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Ils sont partis, les quatre géants des mers pour
une odyssée planétaire inédite de 24 000 milles sans escale. Une aventure
extraordinaire, qui a pris naissance ici, sur les rives du désert du
qatar. Les quatre multicoques et leur équipage se sont élancés aujourd'hui
pour un défi de plus de 55 jours de course.
DOHA - Le coup de
canon l'Oryx Quest, la première course autour du monde à
s'élancer et revenir au Moyen-Orient a été
donnée devant Doha à 12h00 (heure française).
C'est son Excellence, Sheikh Tamim bin Hamad bin Khalifa Al Thani
qui a libéré la flotte. Le vent soufflait alors à 10/15 noeuds de
Nord/Nord-Ouest. Dès les premières longueurs les multicoques
ont atteint la vitesse de 20/25 noeuds. Geronimo a passé la
bouée de dégagement juste derrière Doha 2006, le
bateau Qatar mené par le Britannique Brian Thompson, suivi de
Cheyenne de l'Américain David Scully et Deadalus de Tony Bullimor.
Ces quatre bateaux possèdent à ce jour le plus beau
palmarès autour du monde depuis 2001*. L'aventure s'annonce donc
passionnante lorsque l'on sait qu'aucun marin n'a encore
descendu puis remonté l'Océan Indien en
compétition, sous des latitudes aussi élevées.
« Personne ne pourra donc se prévaloir d'une
expérience météo avant d'attaquer le tour de
l'Antarctique et à fortiori le quitter après le
passage du cap de Bonne-Espérance sur le chemin du retour vers Doha
», expliquait avant le départ le skipper de
Capgemini/Schneider Electric. * Record absolu autour du monde : Cheyenne (Steve Fossett) en 58j
9h 32'45''. Détenteur du Trophée
Jules-Verne : Geronimo (Olivier de Kersauson) en 63j 13h
59'46''. Vainqueur de The Race : Club-Med (ex-Doha
2006), Grant Dalton en 62j 9h.
Première vacation radio depuis Doha après 3 heures
de courses avec Olivier de Kersauson : « Nous avons pris un départ prudent, mais maintenant
nous marchons à 23 noeuds. Nous sommes en train de passer Doha
2006 qui semble avoir déchiré son solent. Le vent est stable
en force mais variable en direction. Nous venons de passer en
système de navigation en deux quarts. Il faut être prudent
nous traversons un champ de pétroliers et pensons atteindre le
détroit d'Ormuz au petite matin. Nous sommes heureux de
naviguer après ce bon départ. C'est
agréable». |