Lundi, 20 Mai 2013

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Un indien combatif

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COMMUNIQUé du 09/02/2005


Un indien combatif




Comme le prévoyait Olivier de Kersauson, avec la grande dorsale anticyclonique qui barrait la route aux équipages de l’Oryx Quest, aucune réelle surprise n’est apparue. Depuis quelques heures, les multicoques ont enfin touché du vent plus établi et filent vers l’Equateur.



Bord à bord pendant plus de 24 heures avec Doha 2006, son adversaire le plus proche, Geronimo n’a rien lâché sur ce match race qui enchante les hommes de Capgemini/Schneider Electric. «C’est extraordinaire de régater dans des vents de moins de 4 km/h. On apprend beaucoup sur l’adversaire quand il est à portée de voix. C’était une journée d’escarmouches, nous étions à deux milles maximum l’un de l’autre, un coup à gauche, puis à droite, puis devant, puis derrière… Avec de pareilles conditions de navigation les bateaux ne peuvent pas créer d’écarts importants ».

Depuis le début de matinée, Geronimo et Doha 2006 ne suivent plus la même route et se sont perdus de vue. «Ils sont partis au sud quand nous faisons un cap un peu plus est. Le vent est de secteur est/nord est et nous glissons entre 21 et 26 nœuds sur une mer plate, facile à naviguer ».

Malgré cette apparente tranquillité, l’heure n’est pas au farniente à bord du trimaran. «Même si la piste paraît facile pour l’instant, nous sommes dans des zones pleines de surprises et totalement inconnues pour chacun d’entre nous. Il faut réellement être sur ses gardes et attentif à tout ce qui se passe autour de nous. Le vent tombe et remonte sans raisons apparentes. Nous ne sommes pas dans un système établi, à 1000 kilomètres des côtes indiennes, les conditions sont sujettes à des variations imprévisibles. Il n’est pas aisé d’avoir un regard sûr entre les prévisions multiples que nous recevons, les sites du monde entier que nous consultons et la réalité. Les écarts sont importants et tous ces renseignements que nous prenons sont plus de l’ordre du virtuel que du réel ».

C’est donc avec étonnement que le skipper de Geronimo découvre cette partie de l’océan Indien, jusque là inexploré par ces formules 1 des mers. A bord du trimaran Capgemini/Schneider Electric l’ambiance est au beau fixe, « humainement détendue et maritimement agressive » selon le capitaine.

Bon anniversaire Didier Ragot !
Didier Ragot fête aujourd’hui ses 53 ans. Le fidèle lieutenant d’Olivier de Kersauson n’est pas à son premier anniversaire sur l’eau et surtout aux côtés de son skipper favori. «En février, nous sommes souvent en mer, notamment pour le Jules Verne. Cette année, Antoine Deru lui a confectionné un bandeau pour tenir ses cheveux d’un goût délicieux. C’est un doux mélange entre ce que nous avons pu voir comme type de coiffure à Doha et un chef de tribu indienne… »

Classement à 8 heures (française)- Mercredi 9 février 2005:
1. Geronimo à 21 857 milles de l’arrivée
2. Doha 2006 à 36,7 milles du leader
3. Cheyenne à 172 milles “
4. Deadalus à 194,2 milles “




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