Vendredi, 25 Mai 2012

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Euro 2008: Dossiers Euro: La Pologne

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Pour cette nouvelle revue des équipes de l’Euro 2008, c’est à la Pologne que nous nous intéressons...

Cet été les Aigles Rouges essaieront de contredire la règle du jamais deux sans trois. Il s’agira de leur toute première apparition en championnats d’Europe mais leur performance étonnante pendant les qualifications – dans lesquelles ils ont terminé devant le Portugal, la Serbie et la Finlande, en tête de leur groupe –, rappelle leur forme à l’approche des Coupes du Monde 2002 et 2006… Et c’est plutôt un mauvais présage pour leur entraîneur sexagénaire, Leo Beenhakker.

En 2006, la Pologne était la troisième équipe des qualifications en termes de nombre de buts mais à l’heure de vérité, elle capitula. De même, en 2002, elle s’imposa devant les Ukrainiens, pourtant favoris, en prenant la première place du pré-tournoi mais fit ses valises au premier obstacle.

Souplesse

La Pologne a conservé sa forme des qualifications et n’a subi aucune défaite au cours des quatre matches amicaux qu’elle a joués. Beenhakker, le sélectionneur polonais, a de solides références. Le Hollandais aida Trinidad & Tobago à participer à sa première Coupe du Monde de l’histoire en 2006 et à prendre un point à la Suède au cours de son premier match. La petite équipe réussit même à tenir tête à l’Angleterre pendant 83 minutes lors de leur second match.

Beenhakker, qui reçut l’ordre Polonia Restituta pour services rendus au sport, a remporté 14 de ses 24 matches (taux de réussite de 58 %) et, bien qu’il n’ait pas encore égalé les performances de l’entraîneur précédent Pawel Janas, qui en remporta 47 en 73 (64%), ses résultats contre les nations les plus fortes le démarquent largement de son prédécesseur. Certains qualifient cela de « modernisation », mais le succès de Beenhakker – et il resta invaincu contre ses principaux rivaux dans le groupe A – fut de produire une équipe capable de jouer en 4-4-2, 4-5-1 ou 4-3-3. Son approche renforce une défense qui était très vulnérable dans la formation d’attaque en 4-4-2 de Janas.

Places à prendre…

Beenhakker combine des ailiers, tels que Jakub Blaszczykowski et Jacek Krzynowek avec des milieux de terrain orientés défense, tels que Mariusz Lewandowski. Auparavant, tout était concentré sur l’attaque, mais aujourd’hui c’est plus calculé.

La retraite annoncée du milieu de terrain Radoslaw Sobolewski après les qualifications a laissé une place à prendre et ils sont nombreux à vouloir combler le vide. Krzynowek, 15ème au classement des milieux de terrain de l’Indice de performances Castrol avec 1098 points, est parmi les favoris. On pourrait également voir Dariusz Dudka, un arrière-centre de formation, qui a démontré qu’il était capable de tenir le poste ou le jeune Lukasz Gargula qui a impressionné contre l’Arménie en match amical. Comme il l’a démontré pendant les qualifications, Beenhakker n’a pas peur de faire jouer les plus jeunes.

À l’attaque Euzebiusz Smolarek sera dans les rangs. Selon l’IPC, le buteur du Racing de Santander est le 11ème meilleur buteur des qualifications avec 1 646 points, mais avec six buts en 13 matches internationaux, beaucoup pensent que Radoslaw Matusiak du Heerenveen est tout aussi compétent. L’incapacité de Maciej Zurawski du Celtic FC à conserver sa place en équipe première pourrait lui valoir le banc, tandis qu’Artur Wichniarek, qui rejoignit l’équipe pour la première fois en quatre ans contre la République Tchèque en février, voudra également faire bonne impression.

N°1

Mais les discussions les plus ferventes concernent le n°1. Artur Boruc du Celtic, l’un des cinq meilleurs gardiens avec 2 796 points IPC, a su préserver ses filets intacts dans six matches de qualification. Le portier du Spartak Moscow, Wojciech Kowalewski, est 15ème au classement IPC avec 807 points, mais Tomasz Kuszczak de Manchester United et Lukasz Fabianski d’Arsenal semblent avoir une longueur d’avance. Kuszczak affiche six feuilles de match vierges en 12 matches pour United, Fabianski deux en six matches pour Arsenal. Pourtant, c’est Fabianski qui prit les commandes de la seconde mi-temps dans la victoire 2-0 contre la République Tchèque en février.

Alors que le nombre de matches amicaux restant à jouer décroît, la pression monte pour Beenhakker dont la tactique devra permettre aux Aigles Rouges de prendre leur envol en Suisse cet été.

Pour trouver plus d'infos sur le Championnat d'Europe de football, visitez http://www.castrolindex.fr
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