Vendredi, 25 Mai 2012

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Cécile Poujol une provençale sur la ligne de départ de la Route du Rhum qui rève du Vendée Globe.

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Elle est pour l'instant la seule femme dans la grande aventure des 40 pieds, nouvelle jauge que l'on pourra retrouver sur la ligne de départ de la prochaine route du Rhum. Cécile Poujol a décidé de relever ce défi sportif, humain et économique. Avant la course au large, la navigatrice de 24 ans doit en effet gagner une véritable course à l'argent. Elle a choisi de privilégier la carte provençale pour mobiliser autour de son projet entrepreneurs, institutions, amis et famille. Nous la retrouverons tous les mois pour évoquer l'avancement de son projet.

Cécile, le public ne vous connaît pas encore, pouvez-vous donc évoquer votre expérience maritime ?
Je totalise aujourd'hui 12 000 milles de course au large en double ou en solitaire. Je suis arrivée l'année dernière 17ème au classement de la mini transat (traversée de l'Atlantique en solitaire et en course sur un voilier de 6.50 mètres), j'ai participé avec mon bateau à la mini Fastnet à l'Odyssée d'Ulysse ainsi qu'à toutes les courses du calendrier Mini en 2003. Cet été j'ai couru en proto en double en Méditerranée. Je navigue beaucoup en Atlantique car je me suis installée il y a quelques années à Quiberon où on retrouve de nombreux coureurs et équipages. Mais la Bretagne n'est plus la seule terre d'accueil des « voileux », ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux en Méditerranée. Quant à moi, j'ai décidé de rentrer au pays et d'y élaborer ce projet qui me tient tant à coeur.

Pourquoi avoir choisi la route du Rhum comme prochain défi ?
La Route du Rhum offre de nouvelles possibilités en s'ouvrant à la classe 40. C'est un bon compromis entre la classe mini et les 60 pieds qui font le Vendée Globe. C'est donc un bon tremplin pour mes projets futurs. Et puis la Route du Rhum fait rêver pour qui veut faire de la course au large, c'est une des plus importantes de cette catégorie, c'est comme faire le tour de France pour un cycliste ou Roland Garros pour un tennisman. Une des caractéristiques du Rhum, c'est que la course dure longtemps et qu'elle demande donc d'autres qualités, qualités stratégiques, techniques, humaines et c'est un défi que j'ai envie de relever.

Vous ne semblez pas effrayée par les difficultés que cette course présente et qui ont déjà éprouvé les compétences de nombreux marins de renom ?
C'est encore trop éloigné pour penser à la peur, aujourd'hui je suis plus excitée et déterminée qu'effrayée. Certes il y a des risques mais il y en a aussi quand tu fais de la moto à Marseille, il y en a peut-être plus d'ailleurs. Ici les risques sont connus et mesurés et puis nous sommes formés pour les affronter, je ne vais pas courir les mains dans les poches, j'ai un gros programme de préparation d'ici là.

Où en êtes-vous de l'avancement de votre projet ?
J'ai choisi de fédérer autour de ce projet le plus de Méditerranéen et Provençaux possibles. Cette région a tous les atouts nécessaires pour accueillir des courses, des équipages, des entraînements. Et puis les infrastructures commencent à se mettre en place. C'est cette image que j'ai envie de véhiculer et cette région que j'ai envie de promouvoir. C'est chez moi et c'est ici que j'ai appris à naviguer. Et je suis intimement persuadée que l'avenir de la voile sportive va s'écrire aussi ici.
D'ailleurs mon parrain pour le projet c'est Alain Gabbay. Cet ancien coureur au large
dirige aujourd'hui son chantier Sailing Concept basé à la Ciotat et il est prêt à construire le bateau qui est dessiné par Olivier Philippot un architecte de la région connu pour avoir conçu le Sormiou, un voilier de 28 pieds qui fait les belles heures de la voile à la Pointe Rouge. Il a commencé a travaillé sur les plan du bateau. Ce sera un 40 pied qui correspondra à la jauge de la classe 40 mais qui sera personnalisé, conçu avec moi et dessiné pour moi.
Notrh Sails Mediterranée parraine aussi le projet, c'est mon premier gros partenaire technique.

Quel est votre budget ?
Le budget est de 250 000 euros par an sur 3 ans. J'ai lancé de nombreuses pistes auprès des entreprises et des institutions mais je n'ai pas encore de réponses. Et je lance un appel à tous ceux qui veulent s'associer à nos ambitions. Quoi qu'il en soit pour moi c'est le moment ou jamais et je ferai tout pour que cela le fasse.

Comment voyez-vous votre avenir ?
Pour mon avenir proche je vois avec certitude la course aux sponsors, la construction de mon bateau, un stage météo, une collaboration avec une équipe médicale de médecins de Marseille, la route du Rhum en 2006 et deux transats en 2007, une en solitaire et l'autre en double et plus loin encore, je vois le Vendée Globe, enfin là je vous parle de mes rêves.

Hélène Du Plessis.


Pour toute question ou pour recevoir le dossier complet du projet, n'hésitez pas à contacter Cécile en écrivant à :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou par téléphone au 06 08 36 50 23;


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