demande de renseignements

Espace Edition : comment éditer un livre ? Auteur, ca paye ? Quelles maisons d'édition approcher ? ...
shiryu59

demande de renseignements

Message non lu par shiryu59 » 26 oct. 2005, 15:18

je voudrais publier un premier roman et j'ai été contacté par un agent littéraire. est-ce que qq pourrait me faire part de son expérience avec un agent littéraire? ou s'ilconnaît des informations à ce propose, des pièges à éviter...
merci
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 12 nov. 2005, 09:52

Qu'entends-tu par agent littéraire ?

Quelle maison d'édition représente t-il ?

T'a t-il parlé d'un contrat ?

C'est important...
shiryu59

en réponse

Message non lu par shiryu59 » 12 nov. 2005, 09:57

agent littéraire comme un agent artistique: qui serait sensé m'accompagner dans mes démarches, m'aider pour mes contrats, prendre contact avec les maisons d'édition. il y a effectivement un contrat pour clarifier la fonction avec un engagement des deux parties.

tu connais des pièges ou des conseils à me donner?
cordialement
shiryu59
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 12 nov. 2005, 10:08

A ma connaissance, les auteurs qui sont édités dans des maisons d'édition connues, n'ont pas d'agent littéraire... Sauf les très grands, comme Houllebecq (par exemple)

C'est bien la première fois que j'entends parler de cela. Mais, il y a plein de chose dont je suis ignorante...

Je crois que j'aurai des doutes si "un agent littéraire" m'approchait. Il ne va pas le faire pour mes beaux yeux!

Je n'ai été approché spontanément que par des maisons d'éditions à compte d'auteur, et j'ai refusé poliement leurs offres.

Les éditions classiques du type , Fayard, Rocher, Galimard, Grancher, etc, te proposent un contrat en direct sans intermédiaires. Et cet agent littéraire me semble être un intermédiaire.

Pour quelle maison d'édition travaille t-il ?
shiryu59

qui sait?

Message non lu par shiryu59 » 12 nov. 2005, 11:56

aucune maison d'édition, c'est un indépendant et il n'est pas le seul, j'ai été contacté spontanément effectivement par des maisons d'edition à compte d'auteur ou comme ci, et par des agents littéraires. pratique développée aux USA,je ne sais que penser car je suis aussi réaliste: être repéré par un grand de l'édition relève presque du miracle. évidemment ils demandent, les agents, un interessement aux bénéfices une fois publié.
affaire à suivre, merci en tous cas pour ton intérêt.
cordialement
shiryu59
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angustia
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Message non lu par angustia » 28 déc. 2005, 17:05

Petite interrogation : il t'a approché par quel biais, l'agent ? Comment il a su que tu avais quelque chose à publier ? Ca me parait bizarre. En France actuellement, les agents littéraires reconnus sont ceux qui s'occupent d'"import-export" d'auteurs de vers le marché étranger (placer des traductions). Pour le reste, c'est très à la mode d'en parler, et comme toute prophétie autoréalisatrice, ça va peut-être finir par porter ses fruits, à savoir que l'agent deviendrait "une figure incontournable du paysage éditorial français". Pour l'instant, c'est loin d'être le cas, les éditeurs sont même très méfiants voire hostiles (un agent compétent serait susceptible de négocier des droits plus conséquents qu'un auteur qui est déjà heureux de se voir publier... l'éditeur mise à fond sur le symbolique. L'agent, le symbolique il s'en fout).
Une seule manière de juger : c'est quoi son réseau dans l'édition, à ce type? Il connait qui et pourquoi? Il compte procéder comment pour placer ton manuscrit?

Bref, à vue de nez le pif même pas dans le tube à essai, je dirais : foutage de gueule. Les vrais agents, ce qui les intéresse, c'est les auteurs reconnus, parce que toi, bon, je veux pas préjuger, tu tiens peut-être une bombe, mais même avec une bombe, l'éditeur prêt à parier sur un inconnu, il lui mettra pas beaucoup d'argent dans les mains (avance minable ou inexistante, droits autour de 7%, 10% si t'as de la chance, au delà tu t'appelles houellebecq... et tu partagerais ça avec ton agent??????)

Bon courage, tu vas en avoir besoin !
Angustia
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ben a
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Message non lu par ben a » 31 déc. 2005, 12:49

angustia a écrit :droits autour de 7%, 10% si t'as de la chance, au delà tu t'appelles houellebecq... et tu partagerais ça avec ton agent??????)
7 ou 10%, c'est déjà fort bien. Le taux le plus courant pour un auteur inconnu c'est plutôt 5 ou 6%. Je pense que même Houellebecq il gage pas plus de 10%, par contre il a des avances plus que conséquentes (irréalistes quand on voit le succès mitigé de son dernier titre).

