Vendredi, 10 Février 2012

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Gérardmer, le temple du triathlon.

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Pour son retour à la compétition,
le Vitrollais François Chabaud signe un bel exploit sur le XL,
chez les femmes la Néerlandaise Eva Janssen s'impose à quelques mètres de l'arrivée.

Avec 3.420 athlètes au départ à Gérardmer pour plonger, pédaler et courir lors du premier week-end de septembre (les 5 et 6), des spectateurs venus par milliers encourager les stars de la discipline, dans un cadre naturel majestueux, un lac avec une eau à 19°C, un soleil omniprésent ce dimanche malgré les fraîcheurs matinales, la 21ème édition du Triathlon de Gérardmer avec un nouveau format plus court et plus dense pour son triathlon XL a une nouvelle fois permis de mesurer l'attrait pour le triple effort. La Perle des Vosges confirme sa place de leader européen du triathlon tant d'un point de vue sportif, du spectacle que de l'organisation, sans faille.

Sur le XL, le Vitrollais François Chabaud signe un superbe exploit pour son retour à la compétition, chez les femmes, la Néerlandaise Eva Janssen s'impose à quelques mètres de l'arrivée.

François Chabaud a donné le coup d'envoi d'un week-end durant lequel la ville de Gérardmer a vu défiler 3.420 athlètes en remportant, le jour de ses 38 ans, le Triathlon XL de Gérardmer en 4h25'05'', empochant au passage sa qualification pour les prochains Championnats du Monde LD 2009 qui se dérouleront à Perth en Australie le 25 octobre prochain.

