Jeudi, 23 Mai 2013

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GABON : CHANTAL MYBOTO-GONJOUT INTERDITE DE SORTIR DU TERRITOIRE

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Chantal Myboto-Gondjout a été arrêtée à l'aéroport de Libreville par la police des frontières dans la nuit de jeudi 13 au Vendredi 14 octobre alors qu'elle s'apprêtait à prendre le vol Air France pour Paris pour fêter l'anniversaire de son fils Kefane qui aura 1 an le 15 octobre 2005. Il lui a été également verbalement signifiée « qu'elle serait interdite de séjour sur le territoire français ». La police des frontières a souligné à son mari, qui l'accompagnait à l'aéroport et intervenait pour récupérer son passeport « que des ordres verbaux leur avaient été donnés ». La précédente interdiction de sortie du territoire faite vers la famille Myboto avait eu lieu à l'égard de son frère Serge et sa fille, par voie écrite officielle il y a plus d'un mois.

La Dictature au Gabon lève le voile ...

A la veille des élections du 27 novembre prochain, le Gabon est en proie à des atteintes fondamentales des Droits de l'Homme et contre un processus électoral démocratique. Monsieur Zacharie Myboto a saisi dès aujourd'hui son avocat à Libreville et à Bruxelles qui doivent en informer l'ensemble des chefs d'État africains, personnalités politiques et organisations internationales concernées.

La « dictature du pouvoir en place qui ne porte pas son nom» comme le dit Zacharie Myboto ne cesse de se révéler dans la réalité des faits :
- Intimidations répétées depuis la création de l'UGDD, auprès du candidat Zacharie Myboto, sa famille, leurs amis, leurs employés...
- Confirmation des intentions de O. Bongo, annoncées à son retour de l'ONU, d'interdire de sortie du territoire tous les opposants et candidats en lice aujourd'hui,
- Intimidations également en prenant ouvertement la France comme moyen de pression. Il faut rappeler le récent courrier émanant de l'ambassade du Gabon en France adressé directement à Chantal Myboto et mettant en cause la France vis-à-vis de la famille Myboto. Faut-il voir là la volonté du pouvoir en place d'utiliser le gouvernement français dans une réalité gabonaise à l'heure des élections ?
- Intimidation aujourd'hui vis-à-vis de la famille Myboto, prenant à nouveau comme cible directe Chantal Myboto-Gondjout et un petit garçon en otage - leur fils Kefane - resté à Paris et qui aura tout juste un an demain le 15 octobre 2005.

Bongo aux abois ....

Le pouvoir en place ne cesse de cumuler intimidations et provocations risquant ainsi de provoquer à terme une émeute publique et nationale. Le candidat Zacharie Myboto ne veut pas tomber dans ce piège non conforme à sa volonté démocratique et d'union nationale même si certains souhaiteraient voir le Gabon basculé dans ce qui est déjà vécu en Côte d'Ivoire, au Togo ...

Ces actions multiples tendent à mettre en évidence la panique qui saisit le pouvoir en place et son actuel président et ce malgré ses nombreux appuis.
Un homme usé par le pouvoir et qui se sent lâché par son propre peuple, le premier concerné et dont les intérêts généraux priment sur les intérêts privés de tous les nombreux « amis personnels » politiques et industriels à l'international de cet homme aux abois !

Faut-il museler les opposants, préparer des élections frauduleuses pour rester au pouvoir ? Rendez au peuple gabonais la possibilité de s'exprimer et de choisir tout en maintenant la paix civile d'une Afrique qui souhaite se prendre en main.
Le système démocratique dit « à l'africaine » si décrié serait-il encouragé et soutenu par une mise en jeu d'intérêts cachés ?



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