Droits culturels des Francophones de Flandre: L'APFF se tourne vers l'international
De Haan (Belgique), le 10 octobre 2011 - Suite à l'examen périodique
universel de la Belgique et la recommandation de l'ONU de ratifier la Convenion-cadre
sur la protection des minorités nationales, le Ministre-président de la Fédération
Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte (PS) a écrit au Premier ministre Yves Leterme
pour lui demander de convoquer la Conférence Interministérielle de Politique
Extérieure (CIPE) afin que les autorités fédérales se concertent au plus tôt
avec les entités fédérées sur l'interprétation à donner au concept de minorité
nationale en Belgique.
« Cet exercice aura l'intérêt de remettre sur la table de la
concertation intra-belge la question de la ratification de la Convention-cadre
sur la protection de minorités. Si, in fine, la Belgique devait repousser
cette recommandation de ratification sur un nouveau veto de la Communauté flamande,
elle devrait justifier ce refus auprès du Conseil des droits de l'homme »,
a précisé M. Demotte.
Autant dire que nous attendions avec impatience la suite des événements. D'autant
plus que le Président du CD&V Wouter Beke avait, entre-temps, mis comme préalable
à la poursuite des négociations, sans le chef de file des nationalistes flamands
Bart De Wever (N-VA), le retrait de quatre points de la note du formateur Elio
Di Rupo (PS), dont la circonscription fédérale et la ratification de la Convention-cadre.
Soulignons le courage politique d'Elio Di Rupo. Jamais on avait été aussi près
de la ratification de la Convention-cadre et de la création d'une circonscription
fédérale. C'est une étape vraiment importante dans notre démarche: une reconnaissance
officielle de notre position.
Disons tout de suite que la réponse de notre pays à la recommandation de l'ONU
n'a rien apporté de neuf. « Lors de la signature de la convention-cadre
pour la protection des minorités, la Belgique a formulé une réserve quant au
concept de minorité nationale. Dans l'intervalle, un groupe de travail s'est
réuni. Jusqu'à présent, il n'y a pas d'accord en Belgique sur ce concept »,
s'est contenté d'expliquer notre ambassadeur auprès de Nations Unies, François
Roux. Mais, il n'a toutefois pas complètement fermé la porte: « Je
conclus, Madame la Présidente, en rappelant que la Belgique s'est également
engagée volontairement à présenter un rapport intermédiaire pour son examen
périodique universel en 2013. Ce qui signifie que nous reviendrons vers vous,
au Conseil des droits de l'homme, dans deux ans, pour vous faire part du bilan
à mi-parcours et vous indiquer nos progrès ».
Nous avons suivi la séance en direct, via internet (www.un.org/webcast),
ce qui nous a permis de nous rendre compte que les ONG pouvaient intervenir
dans le débat. Bien évidemment, pas n'importe comment. Elles doivent suivre
des règles, être accréditées.
Nos recherches nous ont fait découvrir l'existence du "Forum sur les questions
relatives aux minorités", ouvert à la participation des ONG dotées du statut
consultatif, mais aussi d'autres ONG dont les buts et objectifs sont conformes
à l'esprit, aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies et à d'autres
représentants de la société civile.
Nous sommes cette société civile qui, au nom d'un groupe, s'adresse aux pouvoirs
institutionnels. Déjà nous avons introduit un dossier au Conseil des Droits
de l'Homme des Nations Unies. Son existence obligera notre ministre des Affaires
étrangères à ne plus "oublier" de mentionner le problème de la minorité francophone
en Flandre lors de l'examen périodique universel auquel sont soumis les Etats
membres.
De nouvelles pistes s'ouvrent à nous...
Pour plus d’informations
Nous vous renvoyons au numéro 62 (octobre 2011) des "Nouvelles de Flandre" et
à notre site internet (http://www.francophonie.be/ndf).
A propos de l’APFF
L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre
(APFF) ne poursuit aucun but politique et n'entend nullement remettre en cause
le statut linguistique de la Flandre. Elle veut simplement que le français,
l'une des langues officielles de la Belgique, ait droit de cité en Flandre au
même titre que toute autre langue.
Cette promotion de la francophonie, l'APFF la réalise notamment en publiant
sur son site internet le magazine "Nouvelles de Flandre" (http://www.francophonie.be/ndf).
On peut y trouver outre l'agenda des activités en français, les adresses des
ressources francophones en Flandre, des articles et des informations sur la
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