Le MUNCI partage ce constat et stigmatise « l’oubli », par les candidats à la présidentielle, de questions très importantes aux yeux de centaines de milliers de travailleurs, notamment au sein des professions de l’informatique.
Parmi ces questions :
- Une évaluation plus fine et plus objective du marché du travail et des besoins en main d’œuvre dans les branches professionnelles (pour en finir notamment avec le mythe récurrent de la « pénurie d’informaticiens »…)
- La lutte contre les discriminations à l’embauche, tout particulièrement celle des seniors avec la montée en puissance de nouveaux modèles économiques basés sur le jeunisme (cas typique du secteur informatique où l’on devient vieux à 40 ans…)
- Des politiques de formation, GRH et GPEC favorisant la promotion professionnelle et respectueuses de l’ancienneté de carrière.
- Une réglementation plus stricte de la prestation de services (prêt de main d’œuvre, sous-traitance en cascade…), de l’externalisation (transferts de personnel) : au nom de la préservation de l’emploi, il est toléré que des dizaines de milliers d’informaticiens soient au cœur de prêts illicites de main d’œuvre ou de délits de marchandage à travers leurs missions.
- La croissance des délocalisations de prestations intellectuelles (offshoring en informatique) et les migrations économiques.
- Les conditions d’un renouveau du dialogue social, de la démocratie sociale et du syndicalisme dans nos entreprises (le secteur informatique se caractérise par un taux de syndicalisation inférieur à 1%, contre 5.2% dans l’ensemble du privé…)
- Une industrie du logiciel mieux soutenue et mieux protégée, une plus grande indépendance technologique en Europe (le débat sur les TIC se focalise un peu trop sur des sujets tels que la DAVDSI, les brevets logiciels ou les libertés numériques…)
En effet, au-delà d’une conjoncture actuellement favorable (mais fortement cyclique, et source de nombreuses disparités) pour l’emploi IT, nos professions sont particulièrement concernées par la plupart des grandes problématiques qui concernent aujourd’hui le monde du travail : flexibilité de l’emploi et discriminations, formation et gestion des compétences, sous-traitance, délocalisations, démocratie sociale et syndicalisme... et les problèmes structurels s’avèrent nombreux dans le secteur IT.
Sur toutes ces questions, le MUNCI a tiré un certain nombre de constats et de propositions regroupés au sein d’un « document de position » (auquel est joint une synthèse), visant à l’amélioration des conditions de travail de nos professions, et plus généralement au progrès social et économique en France.
Ce document, envoyé aux candidats à la présidentielle, a été élaboré à la suite d’une grande consultation menée auprès de nos membres et plus généralement auprès de la communauté informaticienne en France.
DOCUMENT DE POSITION du MUNCI : « Pour un vrai progrès social et économique dans nos entreprises » :
http://www.munci.org/pages/position-munci.html
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A PROPOS DU MUNCI :
Fondée en 2003, le MUNCI est la première association professionnelle en France réunissant les membres (salariés, indépendants, demandeurs d’emplois) des professions informatiques et télécoms (IT), principalement dans les services.
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