Samedi, 1 Novembre 2014

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Jean-François Forget, secrétaire général de l’UFAP premier syndicat de l’organisation pénitentiaire.

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Voici l’Itv, pour metrofrance.com, de Jean-François Forget, secrétaire général de l’UFAP premier syndicat de l’organisation pénitentiaire.

Il rappelle les carences et les besoins de l’administration pénitentiaire, estime le nombre d’établissements en situation de danger par rapport, notamment, aux problèmes de surplomb et annonce une réunion des trois syndicats de l’administration pénitentiaire mercredi soir.

« Entre 20 et 25% des établissements ont un problème de vision en surplomb »

Jean-François Forget, secrétaire général de l’UFAP, premier syndicat de l’organisation pénitentiaire, réagit aux mesures annoncées par Rachida Dati, suite au meurtre d’un détenu de la maison d’arrêt de Varces.

La ministre de la justice, Rachida Dati a annoncé, suite au meurtre dimanche d’un détenu de la maison d’arrêt de Varces en Isère, tué par balles à l’intérieur de la prison depuis un chemin situé en surplomb de la cours de l’établissement, de mesures pour renforcer la sécurité. Rachida Dati a notamment parlé d’une élévation des murs et de l’installation de caméras de surveillance.

Que pensez-vous des mesures annoncées par Rachida Dati ?
C’est encore une fois des déclarations à chaud, sans concertation avec les représentants du personnel. La situation de Varces, ça fait longtemps qu’on la dénonce, notamment sur ce chemin à proximité. Il y a un réel problème de fragilité dans nombre de structures pénitentiaires. Dans les nouvelles, on a enfin pu obtenir la mise en place de glacis, c'est-à-dire, un espace suffisamment séparé de la voie publique.

Combien d’établissements sont concernés par des problèmes de surplomb, comme à Varces ?
Aujourd’hui, deux établissements sur trois sont sujets à des problèmes de sécurité liés à des projections. Entre 20 et 25% des établissements ont un problème de vision en surplomb que ce soit d’une colline comme à Varces ou d’un immeuble, comme ça peut être le cas en ville.

Ca fait longtemps que vous dénoncez ces problèmes…
Oui, ça fait longtemps malheureusement. L’administration dira peut-être qu’on noircit le tableau mais un détenu est décédé hier, ça aurait aussi pu être un gardien. Il y a un réel problème de sécurité pour les prisonniers et le personnel.

Le personnel pénitencier craint pour sa sécurité ?
Bien sûr, il le craignait avant et le drame d’hier l’a renforcé dans sa certitude. Ça fait pas mal d’événements depuis une semaine. Mais nous refusons de céder au fatalisme. Ce n’est pas la loi des séries indépendantes des structures et des moyens. Nombre d’établissement ne répondent plus aux normes. Les nouvelles structures construites ne suffisent pas à renforcer l’existant. On manque de moyens, on a un tel retard depuis des années qu’il faudrait le double du budget actuel de l’administration pénitentiaire pour entrevoir une amélioration de la situation.

Quelles sont les priorités pour améliorer la sécurité des détenus et du personnel ?
Il faut faire le constat des obligations de mise à niveau des établissements au cas par cas et déterminer précisément les besoins en personnel. Il faut un observatoire paritaire et permanent de suivi des effectifs, tant sur l’aspect quantitatif que qualitatif. A partir de là, que le gouvernement nous donne les moyens de réaliser ces obligations.
A l’Ufap, nous ne disons pas qu’il faut 4 000 ou 5 000 fonctionnaires de plus, ni qu’il faut détruire les prisons et les refaire. Il y en a qui ont la capacité d’être réaménagées, d’autres doivent être fermées et être reconstruites. Nombre de pays ont déjà entamé un plan de rajeunissement leurs structures pénitentiaires.

La situation à la prison de Varces est-elle particulière ?
Varces est un des noyaux du grand banditisme français, ça vient renforcer la difficulté. Le détenu abattu était, à ma connaissance, en surveillance spéciale du fait de sa dangerosité. Il faut réfléchir à comment gérer au mieux ce type d’individu. Varces est un établissement qui n’a qu’une trentaine d’années et pourtant, il est complètement pourri. Nous craignions fort un départ d’émeute là-bas.


C’est ce qui c’est passé hier suite à la fusillade ?
Non, pas trop. Il y a eu un excellent travail de la part du personnel qui a permis pour les pompiers de circonscrire le feu, et pour le personnel de prendre en charge les détenus qui étaient assez turbulents et vindicatifs.

Un mouvement du personnel pénitentiaire est-il envisagé ?
Mercredi soir, la CGT, Force Ouvrière et l’Ufap, les trois organisations syndicales, se rencontrent ce qui n’est pas arrivé depuis longtemps. On va faire un premier état de la situation, voir nos convergences et nos divergences, à partir de là, on envisagera peut-être une action.

Propos recueilli par Nicolas Vanel
www.metrofrance.com

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