Jeudi, 23 Octobre 2014

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La colonisation française en Afrique occidentale

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Après la défaite de Napoléon en 1815, la France récupère auprès des Anglais ses anciennes colonies, notamment celles d’Afrique.  Les années 1820 verront la mise en œuvre d’un ambitieux programme de colonisation agricole et commercial, notamment l’or, qui a profité aux arabes pendant des siècles, et aux Anglais, sur la côte, qui utilisent les circuits traditionnels des Mandingues. Sur le plan agricole, le gouvernement de l’AOF veut installer des fermes françaises le long du fleuve Sénégal, pour développer le coton, l’indigo, la canne à sucre, le café ainsi que les épices.
C’était sans compter avec les autochtones, unis par un ciment redoutable : l’Islam. Plus haut dans le fleuve, ce sont des guerres incessantes entre les royaumes Bambara, Peuls, et leurs vassaux, pour le contrôle de l’or et de l’esclave.
C’est dans ce contexte que Ferdinand Duranton, un ancien capitaine de ligne sous Napoléon à Saint-Domingue, tente l’exploration tant convoitée de Tombouctou, la cité mystérieuse qu’aucun Européen n’avait jamais atteinte, et où transitait l’or du haut-fleuve depuis des siècles, vers les capitales arabes.
Il s’installe dans le royaume peul du Khasso, auprès d’Hawa Demba, un génie de la guerre, et qui tient en respect depuis des décennies le puissant empire du Mali, peuplé de Bambara vigoureux et belliqueux.
Duranton tombe en admiration devant la beauté de Sadioba, la fille d’Hawa Demba. Il épouse les coutumes du pays et gagne les faveurs de la princesse du Khasso.
A Saint-Louis, la Compagnie des Indes, devenue Compagnie de Galam, mène des campagnes de dénigrement contre celui qui, allié à un puissant roi, constitue une menace pour le commerce blanc.  Duranton, ancien employé de la Compagnie, fait travailler les traitants métis de Saint-Louis, ces traitants ruinés par le négoce blanc, à l’origine des premières émeutes raciales en Afrique.
A la mort de Duranton, ses deux enfants, un garçon et une fille, seront envoyés à Saint-Louis pour y être éduqués à l’européenne.  
Dans son livre paru en 1889, le général Faidherbe, gouverneur de l’AOF dans les années 1850, vainqueur de El Hadj Omar et de la résistance islamiste, parle de la beauté de Mary Duranton, qui, à 17 ans, sera violée par le fils du maire de Saint-Louis et récupérée par Sadioba, sa mère, au moment où El Hadj Omar attaque le dernier bastion français. C’est le siège de Médine (1857) où Mary trouve la mort, dans le bruit des canons et les douleurs d’un chagrin d’amour.
Ce sera l’objet du deuxième tome de ce roman historique.



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