Vendredi, 24 Octobre 2014

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Gabon: LA VINDICT DU POUVOIR S’ACCENTUE … C’EST DEJA TROP TARD

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Depuis plusieurs mois l'opposition demande des élections démocratiques et sans fraude. Le récent changement de communication de l'état major du pouvoir en place pouvait laisser supposer que le message était entendu. Mais les pressions abusives sur la liberté d'expression, manifestées une fois de plus dimanche dernier, sont une preuve éloquente de discours loin de la réalité. Seules des craintes réelles face aux résultats des urnes tant de fois usurpés justifient le ton mièvre et les pressions à l'encontre du candidat Zacharie Myboto reconnu quant à lui pour ses qualités d'équité et de modération. Cette « victoire éclatante » déjà tant clamée - et fêtée à grand frais dans des hôtels parisiens par ces pique-assiettes ou « mange-mille » ainsi nommés par les gabonais - est pourtant dans la réalité sur le terrain bien incertaine à ce jour.

« Le parti au pouvoir a des craintes réelles » titrait la presse ... ils ont raison !

C'est ainsi que le meeting, organisé par l'UGDD, de dimanche 6 novembre à Libreville, au cours duquel le candidat Z Myboto devait présenter son « projet de société » n'a pas pu se tenir. L'accès à la salle, prévue, payée et réservée par l'UGGD, lui a été interdit au dernier moment et les nombreux partisans présents contraints de repartir. Raison invoquée : l'UGDD n'est pas légalisée. Une interdiction qui met ainsi au grand jour la contradiction réelle d'un pouvoir en plein désarroi... et pour cause. Les Gabonais sont en effet las ... las du chômage, de l'injustice sociale, de l'insécurité, de la pauvreté galopante, des conditions de vie insalubres pour plus de 60% de la population, du non accès pour tous à l'éducation et à la santé. Las de penser que les réserves d'or noir du Gabon et autres richesses de son sous-sol sont vantés et brigués à l'extérieur tandis que sont cachés les fruits de cette manne financière. Où est l'erreur ou la légalité ?

Pourquoi vouloir nier Le NON exprimé contre pressions, intimidations, achats de conscience, racket de tout ordre, publi-reportages de tout genre, discours inutiles, officieux comme discrets...désordre organisé sans aucun respect pour un peuple qui demande le changement, s'oppose à la gabegie...la corruption...et aux appuis d'intérêts étouffés sous couvert de diplomatie et de stratégie « politico politicienne ».
« La politique est une course de fond et non de vitesse » et la paix, la stabilité, l'unité nationale - qualités indéniables et inhérentes aux Gabonais - ne peuvent se maintenir sans eux et à n'importe quel prix.

Le goût du pouvoir et de l'argent rend bien vil et aveugle ...

Comment occulter si longtemps tant de détraction, nier une réalité affligeante et passer à la trappe de si nombreux « non-dits » :
- Des annonces préélectorales sans suivi d'effet : électricité remboursée ... en novembre ou frais de rentrée scolaire ... pour les plus démunis,
- Inaugurations en grande pompe : nouveau bâtiment du Sénat, lancement d'un nouvel hôpital tandis que ceux existants sont sans matériel et incapables d'assumer des tests essentiels (les candidats à la présidentielle dont le candidat à sa propre réélection l'ont testé eux-mêmes ) tandis que la misère et le chômage battent leur plein,
- Affaires étouffées pour ne pas éclabousser ceux qui sont au cœur de malversations dont souffrent le peuple gabonais et les familles touchées qui attendent toujours la vérité sur le crash de Gabon Express en juin 2004,
A qui profite le crime et qui ose parler de «mettre le pays à feu et à sang » ?

Faisant appel au patriotisme et à la paix civile des Gabonaises et des Gabonais, acquis au changement pour sauver le pays, Zacharie Myboto n'a de cesse de répéter avec force et courage au cours des derniers grands rassemblements tenus à Libreville le 30 avril 2005 lors de l'annonce de la création de l'UGDD (qui comprend à ce jour plus de 40 000 membres adhérents et qui n'a pas été légalisé), le 16 août dernier s'adressant à plus de 5000 femmes à leur demande, lors de son annonce officielle d'engagement aux présidentielles, le dimanche 9 octobre devant un parterre de plus de 9 000 gabonais et gabonaises qui s'y sont rendus - librement - ou encore chez lui à Mounana ou récemment à Paris lors de son passage et ce malgré quelques perturbateurs envoyés par le PDG: « N'ayez pas peur de vous engager dans ce noble combat démocratique pour l'alternance et le changement... n'ayez pas peur d'affirmer votre volonté de moralisation ... ».