C'est par un temps léger que 1.000 athlètes s'élancent samedi matin sur le nouveau Triathlon XL de Gérardmer comprenant 1,9km de natation, 93km de vélo et 21km de course à pied. Un groupe de quatre hommes se fait la belle à l'issue de la natation : le favori australien Pete Jacobs (sorti en 22'36) entraîne dans son sillage trois Français, le Pisciacais Charly Loisel et les Beauvaisiens Sylvain Sudrie et Stephan Bignet. Derrière ce quatuor, le Messin Benjamin Pernet et le Beauvaisien Samuel Pierreclaud pointent à une quarantaine de secondes. Viennent ensuite l'Aixois Sébastien Berlier, le Vitrollais François Chabaud, blessé en début de saison par une aponévrosite plantaire, en 7ème position, le Dijonnais GIlles Reboul et le Britannique Joe Gambles, tenant du titre à Gérardmer, à 2'15. Sylvain Sudrie et Charly Loisel se détachent dès le début du parcours vélo. Après la première ascension du col des Feignes, ils possèdent déjà 35'' d'avance su
r Stephan Bignet et 1'30 sur Pete Jacobs. Accroissant son avance au fil des tours, le duo de tête boucle le premier tour avec 1'45 d'avance sur Bignet suivi de très près par Gambles, Jacobs et Chabaud. Lors de la 2ème boucle, c'est l'effondrement de Stephan Bignet et de Pete Jacobs. Dans l'ultime tour, Charly Loisel décide d'accélérer le rythme. Sylvain Sudrie ne tente pas de lui résister. Le Pisciacais rejoint le parc à vélo avec 48'' d'avance sur le Beauvaisien. François Chabaud, auteur d'un magnifique chrono à vélo est 3ème avant d'aborder la course à pied, ne concédant que 1'20 de retard. Pointé à 3'32, Joe Gambles est le seul à pouvoir encore espérer troubler la quiétude des trois premiers. Alors que l'on s'attend à voir Sylvain Sudrie prendre le large, c'est au contraire François Chabaud qui grappille du temps dès les premiers kilomètres pédestres. À la fin de la première boucle, le Vitrollais n'est plus qu'à une minute, et à 40''
à la fin de la deuxième. C'est très logiquement que le Provençal dépose le Picard à 5km du but. Le nouveau roi de Gérardmer, a construit sa victoire sur l'expérience. Deux minutes plus tard, Sylvain Sudrie rallie la ligne dans un état de fatigue assez avancé, suivi par le Britannique Joe Gambles, vainqueur l'an passé. A l'issue de son triomphe, François Chabaud, tout en joie, s'explique « C'était vraiment un parcours très difficile et exigeant. Il demandait beaucoup de ressources. J'en avais et cela m'a réussi ! Quand je suis sorti de l'eau en septième position, je n'étais pas trop inquiet. Je savais qu'il y avait un groupe de bons nageurs qui allait nous prendre autour de deux minutes. Après, sur le parcours à vélo, il fallait rester concentré et avoir de l'énergie. Ensuite, le parcours en course à pied me convenait. A quatre ou cinq kilomètres de l'arrivée, j'ai réussi à doubler Sylvain, parti très vite en course à pi
ed. Par rapport à la blessure que j'ai eue, je eu du mal à le suivre, au début. De quinze secondes de retard, je suis rapidement passé à une minute. Il mettait beaucoup de vitesse et je ne pouvais pas faire plus. J'avais quand même un bon rythme et je me sentais capable de le maintenir un bon moment. Je suis longtemps resté à une minute de Sylvain et cela l'a mis sous pression. Ça a payé et à un moment, j'ai vu qu'il craquait. J'aime ce genre de scénario. Ça me transcende et je suis allé chercher Sylvain ! Je suis vraiment heureux, car je fête aujourd'hui mes 38 ans. En l'emportant, je me suis fait un gros cadeau. C'est aussi une belle satisfaction, car je sors de sept mois de convalescence. Revenir de cette manière, c'est un grand moment dans ma carrière, c'est vraiment super. Gérardmer, c'était ma compétition de reprise, mise à part deux sprints fin juin, où je pouvais à peine courir une heure. J'ai pris mon mal en patience
et je me suis bien préparé. Sur mon calendrier, j'avais mis une croix à la date de Gérardmer… » Pour Sudrie le scénario est différent « A pied, j'ai réussi à partir très vite, peut-être un peu trop vite et j'ai craqué dans le dernier tour, je n'avais plus rien et les jambes trop lourdes. Mais je suis encore jeune dans la discipline et ce n'est que mon troisième triathlon Longue Distance. Gérardmer est quand même l'un des plus "coton" à courir. Je suis bien sûr déçu de ne pas avoir gagné, mais je suis surtout satisfait d'avoir été aux avant-postes tout au long de la course. Gérardmer, c'était un point de passage avant les championnats du monde. C'est un bon repère. J'ai gagné deux fois le Courte Distance ici en réalisant le record de l'épreuve. Pour changer, j'ai eu envie de tenter le Longue Distance. Sur ce parcours, il faut toujours être à la relance et ne jamais rien lâcher. C'est une vraie course de costauds
». Pour le Britannique Joe Gambles, vainqueur de l'épreuve en 2008 « François Chabaud et Sylvain Sudrie étaient vraiment très forts aujourd'hui. Je n'ai pas fait un aussi bon résultat que l'an dernier puisque j'avais gagné, mais je suis quand même content d'être de nouveau sur le podium. Je me suis bien amusé. Le public était très enthousiaste même s'il a un peu plus encouragé les Français ! ».

Chez les femmes, vainqueur de l'épreuve en 2007, seconde en 2008, Delphine Pelletier, dotée d'une avance de 5'18'' à la fin du vélo mène la course, mais à pied à 4km de l'arrivée à bout de force, elle offre la victoire à la Néerlandaise Eva Janssen qui termine en 5h06'47''. La Beauvaisienne passe la ligne 6'29'' plus tard, s'effondrant dès la ligne d'arrivée franchie, la Suissesse Sibylle Matter, termine sur ses talons à 38''. La Néerlandaise Eva Janssen, vainqueur de l'épreuve chez les femmes, toute surprise, s'exprime dans un français impeccable « La natation, c'est toujours une épreuve difficile pour moi. Je suis sorti de l'eau en cinquième position. Le vélo, cela a été dur aussi, car j'ai eu très froid, notamment dans les descentes. C'est de ma faute, car je ne me suis pas assez couverte, je n'avais pas de gilet. Pourtant, j'étais deuxième avant de commencer la course à pied. Je ne pensais pas que ça al
lait être possible de revenir sur Delphine, car j'avais cinq minutes de retard sur elle et à trois kilomètres de l'arrivée, j'ai vu que je la rattrapais et qu'elle n'allait pas bien du tout. C'est incroyable, car c'est seulement la deuxième fois que je fais une course de cette distance ! J'ai plus l'habitude des triathlons distance olympique. C'est pour cette raison que, dans le dernier tour en course à pied, j'avais peur de ne pas tenir. Plus de cinq heures d'effort, c'est quelque chose que je n'avais encore jamais fait ! »

