Lundi, 24 Novembre 2014

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Droits culturels des Francophones de Flandre: L'APFF se tourne vers l'international

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Droits culturels des Francophones de Flandre: L'APFF se tourne vers l'international


De Haan (Belgique), le 10 octobre 2011 - Suite à l'examen périodique universel de la Belgique et la recommandation de l'ONU de ratifier la Convenion-cadre sur la protection des minorités nationales, le Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte (PS) a écrit au Premier ministre Yves Leterme pour lui demander de convoquer la Conférence Interministérielle de Politique Extérieure (CIPE) afin que les autorités fédérales se concertent au plus tôt avec les entités fédérées sur l'interprétation à donner au concept de minorité nationale en Belgique.

« Cet exercice aura l'intérêt de remettre sur la table de la concertation intra-belge la question de la ratification de la Convention-cadre sur la protection de minorités. Si, in fine, la Belgique devait repousser cette recommandation de ratification sur un nouveau veto de la Communauté flamande, elle devrait justifier ce refus auprès du Conseil des droits de l'homme », a précisé M. Demotte.

Autant dire que nous attendions avec impatience la suite des événements. D'autant plus que le Président du CD&V Wouter Beke avait, entre-temps, mis comme préalable à la poursuite des négociations, sans le chef de file des nationalistes flamands Bart De Wever (N-VA), le retrait de quatre points de la note du formateur Elio Di Rupo (PS), dont la circonscription fédérale et la ratification de la Convention-cadre. Soulignons le courage politique d'Elio Di Rupo. Jamais on avait été aussi près de la ratification de la Convention-cadre et de la création d'une circonscription fédérale. C'est une étape vraiment importante dans notre démarche: une reconnaissance officielle de notre position.

Disons tout de suite que la réponse de notre pays à la recommandation de l'ONU n'a rien apporté de neuf. « Lors de la signature de la convention-cadre pour la protection des minorités, la Belgique a formulé une réserve quant au concept de minorité nationale. Dans l'intervalle, un groupe de travail s'est réuni. Jusqu'à présent, il n'y a pas d'accord en Belgique sur ce concept », s'est contenté d'expliquer notre ambassadeur auprès de Nations Unies, François Roux. Mais, il n'a toutefois pas complètement fermé la porte: « Je conclus, Madame la Présidente, en rappelant que la Belgique s'est également engagée volontairement à présenter un rapport intermédiaire pour son examen périodique universel en 2013. Ce qui signifie que nous reviendrons vers vous, au Conseil des droits de l'homme, dans deux ans, pour vous faire part du bilan à mi-parcours et vous indiquer nos progrès ».

Nous avons suivi la séance en direct, via internet (www.un.org/webcast), ce qui nous a permis de nous rendre compte que les ONG pouvaient intervenir dans le débat. Bien évidemment, pas n'importe comment. Elles doivent suivre des règles, être accréditées.

Nos recherches nous ont fait découvrir l'existence du "Forum sur les questions relatives aux minorités", ouvert à la participation des ONG dotées du statut consultatif, mais aussi d'autres ONG dont les buts et objectifs sont conformes à l'esprit, aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies et à d'autres représentants de la société civile.

Nous sommes cette société civile qui, au nom d'un groupe, s'adresse aux pouvoirs institutionnels. Déjà nous avons introduit un dossier au Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies. Son existence obligera notre ministre des Affaires étrangères à ne plus "oublier" de mentionner le problème de la minorité francophone en Flandre lors de l'examen périodique universel auquel sont soumis les Etats membres.

De nouvelles pistes s'ouvrent à nous...

Pour plus d’informations

Nous vous renvoyons au numéro 62 (octobre 2011) des "Nouvelles de Flandre" et à notre site internet (http://www.francophonie.be/ndf).


A propos de l’APFF

L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) ne poursuit aucun but politique et n'entend nullement remettre en cause le statut linguistique de la Flandre. Elle veut simplement que le français, l'une des langues officielles de la Belgique, ait droit de cité en Flandre au même titre que toute autre langue.

Cette promotion de la francophonie, l'APFF la réalise notamment en publiant sur son site internet le magazine "Nouvelles de Flandre" (http://www.francophonie.be/ndf). On peut y trouver outre l'agenda des activités en français, les adresses des ressources francophones en Flandre, des articles et des informations sur la francophonie en général. Un bulletin, version papier du magazine, est également édité tous les trois mois.

Toute personne intéressée par l'APFF peut en devenir membre. La cotisation annuelle s'élève à 15 EUR pour la Belgique et 30 EUR pour l'étranger à verser au compte 210-0433429-85 (IBAN: BE89 2100 4334 2985 - BIC: GEBABEBB) de l'APFF. Les membres et les donateurs reçoivent le magazine "Nouvelles de Flandre" tous les trois mois.

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
Secrétariat : Spreeuwenlaan 12, B-8420 De Haan, Belgique
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Télécopie : +32(0)59.23.77.02
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Site : http://www.francophonie.be/ndf

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