Mise en place d'un racket généralisé : des pressions imposées à tous ...

Qui oserait encore faire des pronostics orientés sans abus de pression et assurer n'entrevoir d'autre issue aux prochaines élections que celles manifestées :
- par un soutien plus que discret d'une classe politique affaiblie par les crises en Côte d'Ivoire, au Togo ... que les hommes d'affaires baissent les bras devant les pressions exercées et appelées « motion de soutien », une motion obligatoire en vue de renouvellement de marchés et dont le « ticket minimum » est de 50 millions de FCFA ou des 5 à 15 millions de FCFA que tout « invité » à des meetings de soutien - comme récemment à l'intercontinental - est sommé de verser,
- au cours d'opérations burlesques montées à la hâte comme celle des femmes cadres en faisant appel aux élèves de terminales afin de « remplir les salles » et donner un effet de masse dans le soutien au candidat à sa propre réélection,
- par un recours à la campagne anti-Sida - menée par la 1ère Dame du pays - qui choisit de sortir de sa torpeur la veille de la campagne présidentielle,
- à la lecture d'une certaine presse entretenant sans vergogne le doute et la désinformation dont nous avons sélectionné à titre d'exemple éloquent : « Dans un fauteuil » du panafricain JA l'Intelligent (article du 22 mai 2005) qui poursuivait « ... face à une mécanique électorale rôdée (sic !) ... même si la réélection d'Omar Bongo semble déjà acquise, la présidentielle de décembre prochain met le pays en ébullition» ...et pour cause, ou encore récemment pour ce même panafricain francophone « B.O for ever... plus sphinx (sic !) que jamais ... reste le maître du jeu politique » comme dans l'interview et non moins tendancieux d'A.M. (novembre 2005), sans oublier les « publi-rédactionnels » multiples et payés sur les deniers de l'État et des Gabonais. Une « impartialité » rédactionnelle à l'égard de l'afrique subsaharienne qui n'a d'égale que les sommes allouées par certains de ces chefs d'État et de leur entourage soucieux de s'accrocher à leur prérogative ...

A ce jour plus de 450 visiteurs journaliers (9118 visites depuis sa création en septembre) se rendent sur le site de l'UGDD pour exprimer - sans pression et sans retenue - leur soutien, leur ralliement et leurs encouragements. Leurs messages soulignent bien la volonté de changement qu'ils souhaitent exprimer dans leur vote le 25 et 27 novembre prochains par voix démocratique, dans la paix civile, et donner ainsi ce souffle nouveau à l'Histoire. Un des grands du monde politique de ce siècle n'a-t-il pas dit « Il vaut toujours mieux quitter les affaires avant qu'elles ne vous quittent ». Si chacun sait que la démocratie et les élections en Afrique sont montrées du doigt, comment laisser croire par intimidations que les résultats sont acquis et ce sans scrupule aujourd'hui pour le peuple Gabonais qui subit « une dictature qui ne dit pas son nom » dénoncée par Z. Myboto.

Tel un animal blessé, le candidat à sa propre réélection, dernier dinosaure aujourd'hui bien affaibli, ne sait plus à quel marabout se vouer afin que les sorts jetés sur ses opposants alliés au « mécanisme si bien rôdé » auquel chacun se réfère sans le dénoncer lui procure l'assurance d'une victoire tant de fois usurpée à des citoyens oppressés dans l'indifférence générale et à laquelle seuls son entourage et les supporters croient encore.

En attendant, la campagne est sur le point d'être lancée officiellement samedi prochain à minuit. Mais au fait quelle campagne ? Tous les Gabonais savent que sur le terrain, Zacharie Myboto a d'ores et déjà gagné. A la présidence, l'ordinateur donne le pouvoir vainqueur : entre nous, c'est oublier les bugs... et se voiler la face.

Pour en savoir plus : www.ugdd.org


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