Sur le Distance Olympique, le Meusien Bertrand Billard et la Cessonnaise Alexandra Louison remporte l'épreuve grâce au vélo.

Le Distance Olympique avec 650 athlètes au départ, ce dimanche, s'est déroulé sous un beau soleil devant un public encore plus nombreux. Le DO a vu les succès de Bertrand Billard du Team Lagardère Paris, en 2h05'24'' et de la Cessonnaise Alexandra Louison en 2h24'09''. Parti à vélo avec 40'' de retard sur les meilleurs nageurs, le Français Jordan Rouyer et l'Australien Ben Allen, Bertrand Billard revient sur la tête de course avant de déposer ses rivaux dès la première bosse. Dès la fin de la première des trois boucles, le Meusien possède une avance d'une minute sur le Messin Anthony Pannier et les Montluçonnais Nicolas Becker et le Vichyssois Yohann Vincent, 1'24 sur le Pisciacais Cyril Moreau et le Messin Jordan Rouyer, 2' sur le Vésulien Cyril Viennot et le Pisciacais Brice Daubord. Peu de temps auparavant, le Raphaëlois Karl Shaw abandonne sur chute. Bertrand Billard ne fait qu'accroître son avance au fil des tours. Il pose finalement le
vélo avec 2'43 d'avance sur Pannier, Becker et Rouyer. Évitant la chute de peu, Yohann Vincent (Montluçon Triathlon) concède 32'' sur ce groupe en fin de parcours. Malgré une belle course à pied, Yohann VIncent ne peut revenir sur Bertrand Billard. C'est en solitaire que le jeune Billard, 22 ans franchit victorieux la ligne, après 2h05'24'' suivi de Yohann Vincent à 51 secondes après avoir parcouru 1,5km en natation, 40km à vélo empruntant la montée de la Raye et ses passages à 15% à trois reprises et 11km à pied, « j'ai tout misé sur le parcours à vélo et grâce à mon avance, j'ai réussi à gérer la course à pied, j'aurai très bien pu craquer lors de la course à pied et reculer à la cinquième ou sixième place… Cette arrivée de Gérardmer, elle est vraiment exceptionnelle ! On ne voit ça sur aucun autre triathlon. Quand je me suis retrouvé en tête, je n'avais qu'une envie : arriver seul pour pouvoir profiter d'une telle
ambiance ». Yohann Vincent : « Il m'a manqué un peu de fraicheur. J'ai eu une saison très longue avec beaucoup de déplacements. Je suis satisfait de ma deuxième place. Je suis surtout un habitué des courses avec drafting - où les cyclistes ont droit de rouler en peloton - et je n'ai pas trop l'habitude des efforts solitaires. Gérardmer, c'est une super course. On manque d'épreuves comme celle-là en France. Je tire un grand coup de chapeau aux organisateurs. Ils ont su tracer un parcours sélectif. A vélo et en course à pied, on avait de superbes paysages et, en plus, le temps était de la partie. Et l'ambiance, ici, c'était de la folie ! » Le favori de l'épreuve Nicolas Becker, second en 2008, n'a jamais pu se mêler à la lutte pour la victoire, il termine 3ème sur un parcours très exigeant physiquement. « Chaque année à Gérardmer, je serre les dents. J'avoue que c'est un des parcours les plus durs et les plus jolis de France

Pour son retour à la compétition,
le Vitrollais François Chabaud signe un bel exploit sur le XL,
chez les femmes la Néerlandaise Eva Janssen s'impose à quelques mètres de l'arrivée.