A ma connaissance la seule personne grassement payée en droit c'est JK Rowling. Elle avoisine les 18%, c'est du jamais vu. Mais au début faut pas oublier que le premier Harry Potter, on lui en donnait 3 sous. Gallimard à eu la chose pour 3000€ d'à-valoir. Et même aujourd'hui, elle ne peut plus augmenter ses droits car ça plomberais trop les finances de l'éditeur.
dpi
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Message non lu par dpi » 31 déc. 2005, 15:14

Bonjour,
Je pense que les éditeurs français sont plus que réticents lorsqu'ils entendent parler d'agent littéraire. Ils préfèrent traiter directement avec les auteurs, la présence d'un agent pourrait même provoquer à elle seule un refus de votre manuscrit.
Il me semble que la meilleure façon de se faire publier n'est pas de recourir à un agent ni de viser les "grands" éditeurs, qui reçoivent des milliers de manuscrits, mais au contraire de cibler un maximum : potasser les catalogues de petits éditeurs pour contacter ceux qui sont juste dans votre créneau et que vous aurez le plus de chances d'intéresser.
et l'indispensable : beaucoup de chance et de courage aussi...
lafee

Message non lu par lafee » 22 mars 2006, 14:35

ben a a écrit :
angustia a écrit :droits autour de 7%, 10% si t'as de la chance, au delà tu t'appelles houellebecq... et tu partagerais ça avec ton agent??????)
7 ou 10%, c'est déjà fort bien. Le taux le plus courant pour un auteur inconnu c'est plutôt 5 ou 6%. Je pense que même Houellebecq il gage pas plus de 10%, par contre il a des avances plus que conséquentes (irréalistes quand on voit le succès mitigé de son dernier titre).

A ma connaissance la seule personne grassement payée en droit c'est JK Rowling. Elle avoisine les 18%, c'est du jamais vu. Mais au début faut pas oublier que le premier Harry Potter, on lui en donnait 3 sous. Gallimard à eu la chose pour 3000€ d'à-valoir. Et même aujourd'hui, elle ne peut plus augmenter ses droits car ça plomberais trop les finances de l'éditeur.
Il y a eu un précédent avec Simenon et ses 50 % de droits d'auteur et d'autres très connus avoisinant les 25 %. Donc, oui, les très gros vendeurs de livres touchent des droits d'auteur très très corrects et au-dessus de la moyenne de 5 à 6 %
Malon
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Message non lu par Malon » 22 mars 2006, 18:52

Mais si, ça existe les agences en France ! Il y a effectivement un petit côté "prophétie autoréalisatrice", mais pas seulement. A côté des agences ne faisant que de la représentation de droits étrangers, il y a depuis déjà quelque temps des agences "à l'anglo-saxonne" : Samuelson (même si c'est spécifique, justement parce qu'il existe depuis très longtemps) ou Susanna Lea, par exemple.
Pour ma part, je travaille depuis quelques années avec des agences, et j'en vois de plus en plus qui se créent (et qui marchent plutôt bien, d'ailleurs). C'est vrai que les mentalités évoluent : les éditeurs ne sont plus "contre" les agents. C'est une vraie question de génération : les seuls qui restent opposés par principe sont les éditeurs de la vieille école, très attachés au rapport à l'écrivain. Tous les autres sont totalement pour et regrettent qu'il y en ait si peu (ce serait absurde de rejeter par principe de bons projets ; et puis, ça leur évite de parler argent avec leurs auteurs - croyez-moi, ça les soulage !)
Mais attention, comme on en parle beaucoup en ce moment, il y a quand même quelques escrocs : certaines agences font payer quelques centaines d'euros un "droit d'entrée" aux auteurs qui veulent être représentés, et leur font payer la lecture, les photocopies et les frais d'envoi. Et pourquoi pas le café et les vacances à Ibiza ? Un agent ne vit que sur une commission (autrement dit, s'il a cédé l'auteur à un éditeur nul qui ne vend rien, ou même s'il ne trouve pas d'éditeur à son auteur, il gagne peu - ou rien...)
Les auteurs veulent juste des agents pour trouver un meilleur éditeur et "peser" dans les négociations ; mais les agences ne représentent pas que des best-sellers (il suffit de voir les Etats-Unis, où aucun livre ne peut être publié sans agent - tous les livres publiés ne sont pas des best-sellers...)
Mais alors, petite question pour conclure : comment donc cet agent t'a contacté, sans te connaître (je n'ai pas très bien saisi le type de "prise de contact") ?
Voilà ! Bonne soirée,
Malon
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Lara Croft
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Message non lu par Lara Croft » 22 mars 2006, 22:58

