Concours : faites un portrait

Discussions générales à propos du journalisme, des journalistes, de la presse et de l'actualité des médias : salaires, techniques de reportage ...
Leepstick

Message non lu par Leepstick » 17 nov. 2002, 13:40

J'ai trouvé quand même ça marrant, ce portrait réel de personnes virtuelles. Mais il est vrai qu'en tirant des conclusions sur les "vraies" personnes cachées derrière leur pseudos et avatar, Malaga risquait l'extrapolation approximative, et, ainsi, de vexer quelques personnes.
Donc, à tous : "pour avoir vu Nilo en vrai, elle ne ressemble en rien à une bourgeoise fin de siècle !"
Je la vois plus accoudée, le stylo à la main, à une portière de 4x4 que trempant ses doigts dans le bénitier d'une église du côté de Saint Nicolas du Chardonnet
isa

faites

Message non lu par isa » 17 nov. 2002, 14:33

Nilo, je ne pense pas de mal de toi, tout au contraire. Ni d'Olivier. Itou. Je dirais que j'ai une sympathie intellectuelle pour vous deux. C'est pourquoi je suis intervenue, car je redoute beaucoup la psychologisation de ce lieu d'échange. Je sais combien notre métier est en danger ; je le vis. Je me sens solidaire de ceux qui galèrent. Mais j'ai le désir de penser et pas seule. Je respecte donc ceux qui font cet effort. Au risque d'être "interprétée" par certains.
Bethoux

Message non lu par Bethoux » 17 nov. 2002, 14:59

Malaga a fait chuter les avatars...Mais comme le Beaujolais, les avatars
nouveaux vont certainement nous décoiffer et troubler les pistes des psybernautes. :P :P
Nilo

Message non lu par Nilo » 18 nov. 2002, 10:55

Malaga a fait chuter les avatars...
c'est pas vrai, le nouveau mien est vachement bien.
Lol

Message non lu par Lol » 18 nov. 2002, 13:05

Vous vous prenez bien le chou pour pas grand chose. La démarche était ludique et novatrice.
Je ne suis ni pigise, ni fana de peaux de biquette, et me sens plus éprise de justice que de moralisme. Me suis-je pour autant offusquée ? Non, j'ai préféré m'attarder sur le côté sympa de l'initiative...
Et hop, un p'tit coup de moral... :mrgreen: Et arrêtez de vous écharper.
Nilo, pourquoi ne pas demander à Malaga pourquoi une telle esquisse de ton image virtuelle ? :wink:
Nilo

Message non lu par Nilo » 18 nov. 2002, 17:13

Parce que, Lol, j'ai réagi un jour de mauvaise humeur mais sur le fond... je me fiche royalement qu'on m'imagine en fille de bonne famille ou pas !
Et je me prend pas le chou : j'ai "rebondi" sur le sujet comme ça comme sur bien d'autres ! (y a qu'à voir le nombre de posts à mon actif).
Quant à l'histoire d'avatar, ça fait un bail que je voulais en changer.
Faut pas tout prendre au 1er degré non plus !
Si on peut plus répondre à un message sans avoir l'air de se lancer dans une thérapie, ah dis plus rien moi...
Vais faire comme Zaude...
Leepstick

Message non lu par Leepstick » 18 nov. 2002, 17:56

Nilo a écrit :Vais faire comme Zaude...
Ah ? Ce qui expliquerait son silence ?
Des nouvelles ? Elle boude ? N'aime pas le nouveau forum ? Est fatiguée de nous ?
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boultan
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Message non lu par boultan » 18 nov. 2002, 18:07

je l'ai aiguillé sur un vrai forum (ie avec plus que 3 posts/jour :lol: )
Leepstick

Message non lu par Leepstick » 18 nov. 2002, 18:09

lequel ?
Nilo

Message non lu par Nilo » 18 nov. 2002, 20:57

Elle travaille beaucoup et elle va très bien !
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Aude
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Message non lu par Aude » 23 nov. 2002, 21:46

Leepstick a écrit :
Nilo a écrit :Vais faire comme Zaude...
Ah ? Ce qui expliquerait son silence ?
Des nouvelles ? Elle boude ? N'aime pas le nouveau forum ? Est fatiguée de nous ?
Leep, tu veux une baffe hein, c'est ça ???
Tu m'as mis ma raclée aux échecs (bon, je t'ai quand-même rendu une tour en fin de partie, ceci explique peut-être cela...) et tu voudrais que je fasse comme si tout allait bien et que je prenne le risque de taper la discut' entre autres, avec le responsable de mon opprobre sur le forum ?

Pffffffffffffff, nan mais !

Bon, trêve de plaisant', je boude pas mais il est vrai que chuis débordée et que les sujets de forum fleurissent ici et que ouala, j'ai pas trop le temps même si je prends quelques minutes aujourd'hui.

Des bises à tous et à très bientôt
Fezez gaffe aux mollets !
Peter

Message non lu par Peter » 23 nov. 2002, 21:54

Hi ! Hou ! Hoooooooooooooooo !

Aude, il est où ton portrait (sujet du post primordial) ? Hé, c'est pas le comptoir du bistrot ici !

Va falloir sévir... :wink:
Eutrope

approches autour de l'oeuvre de Zoran Music

Message non lu par Eutrope » 24 nov. 2002, 18:34

Ce n'est pas tout à fait un portrait. Mais l'approche d'un artiste à travers son oeuvre peut permettre ce type de papier.

