Jetez vous sur cette formidable opportunité d’être exploité

Forum Relations Presse & Communication : comment rentrer en agence RP ? Quid des relations entre les attaché(e)s de presse et les journalistes ?
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Ally
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Message non lu par Ally » 02 mai 2005, 11:59

audreymad4it a écrit :Concernant l'idée d'assoc lancée plus haut, ce serait bien que toutes les personnes intéressées prospectent ici et là afin de voir s'il n'y a pas déjà un organisme quelconque (non gouvernemental bien entendu) qui se charge de la question et si c'est le cas de voir s'ils le font avec conviction et de manière efficace.

Après ça on verra si on peut lancer une action par nous mêmes. En tous cas, je suis très motivée, c'est un sujet qui me tient à coeur. Si vous ressentez la même chose, n'hésitez pas à me le faire savoir, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, toutes les compétences aussi (quelque soit votre secteur, pas seulement le domaine médias RP)

Je n'ai aucune connaissance concrète du monde associatif, aussi les personnes dotées d'une quelconque expérience dans ce domaine seront accueillies à bras ouverts.

C'est à nous de prendre ce problème à bras le corps. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place. Et après cela, on n'aura pas le droit de se plaindre.
ton idée est vraiment bonne!! Si je peux aider... Ce sera avec plaisir!!
Moi aussi je suis horrifiée de constater que le seul métier d'avenir dans la comm c'est stagiaire!!!!! :evil:
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dani l
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Message non lu par dani l » 10 mai 2005, 10:53

Manuel a écrit :Voilà l'article (puisque la presse nous exploite, exploitons-là! :twisted: ) :
Criant de vérité c'est vrai, même si pour les gens qui viennent ici cela a un air de déjà vu mille et mille fois... Mais c'est une vision d'avenir du marché du travail qualifié, à diffuser à ceux qui sont encore à l'abri.

Courrier international - n° 755 - 21 avr. 2005

Economie / Spécial emploi

TRAVAIL - Génération stagiaire

Au lieu d’embaucher, nombre d’entreprises prennent des stagiaires. Ni chômeurs ni salariés, ces jeunes bardés de diplômes ne parviennent pas à entrer dans la vie active. Témoignage.



C’était au printemps 1998. Nous étions assis dans un café de Lyon, tous étudiants du programme Erasmus, et nous discutions de ce qui se passerait quand nous aurions terminé nos études. Nous étions sûrs d’être embauchés. Nous avions fait tout ce qu’il fallait pour. Nous avions appris vite, étudié des langues et voyagé à l’étranger. Mais la dernière à parler, Letizia, originaire de Padoue, nous avait raconté qu’en Italie rien ne garantissait qu’elle trouverait un emploi. Là-bas, les diplômés acceptaient beaucoup de stages mal rémunérés, voire pas du tout, pour obtenir un bon poste au bout de deux ans ou plus. Le reste de l’Europe, rassemblé autour d’une table de bistrot, en fut à la fois étonné et scandalisé. Quant à moi, j’étais bien content de savoir que j’allais rentrer en Allemagne quelques mois plus tard.
Mais le temps que je termine mes études, l’Allemagne s’était italianisée. J’ai compté : depuis, j’ai fait exactement soixante-six semaines de stage – à peu près autant que pendant mes études. Presque toutes mes relations ont connu le même parcours. Pas seulement les psychologues et les architectes. Le phénomène touche aussi ceux qui avaient choisi des filières relativement conformes aux attentes du marché : ingénieurs, juristes, économistes et assistants sociaux.
En soi, le stage est une bonne chose. Autrefois, il servait de prise de contact avec la vie active, il s’agissait plutôt de voir à quoi ressemblait la vie dans une cimenterie ou une agence de pub, pour savoir si l’on était fait ou non pour telle ou telle profession. Aujourd’hui, les stagiaires savent depuis longtemps quel métier ils souhaitent exercer.

