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Mieux apprécier le marché de l'emploi éditorial

Publié : 17 févr. 2006, 11:22
par angustia
Référence : LPS/007

Secteur d'activité
Industrie du vêtement

Type de contrat
Stage

Intitulé du poste
Sabotier Junior

Universel Savate, sabotier depuis 1864 et premier groupe français sur
le marché du soulier en bois, avec plus de 12 millions de paires de
sabots vendues par an, recherche, pour le département Usuel de sa
marque Le Petit Sabot, unité de production spécialisée dans le sabot
de travail, un SABOTIER JUNIOR.

Missions :
Planning de production sur plusieurs modèles de sabots innovants.
Coordination du travail des différents intervenants dans la production
des sabots : créateurs, décorateurs, pyrograveurs, polisseurs,
vernisseurs, emballeurs.
Contrôle qualité tout au long du processus de production et reprise en
main des sabots défectueux.
Conception des dossiers de presse et de l'emballage du produit.
Eventuellement, présentation des modèles suivis lors de forums et de
salons nationaux et internationaux liés à l'industrie de la chaussure.

Profil recherché :
Rigoureux, créatif, polyvalent, dynamique, autonome, ouvert, motivé,
excellent sens pratique, passionné par l'univers de la chaussure en
bois et capable de gérer de front plusieurs modèles de sabots.
Connaissance approfondie de la chaîne de production de la chaussure.
Maîtrise de la peinture et de la gravure sur bois.
Intérêt prononcé pour l'orthopédie, idéalement bac + 5 podologie appliquée.
Diplômé d'un DESS ou d'un mastère sabotariat option vernis incolore,
le candidat devra justifier au moins d'une première expérience
similaire réussie.

Durée
2 ans, temps plein, renouvelable, convention de stage obligatoire, 30
% du smic net.

Date de début
Immédiatement.

Adressez vos condidatures (Lettre de motivation manuscrite, CV, photo,
nom de deux personnes à contacter) sous référence LPS/007 par courrier
postal UNIQUEMENT à :
Le Petit Sabot – Universel Savate
Valérie Le Patin – DRH
14, rue de la Pompe en bois
75006 Paris

Publié : 23 févr. 2006, 06:01
par Lara Croft
:lol: :lol: :lol:

oui

Publié : 23 févr. 2006, 11:02
par Ptitjeune
Le marché du travail est très tendu. La situation est même gravissime en France de par les nombreux freins à l'embauche et le manque de pragmatisme des différents gouvernement élus par les français. Cela n'est que le reflet de la mentalité française qui est allergique à tout changement ou toute réforme, habitués à ne jamais se remettre en question et compter sur les largesses de l'Etat.

Les employeurs peuvent prendre des critères subjectifs en raison de la forte concurrence pour un même poste.

Exemple, un employeur peut très bien décider de vouloir une science-po blonde aux yeux bleu parlant chinois , même si il n'en a pas besoin, car il trouvera. Pour un poste d'hôtesse payé au SMIC à Paris aujourd'hui, il recevra environ 500 candidatures.

Favorisons l'esprit d'entreprise en France et cessons de nous plaindre. Si nous en sommes là et que toute réforme est impossible, c'est que nous le voulons bien.

Publié : 23 févr. 2006, 16:22
par manuefrom76
ça doit être ça ouai, p'tit jeune.
Je pense que c'est nous qui allons changer la situation sur le marché du travail. Quand tu vois ce genre d'annonce, qu'espères-tu changer ? Surtout quand tu sais que pour ce poste (pardon, stage) de sabotier, ils seront une bonne centaine à répondre !!!

re

Publié : 23 févr. 2006, 17:29
par Ptitjeune
Relis l'annonce et tu verras que c'est une annonce bidon.
Les noms, les adresses,...