Avec 3.420 athlètes au départ à Gérardmer pour plonger, pédaler et courir lors du premier week-end de septembre (les 5 et 6), des spectateurs venus par milliers encourager les stars de la discipline, dans un cadre naturel majestueux, un lac avec une eau à 19°C, un soleil omniprésent ce dimanche malgré les fraîcheurs matinales, la 21ème édition du Triathlon de Gérardmer avec un nouveau format plus court et plus dense pour son triathlon XL a une nouvelle fois permis de mesurer l'attrait pour le triple effort. La Perle des Vosges confirme sa place de leader européen du triathlon tant d'un point de vue sportif, du spectacle que de l'organisation, sans faille.

Sur le XL, le Vitrollais François Chabaud signe un superbe exploit pour son retour à la compétition, chez les femmes, la Néerlandaise Eva Janssen s'impose à quelques mètres de l'arrivée.

François Chabaud a donné le coup d'envoi d'un week-end durant lequel la ville de Gérardmer a vu défiler 3.420 athlètes en remportant, le jour de ses 38 ans, le Triathlon XL de Gérardmer en 4h25'05'', empochant au passage sa qualification pour les prochains Championnats du Monde LD 2009 qui se dérouleront à Perth en Australie le 25 octobre prochain.

C'est par un temps léger que 1.000 athlètes s'élancent samedi matin sur le nouveau Triathlon XL de Gérardmer comprenant 1,9km de natation, 93km de vélo et 21km de course à pied. Un groupe de quatre hommes se fait la belle à l'issue de la natation : le favori australien Pete Jacobs (sorti en 22'36) entraîne dans son sillage trois Français, le Pisciacais Charly Loisel et les Beauvaisiens Sylvain Sudrie et Stephan Bignet. Derrière ce quatuor, le Messin Benjamin Pernet et le Beauvaisien Samuel Pierreclaud pointent à une quarantaine de secondes. Viennent ensuite l'Aixois Sébastien Berlier, le Vitrollais François Chabaud, blessé en début de saison par une aponévrosite plantaire, en 7ème position, le Dijonnais GIlles Reboul et le Britannique Joe Gambles, tenant du titre à Gérardmer, à 2'15. Sylvain Sudrie et Charly Loisel se détachent dès le début du parcours vélo. Après la première ascension du col des Feignes, ils possèdent déjà 35'' d'avance su
r Stephan Bignet et 1'30 sur Pete Jacobs. Accroissant son avance au fil des tours, le duo de tête boucle le premier tour avec 1'45 d'avance sur Bignet suivi de très près par Gambles, Jacobs et Chabaud. Lors de la 2ème boucle, c'est l'effondrement de Stephan Bignet et de Pete Jacobs. Dans l'ultime tour, Charly Loisel décide d'accélérer le rythme. Sylvain Sudrie ne tente pas de lui résister. Le Pisciacais rejoint le parc à vélo avec 48'' d'avance sur le Beauvaisien. François Chabaud, auteur d'un magnifique chrono à vélo est 3ème avant d'aborder la course à pied, ne concédant que 1'20 de retard. Pointé à 3'32, Joe Gambles est le seul à pouvoir encore espérer troubler la quiétude des trois premiers. Alors que l'on s'attend à voir Sylvain Sudrie prendre le large, c'est au contraire François Chabaud qui grappille du temps dès les premiers kilomètres pédestres. À la fin de la première boucle, le Vitrollais n'est plus qu'à une minute, et à 40''
à la fin de la deuxième. C'est très logiquement que le Provençal dépose le Picard à 5km du but. Le nouveau roi de Gérardmer, a construit sa victoire sur l'expérience. Deux minutes plus tard, Sylvain Sudrie rallie la ligne dans un état de fatigue assez avancé, suivi par le Britannique Joe Gambles, vainqueur l'an passé. A l'issue de son triomphe, François Chabaud, tout en joie, s'explique « C'était vraiment un parcours très difficile et exigeant. Il demandait beaucoup de ressources. J'en avais et cela m'a réussi ! Quand je suis sorti de l'eau en septième position, je n'étais pas trop inquiet. Je savais qu'il y avait un groupe de bons nageurs qui allait nous prendre autour de deux minutes. Après, sur le parcours à vélo, il fallait rester concentré et avoir de l'énergie. Ensuite, le parcours en course à pied me convenait. A quatre ou cinq kilomètres de l'arrivée, j'ai réussi à doubler Sylvain, parti très vite en course à pi
