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Syndicat

Publié : 31 mars 2008, 11:27
par St1
Woops : d'abord, bravo. Tenir 6 ans dans ce pseudo statut est un exploit. C'est bien de bosser, mais maintenant : faut arreter ! Arreter de te faire exploiter !!!

J'ai commencé comme toi. Et l'avenir t'es ouvert, je te le confirme ! Mais il va falloir te battre.

Je ne te donnerai pas de recette dans un forum.

En revanche, je t'incite à envoyer un mail à l'adresse suivante qui saura t'etre de bon conseil :

sport@snj.fr

C'est l'adresse de la commission permanente Sport & journalisme du Syndicat national des journalistes. Tu recevras au moins une réponse qui t'orientera.

N'hésite pas. Mais saches que tu n'as que 2 choix : soit tu restes "CLP" exploité sans jamais aucune assurance du lendemain, soit tu te bagarres, mais du jour où tu obtiendras la carte de presse, ton "employeur" te virera. Renseigne-toi à cette adresse, et bonne chance...


Au fait, petite précision pour éviter les anneriesque tu peux lire ça et là…

Un CLP exerçant par définition une activité complémentaire en plus de son travail n'est pas sensé cotiser à l'Urssaf. S'il le fait, cela démontre que c'est une activité suffisamment régulière pour en vivre et te permettrait de fait d'obtenir des droits que l'on te refuse.

Tu ne crains rien de ce côté. Si par hasard l'Urssaf te demandait quoi que ce soit : explique ta situation, demande des solutions. Mais surtout : ne paye rien ! Pour les détails et arguments, écris à cette adresse.

Bonne chance pour la suite !

Publié : 20 mai 2008, 18:42
par Climousse
Allez, je remonte le sujet parce qu'il est proche d'un autre plus récent : Woops, quoi de neuf? Dis nous où tu en es...

Publié : 28 mai 2008, 23:55
par Woops
Rien de nouveau, hélas.
Dès que j'ai du neuf, je vous tiens au courant :wink:

Publié : 29 mai 2008, 20:53
par Climousse
Youpi ! Même s'il n'y a rien de neuf, c'est chouette de penser que tu nous diras quand ça sera le cas.
Bon courage, on croise les doigts

Publié : 30 mai 2008, 09:11
par louis
C'est quelque peu suicidaire de conseiller à Woops d'ignorer l'URSSAF. Ce ne sont pas des drôles, quiconque s'y est frotté le sait. Compte tenu du statut de non-salarié de Woops, il peut s'affranchir de toutes cotisations obligatoires jusqu'à un certain plafond (qui il y a quelques années permettait d'aller jusqu'à 600€/mois - je ne me souviens plus précisément - après déduction des frais) réévalué chaque année. Pour ma part, étant à l'époque CLP, je l'ignorais : c'est eux qui m'ont trouvé. Un conseil donc Woops, te mettre au clair très vite, car si tu as dépassé le plafond ils ne te feront pas de cadeau et ce sont des années que tu devras payer. Ton statut a été taillé sur mesure par et pour les patrons de presse. Si tu veux devenir journaliste, tu n'as qu'une issue : faire ta demande de carte de presse en te faisant appuyer par un syndicat. Le problème c'est qu'il y a 99% de chances pour que ton journal te lâche. C'est ce qui m'est arrivé, j'ai été condamné à rebondir. Ce qui peut être un bien. Le plus drôle est que mon journal m'a rappelé, mais aujourd'hui ils me salarient.
Mais surtout, cesse tout de suite avec le CLP, surtout si tu dépasses le plafond de l'URSSAF !

à moi aussi

Publié : 01 août 2008, 16:00
par nakshidill
Tu n'es effectivement pas le seul dans ce cas, pour moi, même galère.....
j'ai eu la chance de décrocher un cdd, donc de demander ma carte de presse. je l'ai dit au journal où je "pige" par ailleurs. j'ai expliqué que prendre des stagiaires l'été et des correspondants le reste du temps, du reste "encartés", ne me paraissait pas bien normal...
quelle naiveté! et pourtant, je suis issue d'une formation journalistique.....
on m'a rétorqué la chance que j'avais de pouvoir être publiée....
si pas contente, la porte!

Publié : 01 août 2008, 22:34
par PatriciaD
Un correspondant de presse est un journaliste comme un autre (va voir les définitions du SNJ) et tu as droit aux mêmes avantages.

Le problème c'est que si tu n'as pas de fiche de paie, tu ne cotises ni aux Assédics ni pour la vieillesse. Donc, tu va voir du mal à aligner tes 41 ans si tu continues ainsi

Et comme disait un confrère plus haut, tant qu'il y aura des journalistes pour accepter ce genre de contrat, on aura du mal à se faire payer et traiter correctement !!

Je suis grillée auprès de pleins de "rédac chef" à qui j'ai dit non ou ce que je pensais de leurs méthodes mais finalement leurs canards se sont cassé la gueule dans la moitié des cas et moi, je suis toujours dans le métier

Publié : 01 août 2008, 22:37
par kaeak
Un correspondant local de presse n'est pas un journaliste !