Zoran Music : " être artiste c'est tenter de parvenir à l'humain "


A travers sa suite peinte et gravée intitulée : "Nous ne sommes pas les derniers" Music lâche un cri de révolte. C'est aussi pour nous un avertissement car le message demeure d'actualité

Deux dates majeures expliquent l'oeuvre de Zoran Music . En 1943, le peintre est arrêté à Venise par la gestapo pour fait de résistance puis déporté à Dachau. En 1970, il offre au public une oeuvre puissante intitulée abruptement "Nous ne sommes pas les derniers". Elle témoigne de sa révolte contre tout ce qui défigure l'homme : la guerre (le Vietnam), la ségrégation (l'apartheid en Afrique du Sud), la famine (le Biafra). Aujourd'hui, en 2002, son message demeure d'actualité, rappelez-vous le génocide du Rwanda, les massacres de la guerre en ex-Yougoslavie, l'attentat du 11 septembre 2001 à New-York. Dans une entrevue aux Lettres françaises du 22 juillet 1970, il confie à la journaliste Paule Gauthier : " Combien de fois, à Dachau, avons-nous dit que jamais plus des choses pareilles ne recommenceraient dans le monde ! Elles recommencent. Elles prouvent donc que l'horrible est dans l'homme et pas seulement dans une société d'un certain type aberrant. J'ai ressenti le besoin de dire cela ". "Je n'exclus pas que les événements de ces dernières années n'aient pas contribué à l'état d'angoisse qui m'a conduit à ces dernières toiles" reconnaît-il aussi.

Exorciser l'horeur

Pour sortir du malaise, Music a besoin de crier sa révolte. "Être artiste c'est tenter de parvenir à l'humain, c'est aussi refuser la violence, l'arbitraire et l'injustice. Je n'ai jamais appartenu à aucun parti, mais je n'ai jamais pris de précaution pour cacher mes opinions et ma révolte." Pendant sa déportation, Music ne renonce pas à son art. Il peint des corps pétrifiés de douleurs. Il exorcise ainsi l'horreur vécu dans le camps de concentration de Dachau. Comme pour se prouver à lui-même qu'il était encore en vie, Music vole quelques feuilles de papiers dans l'usine d'armement où il travaille et un peu d'encre qu'il délaye dans l'eau. Il réalise quelques deux cents dessins. "Un peintre ne peut passer à côté d'une montagne de cadavres les yeux fermés. Il éprouve l'impérieuse nécessité de dessiner " confie-t-il à Télérama en 1995. De ces oeuvres réalisées sous le manteau, il en récupèrera seulement une trentaine après la destruction de l'usine.

La mort comme un soleil

L'artiste nous laisse face à notre interrogation (face aussi à notre malaise) quand il affirme oser voir la beauté dans l'innommable. En ce temps-là, il n'était plus lui-même. Il confie à la journaliste Agnès Cazenave (La Vie 18 mai 1995) "Je dessine comme si j'étais en transe. Je m'attaque morbidement à ces feuilles de papier. Je suis comme aveuglé par le grandiose hallucinant de ces camps de cadavres. Vus de loin, ils ressemblent à des tâches de neige blanche...Dessinant, je m'accrochais à mille détails. Que d'élégance tragique dans ces corps fragiles." Revenant de cette effroyable épreuve, Music essaie d'oublier. Il dessine des chevaux, des portraits, des paysages bucoliques, des vues de Venise. Mais il est toujours hanté par son cauchemar. Avec "Nous ne sommes pas les derniers", il essaie de l'affronter. Ces dessins, explique un membre de l'association d'Art Culture et Foi, se veulent en quelque sorte être une célébration pour la sépulture de chacun. Ces dessins étaient une lutte contre l'oubli : ces prisonniers sont restés des personnes jusque dans leur mort parce qu'un artiste les a dessinés avec le cœur. En posant son regard sur chacun de ces pendus, de ces cadavres, l'artiste les arrache à l'oubli en donnant un visage, en soulignant ce qui fait que chacun est une personne originale. Music nous apprend à regarder " la mort comme un soleil ". Car rappelle Jean Clair dans La Barbarie ordinaire Music à Dachau, ouvrage qu'il consacre à l'artiste " L'art de la peinture, c'est l'art de rendre à la dignité d'homme tout être humain, quels que soient son état, ses traits, son apparence. "

08/01/02
Peter

Message non lu par Peter » 25 nov. 2002, 12:07

J'ai imprimé tous les portraits. Je vais faire une petite analyse et vous donner mes commentaires d'ici vendredi prochain.

peter
Martin K

Message non lu par Martin K » 25 nov. 2002, 15:24

Eutrope,

Intéressant, ton papier. J'ai toutefois deux questions:
- Music est-il encore vivant ? Tu cites beaucoup d'autres journalistes, j'en déduis que tu ne l'as pas rencontré. Peut-être n'as-tu pas eu le choix, cela dit ...
- pour quel support as-tu écrit cet article ?

Une petite remarque, aussi. Tu dis une fois ou deux "nous", "notre". Curieuse façon de prendre ton lecteur à parti. Je ne dis pas que c'est anormal, mais les portraits sont généralement plus distancés. Est-ce que cette "proximité" est un parti pris rédactionnel ?

Voilà. Attendons maintenant le point de vue de Peter, qui n'a pas, sauf erreur, contribué à son propre sujet. A plus ...

Martin K
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