Guerre au Liban : Un message des journalistes de L¹Orient-Le Jour
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27-07-2006 |
La solidarité du Club de la Presse de Marseille avec les confrères libanais
Un message des journalistes de L¹Orient-Le Jour
Ces retrouvailles, émouvantes à plus d¹un titre, autour du cèdre qu¹ensemble nous avions planté, il y a un peu plus de quatre mois, nous voulons y voir plus qu¹un acte de solidarité et une manifestation de sympathie. Pour nous Libanais, pour notre pays, une fois de plus placé malgré lui au c¦ur de la tourmente, il s¹agit d¹un acte de foi, d¹une réponse combien éloquente à l¹appel que nous lançons alors que la désolation et la mort déploient sur nous leurs ailes. Bien vite nous vous l¹assurons : ce n¹est pas un cri de détresse que nous poussons, car il n¹y a pas, il n¹y aura jamais place dans nos c¦urs pour le désespoir. Quoi d¹étonnant à cela quand nous comptons des amis comme vous, attentifs à nos peines et constamment soucieux de nous manifester leur sollicitude ? Par le passé, nous avons souvent eu à donner la preuve que la mort ne saurait être la plus forte tant qu¹existe la résurrection, que souvent le beau surgit des décombres, D¹ailleurs, n¹est-ce point Paul Valéry qui disait : « Regardez comment se roule une cigarette. C¹est en la défaisant qu¹elle se fait. » Sauf que ce n¹est point nous qui défaisons... Tout au long des 81 ans passés, notre journal, « L¹Orient-Le Jour », n¹a cessé d¹être témoin attentif, souvent aussi acteur, de la vie du Liban. À l¹image de cette terre qui l¹a vu naître, il continuera de l¹être, tant que soufflera sur nos rives une certaine idée de cette liberté que nous chérissons tant ; une certaine idée aussi de cette francophonie et de cette amitié pérenne entre nos deux peuples dont, à notre modeste mesure, nous continuerons d¹être les fidèles gardiens. Ce sont des heures douloureuses que nous vivons en ces instants où tout autour de nous vacille, où les doutes les plus terribles nous assaillent. Soyez assurés cependant que nous vaincrons. Oh ! non pas que nous soyons les plus forts militairement ou même économiquement ; notre force, nous la puisons dans notre amour pour la vie et dans le réseau d¹amis tels que vous. Et puis, on ne peut tuer un peuple jeune de ses six mille ans d¹histoire. Aujourd¹hui, simplement, laissez-nous vous dire : merci de nous aider à garder intacte cette flamme.
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