Publié : 23 févr. 2006, 17:58
par Lara Croft
Ouh là là, Ptitjeune, c'est pô vrai t'es vraiment un p'tit jeune, ton innocence me confond ! Ben oui, évidemment que c'est une annonce bidon !!! C'est un copié-collé du type d'annonces qu'on trouve ici par exemple, en remplaçant "éditeur" par "sabotier", pour mieux "apprécier" la situation, relis le titre du post. Parce que du coup on réalise mieux : avec "sabotier", on rit du canular, mais avec "éditeur", va savoir pourquoi, tu trouveras tout de suite des tas de gens tout prêts à se faire pigeonner. Je crois que tu es hors sujet depuis le début, il ne s'agit pas de "critères subjectifs" (genre longue tresse, costume moulant et kalachnikov :wink: ) mais du recours systématique aux stagiaires dans certains secteurs...

Publié : 27 févr. 2006, 16:55
par angustia
Je serai à la fois heureuse, enthousiasmée, ravie, voire... enfin, je serai au bord de l'extase si quelqu'un m'annonce, me certifie (je préfèrerais qu'on me le prouve, mais magnanime, je croirai sur parole pour aujourd'hui) me certifie, donc, qu'on l'a contacté suite au dépot de son CV sur le site de l'Asfored. Un peu comme si on m'annonçait que demain c'est les journées gratuites chez Salvatore Ferragamo (pour rester dans la chaussure) et que je peux poser une journée.
Autre option pour cotoyer le Grand Sabotier : les travées du salon annuel, porte de Versailles, évidemment, l'entrée n'est pas gratuite ni même à tarif réduit pour les chômeurs, ou les TAD, ou les stagiaires dont les employeurs auront été tellement radins qu'ils n'auront pas offert un billet. Mais il faut ce qu'il faut pour bosser dans le sabot, des sacrifices, le don de soi...

J'ai aussi songé à stalker Antoine Gallimard, mais avec le recul, ça m'a pas paru une si bonne idée.
_________________

Publié : 27 févr. 2006, 17:16
par angustia
Par contre... mon esprit obtus peine devant la démonstration de Ptitjeune. Entends-tu démontrer que "le manque de pragmatisme" de nos gouvernants est la cause du choix de critères subjectifs à l'embauche ? Et qu'une fois gagnée la Bataille pour l'emploi, les sinologues blondes ne trouveront plus de jobs en secrétariat?

Tout ceci est trop subtil pour moi, et quoi qu'il en soit, l'édition... pardon, le sabot n'a pas besoin du CNE ni du CPE, vu qu'il y a le TAD, le stage, le CDD à temps très partiel, tout ça nettement plus rentable.

Publié : 27 févr. 2006, 22:40
par mariabox
angustia a écrit :Je serai à la fois heureuse, enthousiasmée, ravie, voire... enfin, je serai au bord de l'extase si quelqu'un m'annonce, me certifie (je préfèrerais qu'on me le prouve, mais magnanime, je croirai sur parole pour aujourd'hui) me certifie, donc, qu'on l'a contacté suite au dépot de son CV sur le site de l'Asfored. Un peu comme si on m'annonçait que demain c'est les journées gratuites chez Salvatore Ferragamo (pour rester dans la chaussure) et que je peux poser une journée.(...)
Un "recruteur" a trouvé mon CV sur un site a priori sérieux (mais pas Asfored, désolée angustia...) et m'a contactée pour me proposer 5000 euros en da agessa pour écrire un livre de 90 pages en ... 10 jours. J'ai raté la "mission" parce que j'ai répondu que je préférais l'écrire en 20 jours. C'était + confortable pour moi, vu qu'il fallait que je cumule avec mon mi-temps alimentaire. Tu vois, Ptitjeune, je crois bien que je n'ai pas sû m'adapter, mais mine de rien c'est un entretien qui m'a bien fait rigoler.

Publié : 28 févr. 2006, 20:41
par Lara Croft
Pour ma part je n'ai jamais mis mon CV sur des sites mais je sais que des éditeurs avec qui je bosse (en TAD) vont parfois y faire un tour pour chercher des stagiaires, ou pour un boulot ponctuel payé en droits d'auteur. Sinon j'ai une copine qui a été contactée après avoir laissé son CV sur le site de l'Asfored... pour corriger les catalogues de France Telecom ou un truc du genre, j'ai oublié ! Sinon il y a un autre en post en ce moment sur le sujet : http://www.categorynet.com/v2/boards/vi ... php?t=6558. Bref, c'est clair que pour trouver un emploi, un vrai, ça sert pas à grand-chose...