Siemens accueille 16 000 stagiaires par an

Mais plus il y a de jeunes diplômés au chômage, plus les entreprises apprécient de recruter des stagiaires qui fournissent un travail professionnel bon marché. Il est désormais courant de passer plusieurs années en stage entre l’obtention du diplôme et une véritable embauche. Dans les secteurs scientifiques, ces années ont même un nom aujourd’hui, la floundering period (la période de barbotage) – une phase où l’on barbote comme un flétan.
Il y a deux ou trois ans, les journaux parlaient de la “génération chômage”, ces jeunes d’un bon niveau de formation qui se retrouvaient très tôt sans emploi. Il en va tout autrement des hommes-flétans : ils ne sont jamais au chômage, mais ils n’ont jamais d’emploi stable. Et ils n’ont pas droit aux allocations chômage, ni aux subventions attribuées aux entreprises individuelles [créées par des chômeurs].
Quand on surfe aujourd’hui sur Internet en quête d’emploi, on trouve essentiellement des propositions de stages. Sur le site Jobpilot, rien qu’au cours des quatre dernières semaines, 3 320 nouveaux stages ont été proposés, pour seulement 1 560 emplois. A la bourse des stagiaires du magazine berlinois zitty, vingt-quatre sociétés recherchent actuellement des stagiaires ; elles ne sont que quatre à proposer une rémunération. Une certaine Magix AG y offrait il y a peu “au moins 250 euros” pour un stagiaire employé pendant près de six mois et capable de travailler de “façon indépendante”, chargé “d’optimiser la présence en ligne”. Là, il ne s’agit plus de prise de contact, mais d’exploitation pure et simple.
Chaque mois, le gouvernement allemand publie les chiffres du chômage. Mais il n’y a pas de statistiques sur les stagiaires. Personne ne les recense, personne ne calcule combien de temps durent ces stages, personne ne se demande sur quoi ils débouchent. Siemens voit défiler chaque année quelque 16 000 stagiaires et étudiants. Aucune statistique, en revanche, pour nous dire combien d’entre eux ont trouvé un emploi stable. On ne peut que chercher des indices. Un ami de la Ruhr a suivi une formation pour juristes au chômage qui se concluait par un stage. Selon la rumeur, plusieurs de ses prédécesseurs avaient trouvé un emploi. Mais, en 2004, pas un seul des douze participants n’a été embauché.
Dans les soirées réunissant des 25-30 ans, on entend souvent dire : “Je suis encore en stage” – une phrase à la fois pleine d’espoir et de résignation, ce qui est un tour de force. L’espoir s’explique : chaque stage signifie que, pendant encore un ou deux mois, on échappe officiellement au statut de sans-emploi. Quant à la résignation, chacun sait qu’il n’a pas vraiment de chances de voir le stage se convertir en un poste fixe. Résignation aussi parce que ces stages n’apportent plus rien à un curriculum vitae où la rubrique “expérience pratique” déborde déjà. Certains ont effectué tant de stages qu’ils n’osent même plus en dresser la liste lorsqu’ils présentent leur candidature, car les employeurs potentiels pourraient supposer qu’ils ont un problème d’adaptation.
Les jeunes diplômés ont déjà accumulé les stages pendant leurs études de façon plus ou moins absurde. Pendant l’été, pas de voyage en Thaïlande, mais un séjour à Francfort, pour faire un stage dans le groupe de BTP Bilfinger + Berger. Ils se sont acheté un costume et ont soigneusement appris comment se comporter une fois vêtus de la sorte. Ils ont arboré un air aimable quand on les a priés de “se présenter brièvement” à la ronde devant les salariés. En quelques phrases, ils ont donné leur nom, et peut-être celui de leur université, pour ne pas faire trop long. Puis tout le monde a oublié comment ils s’appelaient. Dans l’entreprise, ces jeunes se promènent, leurs collègues plus âgés les apprécient pour leur jeunesse et pour leur zèle, mais cet amour-là n’est pas fait pour durer. “No future”, clamait la jeunesse dans les années 1980, mais de l’avenir, elle en avait encore. Aujourd’hui, les jeunes s’accrochent à ce qui reste.

Comment vivre à Bruxelles avec 800 euros par mois ?