ed. Par rapport à la blessure que j'ai eue, je eu du mal à le suivre, au début. De quinze secondes de retard, je suis rapidement passé à une minute. Il mettait beaucoup de vitesse et je ne pouvais pas faire plus. J'avais quand même un bon rythme et je me sentais capable de le maintenir un bon moment. Je suis longtemps resté à une minute de Sylvain et cela l'a mis sous pression. Ça a payé et à un moment, j'ai vu qu'il craquait. J'aime ce genre de scénario. Ça me transcende et je suis allé chercher Sylvain ! Je suis vraiment heureux, car je fête aujourd'hui mes 38 ans. En l'emportant, je me suis fait un gros cadeau. C'est aussi une belle satisfaction, car je sors de sept mois de convalescence. Revenir de cette manière, c'est un grand moment dans ma carrière, c'est vraiment super. Gérardmer, c'était ma compétition de reprise, mise à part deux sprints fin juin, où je pouvais à peine courir une heure. J'ai pris mon mal en patience
et je me suis bien préparé. Sur mon calendrier, j'avais mis une croix à la date de Gérardmer… » Pour Sudrie le scénario est différent « A pied, j'ai réussi à partir très vite, peut-être un peu trop vite et j'ai craqué dans le dernier tour, je n'avais plus rien et les jambes trop lourdes. Mais je suis encore jeune dans la discipline et ce n'est que mon troisième triathlon Longue Distance. Gérardmer est quand même l'un des plus "coton" à courir. Je suis bien sûr déçu de ne pas avoir gagné, mais je suis surtout satisfait d'avoir été aux avant-postes tout au long de la course. Gérardmer, c'était un point de passage avant les championnats du monde. C'est un bon repère. J'ai gagné deux fois le Courte Distance ici en réalisant le record de l'épreuve. Pour changer, j'ai eu envie de tenter le Longue Distance. Sur ce parcours, il faut toujours être à la relance et ne jamais rien lâcher. C'est une vraie course de costauds
». Pour le Britannique Joe Gambles, vainqueur de l'épreuve en 2008 « François Chabaud et Sylvain Sudrie étaient vraiment très forts aujourd'hui. Je n'ai pas fait un aussi bon résultat que l'an dernier puisque j'avais gagné, mais je suis quand même content d'être de nouveau sur le podium. Je me suis bien amusé. Le public était très enthousiaste même s'il a un peu plus encouragé les Français ! ».

Chez les femmes, vainqueur de l'épreuve en 2007, seconde en 2008, Delphine Pelletier, dotée d'une avance de 5'18'' à la fin du vélo mène la course, mais à pied à 4km de l'arrivée à bout de force, elle offre la victoire à la Néerlandaise Eva Janssen qui termine en 5h06'47''. La Beauvaisienne passe la ligne 6'29'' plus tard, s'effondrant dès la ligne d'arrivée franchie, la Suissesse Sibylle Matter, termine sur ses talons à 38''. La Néerlandaise Eva Janssen, vainqueur de l'épreuve chez les femmes, toute surprise, s'exprime dans un français impeccable « La natation, c'est toujours une épreuve difficile pour moi. Je suis sorti de l'eau en cinquième position. Le vélo, cela a été dur aussi, car j'ai eu très froid, notamment dans les descentes. C'est de ma faute, car je ne me suis pas assez couverte, je n'avais pas de gilet. Pourtant, j'étais deuxième avant de commencer la course à pied. Je ne pensais pas que ça al
lait être possible de revenir sur Delphine, car j'avais cinq minutes de retard sur elle et à trois kilomètres de l'arrivée, j'ai vu que je la rattrapais et qu'elle n'allait pas bien du tout. C'est incroyable, car c'est seulement la deuxième fois que je fais une course de cette distance ! J'ai plus l'habitude des triathlons distance olympique. C'est pour cette raison que, dans le dernier tour en course à pied, j'avais peur de ne pas tenir. Plus de cinq heures d'effort, c'est quelque chose que je n'avais encore jamais fait ! »