Publié : 22 mars 2006, 14:29
par lafee
Actuellement au chômage, je cherche dans l'édition avec 2 cordes à mon arc : le commercial et l'éditorial. Titulaire d'un diplôme "métiers du livre" édition/librairie et 5 ans d'expérience dans le livre, le seul site où je trouve des annonces correspondant à mon profil est celui de ''ASFORED".

Je n'y ai pas laissé mon C.V. mais j'ai répondu à de nombreuses annonces et à 90 % on m'a répondu, j'ai même eu des entretiens (10) grâce à ce site. Effectivement, après 4 mois de recherche, je n'ai tojours pas signé de contrat. Et comme la plupart d'entre nous, j'ai arpenté le Salon du Livre pendant 2 jours avec pour seul résultat un entretien décroché.

Il est vrai que ce milieu use et abuse des stagiaires, que je suis découragée plus souvent qu'à mon tour, mais j'essaie de continuer à y croire, tant bien que mal.

Publié : 22 mars 2006, 14:30
par lafee
Actuellement au chômage, je cherche dans l'édition avec 2 cordes à mon arc : le commercial et l'éditorial. Titulaire d'un diplôme "métiers du livre" édition/librairie et 5 ans d'expérience dans le livre, le seul site où je trouve des annonces correspondant à mon profil est celui de ''ASFORED".

Je n'y ai pas laissé mon C.V. mais j'ai répondu à de nombreuses annonces et à 90 % on m'a répondu, j'ai même eu des entretiens (10) grâce à ce site. Effectivement, après 4 mois de recherche, je n'ai tojours pas signé de contrat. Et comme la plupart d'entre nous, j'ai arpenté le Salon du Livre pendant 2 jours avec pour résultat un entretien décroché.

Il est vrai que ce milieu use et abuse des stagiaires, que je suis découragée plus souvent qu'à mon tour, mais j'essaie de continuer à y croire, tant bien que mal.

Publié : 22 mars 2006, 14:31
par lafee
lafee a écrit :....
Doublon... désolée

Publié : 22 mars 2006, 19:04
par Malon
Le milieu de l'édition est plus que sinistré, c'est vraiment devenu insupportable... La seule méthode que je connaisse pour trouver un boulot (tous les exemples que je connais...) consiste à faire un (plusieurs) stage (s) et à espérer que la personne pour qui on travaille tombe enceinte, malade, démissionne, soit embauchée ailleurs (rayer les mentions inutiles). Avec un peu de chance, on gratte un CDD. Si les six mois de stage sont infructueux... refaire un stage et espérer que la personne pour qui on travaille etc, etc...
Il y a les annonces aussi, c'est vrai, mais pour ce qui concerne l'ASFORED, à tous les entretiens que j'ai eu, les employeurs me disaient qu'ils avaient reçu entre 300 et 500 candidatures (et pour des postes dignes de l'annonce ouvrant ce sujet)
Reste le salon du livre (mais les éditeurs sont souvent physiquement là uniquement pour la soirée d'ouverture - fermée au grand public - et il y a tellement de monde que c'est dur de les approcher...). Le reste du temps, qui tient les stands ? Des stagiaires...
Malon (qui vient de signer un contrat aujourd'hui !)

Publié : 22 mars 2006, 23:13
par Lara Croft
espérer que la personne pour qui on travaille tombe enceinte, malade, démissionne, soit embauchée ailleurs (rayer les mentions inutiles)
:lol: :lol: :lol:
Si les six mois de stage sont infructueux... refaire un stage
de six mois ?
J'ai l'air de rigoler mais je ris jaune, il suffit de regarder les CV édition ici même, ou sur le site de l'Asfored. Quand j'en vois qui ont enchaîné 3 ou 4 stages de 3 à 6 mois, je me demande : "Mince, ils sont rentiers ?"
Malon (qui vient de signer un contrat aujourd'hui !)
Super ! (alors quoi, grossesse ou démission ??? :lol: )