"J'ai démissionné du groupe L'Equipe, et abandonné 21 ans d'ancienneté dans une entreprise florissante, pour venir à Reims à la demande du club, affirme-t-il. Or,en dix mois de présence dans l'équipe dirigeante, je n'ai rien pu faire car, pour faire quelque chose, encore faut-il en avoir le pouvoir. Or, je n'avais aucun pouvoir. Personne ne dépendait de moi et toutes mes sollicitations restaient lettre morte."
Amer et déçu, le journaliste ajoute qu'il n'était "pas venu à Reims pour faire le beau", mais parce qu'il avait "envie de vivre le foot de l'intérieur, d'être dirigeant d'un club. On ne m'en a pas laissé le temps."
En marge de cette interview où il dévoile quelques aspects sulfureux des coulisses du club champenois, Pierre Ménès met aussi en exergue un jeune joueur, Julien Feret, qui, dit-il "peut aller très, très loin s'il croit en ses capacités."
"A mes yeux, que Feret soit encore au Stade de Reims tient du miracle, afirme-t-il. Mais c'est aussi la preuve de l'accablante incompétence des clubs de Ligue 1 en France. Car, beaucoup sont venus le superviser et il est étonnant qu'aucun n'ait décidé de mettre le paquet pour faire signer ce joueur qui est un savoureux mariage entre Marc Keller et Robert Pires."
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