Sur le Distance Olympique, le Meusien Bertrand Billard et la Cessonnaise Alexandra Louison remporte l'épreuve grâce au vélo.

Le Distance Olympique avec 650 athlètes au départ, ce dimanche, s'est déroulé sous un beau soleil devant un public encore plus nombreux. Le DO a vu les succès de Bertrand Billard du Team Lagardère Paris, en 2h05'24'' et de la Cessonnaise Alexandra Louison en 2h24'09''. Parti à vélo avec 40'' de retard sur les meilleurs nageurs, le Français Jordan Rouyer et l'Australien Ben Allen, Bertrand Billard revient sur la tête de course avant de déposer ses rivaux dès la première bosse. Dès la fin de la première des trois boucles, le Meusien possède une avance d'une minute sur le Messin Anthony Pannier et les Montluçonnais Nicolas Becker et le Vichyssois Yohann Vincent, 1'24 sur le Pisciacais Cyril Moreau et le Messin Jordan Rouyer, 2' sur le Vésulien Cyril Viennot et le Pisciacais Brice Daubord. Peu de temps auparavant, le Raphaëlois Karl Shaw abandonne sur chute. Bertrand Billard ne fait qu'accroître son avance au fil des tours. Il pose finalement le
vélo avec 2'43 d'avance sur Pannier, Becker et Rouyer. Évitant la chute de peu, Yohann Vincent (Montluçon Triathlon) concède 32'' sur ce groupe en fin de parcours. Malgré une belle course à pied, Yohann VIncent ne peut revenir sur Bertrand Billard. C'est en solitaire que le jeune Billard, 22 ans franchit victorieux la ligne, après 2h05'24'' suivi de Yohann Vincent à 51 secondes après avoir parcouru 1,5km en natation, 40km à vélo empruntant la montée de la Raye et ses passages à 15% à trois reprises et 11km à pied, « j'ai tout misé sur le parcours à vélo et grâce à mon avance, j'ai réussi à gérer la course à pied, j'aurai très bien pu craquer lors de la course à pied et reculer à la cinquième ou sixième place… Cette arrivée de Gérardmer, elle est vraiment exceptionnelle ! On ne voit ça sur aucun autre triathlon. Quand je me suis retrouvé en tête, je n'avais qu'une envie : arriver seul pour pouvoir profiter d'une telle
ambiance ». Yohann Vincent : « Il m'a manqué un peu de fraicheur. J'ai eu une saison très longue avec beaucoup de déplacements. Je suis satisfait de ma deuxième place. Je suis surtout un habitué des courses avec drafting - où les cyclistes ont droit de rouler en peloton - et je n'ai pas trop l'habitude des efforts solitaires. Gérardmer, c'est une super course. On manque d'épreuves comme celle-là en France. Je tire un grand coup de chapeau aux organisateurs. Ils ont su tracer un parcours sélectif. A vélo et en course à pied, on avait de superbes paysages et, en plus, le temps était de la partie. Et l'ambiance, ici, c'était de la folie ! » Le favori de l'épreuve Nicolas Becker, second en 2008, n'a jamais pu se mêler à la lutte pour la victoire, il termine 3ème sur un parcours très exigeant physiquement. « Chaque année à Gérardmer, je serre les dents. J'avoue que c'est un des parcours les plus durs et les plus jolis de France

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