Point de presse du 04 octobre 2006 du porte-parole du Quai d'Orsay
1 - UNITAID
2 - DJIBOUTI
3 - IRAN/NUCLEAIRE
4 - ARMENIE/TURQUIE
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1 - UNITAID
Le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy,
se rendra à Genève, au siège de l'OMS, le 9 octobre, pour l'installation du
Conseil d'administration d'UNITAID. Il y représentera la France.
Le Conseil d'administration sera composé de représentants des
cinq pays fondateurs (Brésil, Chili, France, Grande-Bretagne, Norvège), d'un
représentant du continent africain et d'un représentant du continent asiatique
ainsi que de deux membres de la société civile et d'un représentant de l'OMS.
Cette répartition permettra d'assurer une gestion transparente et efficace des
ressources d'UNITAID en étroite coordination avec les organisations
partenaires. Le secrétariat et le fonds fiducaire d'UNITAID seront hébergés par
l'OMS.
Ce premier Conseil d'administration sera notamment l'occasion
d'élire le président et de lancer les premières actions d'UNITAID pour 2006.
La Facilité internationale d'Achat de Médicaments UNITAID a été
officiellement mise en place à New York, le 19 septembre dernier, en marge de
l'Assemblée générale des Nations unies, par M. Jacques Chirac, président de la
République française, son homologue brésilien, M. Luis Ignacio Lula Da Silva,
et son homologue congolais, M. Denis Sassou Nguesso. Etaient également présents
M. Kofi Annan, Secrétaire général des Nations unies,
M. Jens Stoltenberg, Premier ministre norvégien, M. Alejandro Foxley Rioseco,
ministre chilien des Affaires étrangères, M. Gareth Thomas, sous-secrétaire
d'Etat britannique du Développement international, ainsi que M. Bill Clinton,
ancien président des Etats-Unis d'Amérique et président de la Fondation
Clinton.
La réunion du conseil sera suivie d'un point presse.
2 - DJIBOUTI
(Quelle est votre position face au refus du gouvernement de
Djibouti de répondre positivement aux mandats d'arrêt décidés par la justice
française ?)
Bien évidemment, je n'ai pas de commentaire sur une procédure
judiciaire. Plusieurs procédures sont en cours en France. Je vous rappelle par
ailleurs qu'un recours a été introduit par les autorités de Djibouti devant la
Cour internationale de Justice (CIJ), dont nous avons accepté la compétence
dans cette affaire.
Nous avons, traditionnellement, des relations étroites et
suivies avec Djibouti. Le président Guelleh a effectué une visite à Paris en
mai 2005. Le Premier ministre, M. de Villepin, s'est rendu à Djibouti
le 27 février 2006.
Nous entretenons avec Djibouti un dialogue régulier et une
coopération nourrie en matière de développement. Nous souhaitons renforcer
encore l'efficacité de notre partenariat, adapter et moderniser notre
coopération avec ce pays.
3 - IRAN/NUCLEAIRE
(Les Britanniques seraient en train de préparer un projet de
résolution prévoyant des sanctions contre Iran. La France est-elle en
concertation avec le Royaume-Uni sur ce projet ? Envisagez-vous la thèse des
sanctions après que Téhéran ait refusé, aujourd'hui, la suspension d'enrichissement?)
Comme vous le savez, nous maintenons, depuis le début, une
étroite concertation sur ce dossier avec les Six. Cette concertation se
poursuit au niveau des directeurs politiques, afin de tirer les conséquences
des contacts que M. Solana a eus avec M. Larijani. Nous nous situons dans le
cadre de la résolution 1696, votée le 31 juillet dernier, dans lequel le
Conseil de sécurité a exprimé sa volonté de prendre des mesures au titre de
l'article 41 de la charte, si l'Iran ne se conformait pas aux obligations
découlant de cette résolution, en particulier celle de suspendre
l'enrichissement de l'uranium.
Les consultations en cours ont pour objet de discuter des
prochaines étapes, en préservant l'unité de la communauté internationale.
(Pouvez-vous confirmer la tenue d'une réunion du groupe 5+1 sur
l'Iran en fin de semaine, comme évoqué par les Etats-Unis ?)
(Pouvez vous confirmer qu'une rencontre des Six sur l'Iran aura
lieu a Paris (sinon quelle capitale ?)
Les contacts se poursuivent entre les capitales. Je ne suis pas
en mesure de vous confirmer la tenue de cette réunion.
(Est-ce que la France soutient l'imposition maintenant des
sanctions progressives à l'encontre de l'Iran ?)
Si l'Iran ne se conformait pas aux obligations qui découlent de
la résolution 1696, comme je viens de l'indiquer, les Six en tireraient les
conséquences. Les mesures qui pourraient être prises au titre de la résolution
1696 devraient avoir un caractère progressif, proportionné et réversible.
4 - ARMENIE/TURQUIE
(Le ministère des Affaires étrangères turc a critiqué la
position française à l'égard du génocide arménien. Il s'est dit ''profondément
affligé'' par le fait que le chef d'Etat français ait reconnu le caractère
génocidaire des événements controversés dans des déclarations ''dénuées de
fondement historique''. Quelle est votre réaction ?)
A Erevan, le président de la République a exprimé, comme il
l'avait fait au moment de la décision d'ouverture des négociations d'adhésion
avec la Turquie en décembre 2004, sa conviction que le projet européen, depuis
l'origine, a été une entreprise de réconciliation, de paix, de respect et
d'ouverture aux autres. C'est un effort qui s'est traduit, toujours et partout,
par un travail de mémoire auquel la Turquie doit se prêter aujourd'hui.
Par ailleurs, le président de la République a rappelé son
attachement à ce que la perspective de l'adhésion de la Turquie à l'Union
européenne reste ouverte, afin qu'elle puisse partager les valeurs qui sont
celles de l'Europe et une même conception des Droits de l'Homme, de la paix et
de la démocratie./.
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Pour consulter les points de presse précédents :
http://www.diplomatie.gouv.fr/actu/pointpresse.asp1687 consultation(s)
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