Prenez le cas de mon ami Jens, un juriste. Pendant ses études, il a visité trois continents, a suivi des cours sur la dépénalisation de la drogue, a fait un séjour au sein du gouvernement fédéral et en sait bien plus sur la législation sur les stupéfiants que ceux qui gagnent leur vie avec. Jens en avait assez des formations interminables. A 30 ans, il avait le sentiment d’être arrivé à maturité. Pour la première fois, il vivait dans la même ville que son amie. Sur mon balcon, il m’a déclaré : “Maintenant, ça devrait marcher.” Mais, après l’obtention de son diplôme et quelques mois au chômage, il est parti à Bruxelles faire un stage de plus. En Belgique, il s’est cherché un logement à partager. Il gagnait 800 euros par mois. Au début, sa copine venait le voir. Mais ça n’a pas duré.
Comment peut-on vivre avec 800 euros à Bruxelles quand on frise la trentaine ? Comment vivre avec 600 euros à Munich ? Comment se débrouille-t-on lorsque le stage est rémunéré par un titre de transport mensuel, par du “savoir-faire”, de l’“amusement”, des “opportunités professionnelles” ou de la “célébrité et [des] boissons à volonté”, comme le proposent les annonces ? Comment fait-on sans retraite, sans protection de santé et autres assurances chômage ?
Oh, certes, on a vu pire. Il y a toujours pire ailleurs. Les stagiaires peuvent emprunter à leurs parents, ils travaillent le soir ou la nuit, l’Office du logement leur versera peut-être 60 euros. Et puis ils continuent à mener une vie d’étudiant, peuvent aller au cinéma le lundi, s’inscrire à la fac pour obtenir une carte d’abonnement étudiant aux transports publics, profiter des tarifs préférentiels de la mutuelle étudiante et des abonnements spéciaux aux journaux. Mais pas de voiture, et on est toujours à la recherche d’un logement en communauté. Pas question non plus de fonder une famille.
Manquer d’argent, c’est dur. Mais c’est encore plus dur quand, le premier jour d’un nouveau stage, votre père vous appelle pour vous expliquer d’un ton soucieux comment il faudrait faire. Les discussions de cet ordre se terminent toujours par des conflits. Des conflits douloureux, parce que l’on comprend parfaitement l’inquiétude de son père. Mais il est pratiquement impossible de discuter avec ses parents de l’existence en tant que stagiaire, parce qu’ils continuent, eux, de croire que, pour trouver un boulot, il suffit d’être bon.
Ce qui est dur, aussi, ce sont toutes ces petites humiliations indissociables du stage (pas d’adresse e-mail personnelle, pas de bureau fixe, pas de salaire). Lors de mon stage n° 4, j’avais un carton où j’entassais à toute vitesse mes affaires quand un salarié avait besoin d’utiliser l’ordinateur devant lequel je venais juste de m’installer.
A Strasbourg, dans les locaux de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, les stagiaires sont légion. Les salariés vont même jusqu’à les loger, moyennant paiement. Une idée qui ne paraît bonne qu’à première vue. Certains logeurs, de trois ans plus âgés que leurs locataires, n’hésitent pas à leur préciser quelle vaisselle utiliser et quel week-end ils peuvent faire venir un ami. Les stagiaires sont là, dit-on, pour accumuler des expériences. Il y en a cependant quelques-unes dont ils pourraient aisément se passer.
J’entends régulièrement mes connaissances proclamer que, cette fois, ils en ont fini avec les stages, mais alors, pour de bon. Et, deux ou trois semaines plus tard, ils se démènent pour en trouver un autre. Tant qu’ils font leur stage, il est rare qu’ils se plaignent. Lorsqu’on les interroge, ils répondent avec souplesse : “Tout va bien”, puis ils vous assènent qu’en fait les stages, c’est même sympa. Ils n’avouent la vérité que lorsqu’ils ont enfin trouvé un emploi, et encore, de façon détournée. Comme mon ami de la Ruhr, qui, après avoir passé six mois à jouer les hommes-flétans, a trouvé un boulot dans une association – sans même y avoir effectué un stage. Depuis, me dit-il, il va beaucoup mieux. Il y a longtemps qu’il n’avait pas été aussi détendu. Il a rencontré une femme, m’a-t-il même annoncé récemment. Tout cela, bien sûr, n’est peut-être qu’une coïncidence.

Matthias Stolz
Die Zeit

L’auteur
Matthias Stolz, 31 ans, a lui-même suivi neuf stages dans diverses entreprises, notamment à la Deutsche Bahn (chemins de fer allemands) et dans des groupes de presse écrite et audiovisuelle (FAZ, Die Zeit, Arte…), avant de devenir journaliste pour l’hebdomadaire de Hambourg Die Zeit. Il vit actuellement à Berlin. L’article sur les stagiaires qu’il vient de publier a eu un grand écho dans la presse allemande.
[/quote]



... un article de " Courrier International " (-magazine ayant également recours aux stagiaires-) qui préfigure la future "Grande Europe des stages" ... et auquel j'ajoute ce complément d'inform@tion ............... :roll:


@ +
dani l
Cheza
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Message non lu par Cheza » 10 mai 2005, 13:58

Merci pour cet article... C'est édifiant ! :x

Quand je suis rentrée dans ma formation de communication, les professeurs nous disaient que nous n'aurions aucun mal à trouver un job en sortant... L'avenir me parait beaucoup moins rose. :cry:

Je suis en stage pour 6 mois (mon stage de fin d'étude) et vu qu'apparemment je me débrouille bien, on m'a proposé de le ralonger 2 mois de plus. J'aurais préféré un CDD mais bon je coûte trop cher à l'entreprise dans ce cas... Et encore, privilégiée que je suis, j'ai réussi à convaincre de me laisser 3 semaines de vacances cet été...
Il ne faut pas se poser de questions si le trois quart des jeunes souhaitent faire carrière dans la fonction publique ! :wink:
santino
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Message non lu par santino » 10 mai 2005, 18:55

