliniques, conventions de recherche, autres..)

Cela représente un budget consolidé de 20 millions d’Euros.





>> Le point de vue des enseignants





Les quatre Ecoles Vétérinaires Nationales ont été fortement représentées lors du colloque du 3 octobre dernier. Les interventions du Pr François CRESPEAU de l’Ecole Vétérinaire Nationale d’Alfort et du Pr Marc GOGNY, Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes résument bien la montée en puissance des préoccupations du corps enseignant et l’impasse vers laquelle la profession risque de se diriger.



> Pr François CRESPEAU de l’Ecole Vétérinaire Nationale d’Alfort

« La réforme du cursus vétérinaire, dont la réforme de la préparation a été le préambule, a reposé sur l’échec total d’une translation de matières vétérinaires vers le cycle préparatoire. La supression d’une année dans les écoles vétérinaires implique des réductions de programme au niveau du cycle fondamental. Et, il est malheureusement prévisible que la contraction excessive du curriculum va aussi porter sur le cycle suivant pendant lequel doit être acquise la formation clinique.



Dans le contexte international actuel, il est désastreux de retrouver le cursus vétérinaire français classé par l’AEEEV (Association des Etablissements Européens d'Enseignement Vétérinaire) parmi les formations non conformes aux normes européennes. La France prend le risque de quitter le groupe des nations à cursus reconnu, ainsi que de saper son système de spécialisation. »



> Marc GOGNY, Professeur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes

« Tronc commun surchargé… Difficultés prévisibles sur le délai de réalisation de la thèse… Non compatibilité du diplôme vis-à-vis des exigences européennes… Face à la problématique du cursus français, il y a un vrai choix politique à faire afin de former les vétérinaires que l’on souhaite pour demain.



A ce stade de la réflexion, il faut vraiment envisager toutes les pistes possibles afin de bien faire la balance et choisir la meilleure voie, sinon la moins mauvaise ! Il ne faut surtout pas faire dans la « mesurette » au risque de voir partir le train de l’Europe vétérinaire et de ne pouvoir y rattacher les wagons français ! »





>> La perception du nouveau cursus

par les étudiants



Les étudiants des quatre Ecoles Vétérinaires Nationales ont été naturellement conviés à participer aux discussions sur la nouvelle formation vétérinaire. Cinq d’entre eux, en 2e année du nouveau cursus, se sont associés pour présenter d’une même voix leur triste constat et leur forte inquiétude. Avec un discernement exemplaire attestant toute leur capacité à assurer la relève !



>> A l’origine, un cursus bien pensé…



• Une préparation qui ouvre à plusieurs concours.



• La BCPST offre une première sélection performante.



• Un nouveau référentiel de diplôme est commun aux quatre écoles.



>> …Mais des conséquences inquiétantes !



• Vers une vétérinarisation de la prépa ?



• Un programme trop condensé !



• Des solutions trouvées mais insuffisantes malgré les efforts des enseignants et des ENV.



• Un cursus franco-français posant des problèmes d’échange dans le cadre d’Erasmus.



• Un problème majeur de transition entre les deux cursus.



• Quid des étudiants qui souhaiteraient s’orienter vers la Recherche ?



En conclusion, les étudiants ont pointé le besoin urgent d’assurances concernant des questions cruciales. Quels vétérinaires seront-ils (qualification, accréditation, reconnaissance) ? Quelle est la date exacte de sortie de l’école pour les étudiants ayant entamé le nouveau cursus ? A quand un diplôme eurocompatible ? Quelles sont les solutions particulières pour les promotions sacrifiées ? Quel compromis entre l’ancien et le nouveau cursus est-il souhaitable pour une qualité de formation optimale ?





>> Conclusion de Jean-Louis BUER,

Directeur Général de l’Enseignement et de la Recherche



« La formation vétérinaire française est aujourd’hui une formation de qualité, reconnue dans le monde entier, et le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche mettra tout en œuvre pour la maintenir et la renforcer. Toutefois, il est nécessaire que l’Administration et les professionnels se mettent d’accord sur le nombre de vétérinaires qu’il faudra former dans les années à venir et dans quels secteurs.



Les programmes des classes préparatoires (CP) apportent une solide formation scientifique. A cet égard, les enseignants sont remarquables par leur qualité et leur formation. Un travail est engagé avec le Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR) pour trouver, pour la prochaine rentrée scolaire, les voies possibles d’adaptation des enseignements en CP afin de poursuivre dans le sens de la réforme en cours.



Rajouter une cinquième année peut être étudié mais cela devra se faire avec une large concertation (directeurs des écoles vétérinaires, représentants de la profession, étudiants). Le comité de suivi de la réforme du cursus vétérinaire mis en place en 2005, sera élargi aux représentants du MENESR, dont des enseignants de CP et inspecteurs, et des écoles d’agronomie. »



Service de Presse du Conseil de l'Ordre des Vétérinaires : Agence Cathy BURG • Tél : 01 46 03 55 01 • E-mail : cburg ( a ) cathyburg.com







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