Humble contribution : pour la "moyenne" des droits d'auteurs, 5-6 % ça me semble quand même exagéré ! Je dirais que ça situe plutôt entre 8 et 12 %, 10 % me semblant en gros la moyenne. (Évidemment, je ne parle pas de J. K. Rowling, Houellebecq, Simenon et consorts !). Après, c'est sûr qu'il n'y a pas de règle, et qu'on passe avec l'auteur le contrat qu'on veut ! J'ai même une fois fait un contrat avec un auteur où la rémunération consistait en 10 billets de loto (c'est vrai, ce n'est pas un canular) ! Ce que je retire de mon expérience, c'est qu'il n'y a vraiment aucune règle (idem pour la vente des droits d'ailleurs) : par ex. il peut y avoir à-valoir puis pourcentage sur les ventes, simple forfait sans pourcentage (voir aussi les contrats abusifs de correcteurs ou maquettistes payés en droits d'auteur), ou donc 2 sucettes ou 10 billets de loto (plus rarement, certes...).
Agent ? moi aussi dubitative. Je n'ai eu affaire à des agents que pour la vente de droits... Mais c'est vrai que je ne dois connaître que des éditeurs "de la vieille école". Et des auteurs "heureux de se voir publier". Et ces "éditeurs de la vieille école" (?) considèrent les auteurs qui demandent des comptes et comptent bien être payés comme des chieurs ! Merci pour tes infos Malon.
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Mireille
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Message non lu par Mireille » 23 mars 2006, 16:31

Je suis aussi dubitative que Lara face aux agents pour auteurs.... Déjà que l'éditeur en soit est un des intermédiaires entre l'auteur et le libraire, si l'on ajoute en plus des "agents artistiques" (je mets les guillemets volontairement) Les auteurs ont intérêt à avoir en parallèle un job rémunérateur!

Que cela se fasse Outre Atlantique, why not! tout est affaire de mentalité. Mais ce n'est pas étonnant dans ce cas que l'autoédition se développe! Petite pointe de rappel au début de l'imprimerie, les auteurs portaient directement leur travail chez l'imprimeur qui était aussi libraire.
Ce n'est qu'au 19è siècle qu'est apparu l'intermédiaire éditeur ! Puis ensuite au 20ème l'intermédiaire diffuseur.

dans d'autres domaines que l'écrit nous savons combien les intermédiaires font augmenter les prix de vente des marchandises.
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pigistik
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Message non lu par pigistik » 22 juil. 2006, 03:28

Mireille a écrit :Je suis aussi dubitative que Lara face aux agents pour auteurs.... .
100% D'accord avec Mireille. Jamais entendu d'agents littéraires dignes de ce nom en France et surtout pas du genre "chercheur de talents"...
En France, un premier roman se vend en moyenne à 600 ex dans des maisons comme Flammarion ou le Seuil car la mise en place est très petite (autour de 1000 ou 1500). Dans les petites maisons, tu divises par 2.
Tu imagines donc les revenus que pourrait tirer un agent de droits d'auteur aussi ridicules...
Sans parler qu'on n'est pas aux USA, en France, on ne prend pas de risques et un éditeur n'investira jamais pour un gros tirage sur la jolie bouille d'un agent venu d'on ne sait où.
Méfiance, donc, ça ne sent pas bon.
Il te proposerait de te mettre en contact avec un éditeur à compte d'auteur ou avec un éditeur "on-line" que cela ne m'étonnerait guère...
D'autre part, je confirme les craintes d'un précédant participant à cette discussion : les éditeurs détestent les agents. Lorsqu'ils s'agit de grosses signatures, il font avec mais si tu te présentes avec un agent pour un prémier roman... ça ne passera pas.
Enfin, cela étant dit, je ne te parle que de mon expérience personnelle, c'est toi qui vois.
Ce que je me demande c'est comment diable a-t-il entendu parler de toi si c'est ton premier roman ? Tu n'aurais pas envoyé ton manus ou un courrier à l'un de ces sites bidon ou à l'une de ces boîtes louches qui sont supposés proumouvoir et aider les "jeunes auteurs" ? Méfie-toi, ce sont en général des passerelles vers des éditions à compte d'auteur.
Désolée de te faire peur mais j'ai vu tellement d'arnaqueurs, dans ce milieu...
Amitiés
Tina
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