Lundi, 22 Décembre 2014

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L'avenir de la minorité francophone en Flandre entre les mains de l'ONU

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L'avenir de la minorité francophone en Flandre entre les mains de l'ONU


De Haan (Belgique), le 11 janvier 2012 - « La plainte pour non-respect des droits culturels et du statut de minorité des Francophones de Flandre que l'APFF a déposée sur le bureau de la commission ad hoc des Nations Unies fera l'objet d'un examen attentif et sans complaisance », peut-on lire dans le dernier numéro des Nouvelles de Flandre, organe de l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF).

Et à l’APFF de poursuivre : « Nous avons confiance dans la solidité de notre dossier. Lequel suit maintenant le chemin normal de la procédure. (…) Il s'agit d'un processus 'quasi judiciaire', nous a-t-on précisé, qui peut mener à la condamnation du pays en question.

Cette action se développe parallèlement à la procédure de l'Examen périodique universel. Chaque pays doit se présenter devant le Groupe de travail qui encourage le respect pointilleux des droits de l'homme (…). La Belgique a été entendue en mai 2011. C'est Steven Vanackere, ministre des Affaires étrangères qui présentait la situation dans notre pays. Un plaidoyer mesuré et relativement optimiste. Mais dans lequel on notera un fâcheux oubli: pas un mot sur la situation intolérable faite aux 300.000 Francophones de Flandre. Notre plainte arrive fort à propos pour remplir ce trou !

Voilà un brûlot dont hérite Didier Reynders, nouveau ministre des Affaires étrangères, dont le parti (MR) avait inscrit dans son programme la reconnaissance et la protection de la minorité francophone en Flandre. (…)

Dans les documents de travail servant de base à l'Examen périodique universel de la Belgique, le fait que le Conseil de l'Europe recommande à notre pays de ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales est mis clairement en évidence. Notons également que dans le rapport final, le mot 'minorité' apparaît une vingtaine de fois. C'est dire combien les pays membres des Nations Unies accordent d'importance à cette question. C'est sans doute aussi la raison pour laquelle la Belgique s'est engagée volontairement à présenter un rapport intermédiaire en 2013.

Les Flamands ont, jusqu'ici, gagné du temps en faisant valoir qu'il n'existait pas, chez nous, de consensus sur la notion de minorité. En fait, la Flandre nationaliste impose sa loi au pays tout entier. (…) Il est d'autant plus nécessaire d'aboutir, qu'au niveau des Nations Unies, des réactions se font jour. La Russie, par exemple, a émis une recommandation qui invite l'Etat belge à ratifier la Convention-cadre. La Hongrie recommande, quant à elle, la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

Ce blocage obstiné de la Flandre donne à l'APFF un délai pour fourbir ses armes. Déjà avons nous participé au Forum des minorités, les 29 et 30 novembre derniers. Ce forum est un organe des Nations Unies, tout ce qu'il y a de plus exemplairement démocratique. Les représentants de la société civile s'y expriment en toute liberté, disposant du même temps de parole que les délégués des pays. C'est une tribune du haut de laquelle on peut s'adresser au monde entier. Nous comptons bien y faire entendre notre voix. C'est aussi un lieu où l'on peut rencontrer des hauts fonctionnaires onusiens et bénéficier de leurs conseils éclairés. (…)

Si d'aventure la Belgique, et à travers elle la Flandre, se voyait condamnée par les Nations Unies pour non-respect du droit des minorités, les historiens de demain devraient constater, avec effarement, que cette situation est sans commune mesure avec la revendication modeste des Francophones de Flandre.

Nous sommes parfaitement intégrés dans la société flamande. Tous nos rapports avec l'administration publique ont lieu en néerlandais. Nous n'entendons en rien remettre en question le régime linguistique légalement instauré. Nous demandons, simplement, que la Flandre permette aux associations culturelles francophones de développer leurs activités. (…)

Nous voyons enfin... la fin de ce combat absurde auquel les Flamands nous ont obligés. Tant pis si leur repli nationaliste d'un autre âge les met au ban de la société universelle!
 »

Pour plus d’informations
Nous vous renvoyons au numéro 63 (janvier 2012) des Nouvelles de Flandre. Ce numéro peut aussi être consulté sur notre site internet (http://www.francophonie.be/ndf).


A propos de l’APFF

L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) ne poursuit aucun but politique et n'entend nullement remettre en cause le statut linguistique de la Flandre. Elle veut simplement que le français, l'une des langues officielles de la Belgique, ait droit de cité en Flandre au même titre que toute autre langue.

Cette promotion de la francophonie, l'APFF la réalise notamment en publiant sur son site internet le magazine Nouvelles de Flandre (http://www.francophonie.be/ndf). On peut y trouver outre l'agenda des activités en français, les adresses des ressources francophones en Flandre, des articles et des informations sur la francophonie en général. Un bulletin, version papier du magazine, est également édité tous les trois mois.

Toute personne intéressée par l'APFF peut en devenir membre. La cotisation annuelle s'élève à 15 EUR pour la Belgique et 30 EUR pour l'étranger à verser au compte 210-0433429-85 (IBAN: BE89 2100 4334 2985 - BIC: GEBABEBB) de l'APFF. Les membres et les donateurs reçoivent le magazine "Nouvelles de Flandre" tous les trois mois.

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
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Téléphone : +32(0)59.23.77.01
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Site : http://www.francophonie.be/ndf

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