Vendredi, 25 Mai 2012

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Les médecins réanimateurs alertent les autorités sur les risques de rupture du parcours des soins

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Communiqué de presse


Les médecins réanimateurs alertent les autorités sur les risques de rupture du parcours des soins


Paris, le 15 janvier 2009 - La Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) à l’occasion de son 37ème Congrès national du 14 au 16 janvier 2009 au CNIT-La Défense tenait un point presse afin de faire connaître sa position vis-à-vis de problématiques importantes pour le parcours médical de manière générale et pour le fonctionnement des services de réanimations en particulier. Ont été notamment abordés la question de la prise en charge en réanimation des personnes âgées de plus de 80 ans et des patients souffrant de maladies hématologiques.

Ces thèmes se rejoignent puisque dans les deux cas, les prévisions font apparaître une augmentation à venir de certaines catégories de patients et les réanimateurs alertent les pouvoirs publics des risques de saturation dans certains services.

Les réanimateurs souhaitent un meilleur consensus autour des critères d’admission des personnes âgées

Selon Bertrand Guidet, Président de la SRLF, « l’évolution démographique et l’amélioration de l’espérance de vie nous conduisent à admettre de plus en plus de personnes âgées en réanimation, malgré les restrictions budgétaires auxquels tous les services de l’hôpital sont soumis ».

De nombreux médecins réanimateurs ont d’ailleurs participé récemment à l’étude prospective ICE-CUB sur l’admission en réanimation du sujet âgé à partir du service des urgences. Cette étude fait apparaître que :

Les patients ont en moyenne 87,4 ans, sont principalement des femmes (62,6%) ; une large majorité (78,5%) vit à domicile, seul 24% des patients vivant en couple.

Souvent, le patient n’a pas d’opinion quant à l’hospitalisation : ce dernier résultat illustre le décalage existant entre le déclaratif – les médecins jugent qu’il est important de demander l’avis du patient et de la famille – et la réalité de ce qui est fait au moment de la prise de décision.

Les patients âgés de plus de 80 ans admis en réanimation sont considérablement sélectionnés. Ce processus de « tri » intervient à deux niveaux, avec 75 % des patients non proposés par les médecins urgentistes. Parmi les patients proposés, seuls 50 % sont finalement admis. Le taux de refus varie considérablement d’un hôpital à un autre, ce qui justifie d’établir des recommandations consensuelles afin d’harmoniser les pratiques et d’éviter le double écueil d’une sous-utilisation mais aussi d’une sur utilisation des services de réanimation.

Les réanimateurs alertent sur la part croissante que vont prendre certaines pathologies dans la charge de certains services

La réanimation - dont le cœur de métier est la prise en charge des défaillances multi viscérales – est par essence à l’interface de plusieurs disciplines, dont la pneumologie, l’hématologie, la cardiologie par exemple. Sur le terrain, cela se traduit par de nombreux échanges avec ces spécialités et par une étroite collaboration entre sociétés savantes en matière de recherche et de pratique hospitalière.

De plus, les services de réanimation admettent quotidiennement des patients en provenance des services spécialisés de l’hôpital, et se trouvent de fait au carrefour de l’institution hospitalière même, en position privilégiée de révélateur des dysfonctionnements du système, notamment en période de tension de flux.

Pour ce qui est des maladies du poumon, les services de réanimation subissent de plein fouet les aléas saisonniers : recrudescence des admissions dues aux pneumonies, aux asthmes aigus graves, bronchiolites et maladies respiratoires chroniques comme la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Mais la réanimation n’est pas seule en mesure d’absorber tous les besoins croissants de la population, et des filières de soins doivent prendre le relais lorsque les conditions du patient le permettent. C’est le cas des Soins de Suite et de Réadaptation pour la BPCO, dont le nombre de lits est malheureusement insuffisant pour une pathologie chronique qui en 2020 sera la 3ème cause de mortalité.

La SRLF
La Société de Réanimation de Langue Française – www.srlf.org – est une société savante fondée en 1971 qui regroupeaujourd'hui 1400 membres. Ses activités concernent trois thèmes essentiels : la formation continue des médecins et des paramédicaux le développement de la recherche clinique l'évaluation des pratiques professionnelles en éanimation.

Site de la Société, www.srlf.org

Les chiffres-clés de la réanimation en France
Plus de 500 000 patients hospitalisés /an
80% de survie
8000 infirmières
1500 réanimateurs
80 professeurs de Réanimation
810 Euros de financement supplémentaire spécifique par jour et par patient
50% des services ou unités ne sont pas aux normes réglementaires

Service de presse de la SRLF
Laurent Durgeat
Tél : 01 56 03 55 47 / 06 03 00 36 03
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