Publié : 01 août 2008, 22:40
par PatriciaD
Section 2 - Définitions
Article L. 7111-3 (loi du 21 janvier 2008)
Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse, et qui en tire le principal de ses ressources.
Le correspondant, qu’il travaille sur le territoire français ou à l’étranger, est un journaliste professionnel s’il perçoit des rémunérations fixes et remplit les conditions prévues au premier alinéa.

Publié : 01 août 2008, 22:45
par kaeak
Il y a confusion.
Ca, c'est pour les journalistes qui sont détachés par leur journal dans un lieu précis. Or, il est ici question d'un correspondant local de presse (CLP), pas d'un journaliste. Un CLP n'a pas un salaire mais des honoraires, il est travailleur indépendant, il n'a aucun droit et est payé avec des cailloux.

Publié : 01 août 2008, 22:59
par PatriciaD
Qu’est-ce qu’un correspondant local de presse ?

Deux lois et des pratiques parfois illégales...
Personnage bien connu des bourgs, des villages et parfois des quartiers des villes, le correspondant local de presse (CLP) est un travailleur indépendant dont l’activité est régie par la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987, complétée le 27 janvier 1993, qui dit ceci :

"I - Le correspondant local de la presse régionale ou départementale contribue, selon le déroulement de l’actualité, à la collecte de toute information de proximité relative à une zone géographique déterminée ou à une activité sociale particulière pour le compte d’une entreprise éditrice. Cette contribution consiste en l’apport d’information soumises avant une éventuelle publication à la vérification ou à la mise en forme préalable par un journaliste professionnel. Le correspondant local de la presse régionale et départementale est un travailleur indépendant et ne relève pas au titre de cette activité du 16° de l’article L.311-3 du code de la sécurité sociale ni de l’article L.761-2 du code du travail."

L’article L.761-2 définit ainsi le métier de journaliste : "Toute convention par laquelle une entreprise de presse s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un journaliste professionnel est présumée être un contrat de travail. Cette présomption subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération, ainsi que la qualification donnée à la convention par les parties."

On comprend dès lors que l’ambiguité est possible. Elle est évacuée par l’article 1.1 de la convention collective nationale de travail des journalistes : "Le journaliste professionnel est celui qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques, ou dans une ou plusieurs agences de presse ou dans une ou plusieurs entreprises de communication audiovisuelle et qui en tire le principal de ses ressources." (http://www.snj.fr/ccntj/Art1-2.html)

Cela n’empêche pas certains éditeurs de faire travailler des journalistes aux conditions économiques et sociales précaires des CLP : le SNJ a toujours dénoncé cette pratique illégale mais courante. Elle prive des journalistes de statut, de rémunération, de protection sociale et juridique, de droit à la formation, etc.

La loi sur les CLP se poursuit en effet par quelques mesures dont l’intitulé montre bien qu’il ne peut s’agir que d’une activité complémentaire ou annexe :

"II - Lorsque le revenu tiré de son activité n’excède pas 15 % du plafond annuel de la sécurité sociale au 1er juillet de l’année en cours, les correspondants locaux de la presse régionale et départementale visés au I ne sont affiliés aux régimes d’assurance maladie-maternité et d’assurance vieillesse des travailleurs non salariés que s’ils le demandent."

"III - Lorsque le revenu tiré de leur activité reste inférieur à 25 % du plafond mentionné au II, les correspondants locaux de la presse régionale et départementale visés au II bénéficient d’un abattement de 50 % pris en charge par l’Etat sur leurs cotisations d’assurance maladie-maternité et d’assurance vieillesse."

Publié : 01 août 2008, 23:04
par kaeak
PatriciaD a écrit :Qu’est-ce qu’un correspondant local de presse ?
Je n'ai pas besoin d'un cours, malheureusement.
En tout cas, un CLP n'est pas un journaliste, c'est tout ce que je voulais préciser, vu que tu avais toi-même confondu et que tu pouvais entretenir une confusion correspondant/journaliste déjà bien présente dans l'esprit de certains CLP.

Publié : 03 août 2008, 14:39
par Jos
PatriciaD a écrit :Section 2 - Définitions
Article L. 7111-3 (loi du 21 janvier 2008)
Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse, et qui en tire le principal de ses ressources.
Le CLP n'a pas, en théorie, le journalisme comme activité principale.

Publié : 03 août 2008, 14:50
par kaeak
Son activité n'est d'ailleurs pas, en théorie, du journalisme... :roll:

Publié : 03 août 2008, 14:57
par J. Boissay
+1
En théorie, l'activité de corrspondant de presse ne doit être qu'une activité d'appoint. La grande majorité des CLP sont étudiants ou retraités qui souhaitent arrondir un peu les fins de mois, et ne tirent plus de 50% de leurs revenus de ces activités.
C'est pour cela qu'il est sous statut de travailleur indépendant.