Le nombre des morts sur la route augmente, alors même que la moyenne des vitesses constatées diminue, et parallèlement à la mise en service de nouveaux radars.
Ayant tout d’abord incriminé l’approche de l’élection présidentielle et l’éventualité d’une amnistie pour expliquer les mauvais chiffres de décembre 2006, puis la recrudescence des accidents en ville pour janvier 2007, puis la recrudescence des accidents en rase campagne pour février, le gouvernement semble bien en peine de trouver des explications crédibles pour justifier la poursuite de sa politique de répression.
Lorsque MM. De Villepin et Perben expliquent qu’ « il n’y a pas de petites infractions », ils laissent perplexes bien des observateurs, et la grogne monte parmi les automobilistes, excédés par la perte répétée de points pour des infractions « mineures ».
Un site a même été créé début mars, dénonçant les « abus commis par les pouvoirs publics au cours de ces dernières années sous couvert de sécurité routière », et proposant aux internautes de signer une pétition en faveur de l’amnistie.
A propos de la « tolérance zéro », l’auteur s’indigne :
« Le fait d’exiger en 2007 le respect strict de limitations qui n’avaient pas été créées dans le but d’être respectées strictement, est absurde : Cela revient à dire que les véhicules en circulation aujourd’hui ne sont pas capables de rouler à la même vitesse que les véhicules en circulation en 1974. C’est absurde et c’est grave : Cela revient à créer la faute pour la sanctionner. »
En ligne également sur ce site, une « Lettre » adressée aux candidats :
http://www.amnistie2007.org/
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