Nous sommes donc là face à un problème répandu dans toute l'Europe. A ce propos, ça serait peut-être bien que la commission européenne defende enfin les droits du salarié en nous pondant une directive instaurant des quotas en matière de stage. Qu'est ce qu'il faut faire déjà ? Ah oui, un million de pétitionnaire pour espérer être entendu par elle. Les mécontents de catego, ça fait déjà un bon début pour avoir toutes les signatures d'ici 2079 !
kraa

Message non lu par kraa » 10 mai 2005, 20:12

Il faut voter oui avant de faire la pétition : o )

Ma situation est délicate: j'enchaîne les expériences précaires, j'ai beaucoup profité de stages non rémunérés. J'y ai tout appris, donc je ne peux pas m'y opposer fermement: ça a du bon.

En revanche, j'ai toujours eu pour principe d'en rester à des stages "donnant-donnant". Je te fais des reportages, mais tu m'apprends à faire une interview, à utiliser un nagra, etc. A partir du moment où je suis pleinement opérationnel, je demande à devenir un pigiste régulier.

Là où ça devient obscène c'est quand le statut de stage est manifestement un prétexte. Je ne comprends pas vraiment ce qui peut pousser quelqu'un de surqualifié à travailler gratuitement: pour avoir un beau CV? Je ne trouve pas que 5 stages consécutifs soient du meilleur effet sur un curriculum. Si quelqu'un s'est retrouvé contraint d'accepter de telles conditions, peut-être pourra-t-il m'éclairer..?
poke
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Inventons une nouvelle voie ...

Message non lu par poke » 23 mai 2005, 18:15

Tout d'abord, bonjour à tous ceux qui liront ce message et même aux autres allez.
Je ne suis rien dans le monde du journalisme même pas un pet de lapin...
Néanmoins je suis passionné par l'ecriture et curieux de tout comprendre et par dessus tout du challenge de la vulgarisation. Un rêve pour moi que d'arriver à simplifier les choses! Puis-je dire que je suis journaliste dans l'âme ? Oui je le crois malgré que je ne sorte de je ne sais quelle école à 3000 euros l'année...
Pourtant, malgré que j'ai la fibre journalistique (et oui, n'en déplaise à certains), je suis déjà révolté des pratiques décrites ci-dessus.
Les stages non rémunérés sont de coutume on dirait. Or, la coutume ne naît-elle pas de la répétition et de l'acceptation commune de pratiques dans le temps ? C'est qu'en fait ceux qui savent si bien dénoncer des conditions d'exploitation dignes d'un autre temps (on se croirait revenu au 19ieme...)sont souvent capables voire contraints d'accepter le fauteuil de ceux qu'ils dénoncent... :?
L'individualisme latent empêche les exploités de constituer un front solide, unifié face aux exploiteurs. Les contrats de dupes se succèdent et l'on se vante très rarement d'avoir un tube de vaseline sur sa table de chevet... :lol:
Alors que faire ? Fédérer les mécontents, les syndiqués ? N'est-ce pas des pratiques d'un autre temps ? Peut-être mais au grands maux les grands remèdes !!! Mais comment faire ça : du temps, de l'argent, de l'investissement personnel, la prise en charge de "free riders"... Et oui, ce n'est pas simple et en tant que grande gueule je sais ce que c'est de se retrouver seul en première ligne. Dois-je alors m'enfermer dans ce conformisme majoritaire qui me fait gerber ? Oh que non ! je resisterai au suivisme maladif de notre monde !
Pourtant, comme je le disais plus haut je ne suis encore qu'un pet de lapin dans le monde du journalisme. Ce statut de profane doit-il justifier que je passe sans mot dire par les même sentiers battus que ceux d'une horde de pingouins déboussolés ???
NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON ET NON ! :twisted:
Tout ce que je peux faire pour l'instant c'est balayer devant ma porte. Le truc c'est que si chacun faisait de même l'exploitation n'irait pas si bien...
L'idéal serait que tous les gens armés de leur balai se dressent ensemble mais bon je suis pessimiste pour cette voie car le nombrilisme est la règle et l'altruisme l'exception.
Critiquez ma vision des choses qui n'est pas la vision universelle mais si vous en avez marre d'être une victime choisissez de devenir aventurier. La cause existe mes amis.

Ps: Non aussi au referendum. L'alternative doit pouvoir exister et une position "muscléeé de la France aura l'immense mérite de faire enfin naître la question sociale européenne car le mécanisme bien huilé décrit par les néolibéraux (croissance entraine plein emploi entraine progrès social) n'est qu'un leurre. Ceux qui ne voient pas cela sont myopent et la myopie ne leur sera plus permise dans l'Europe qu'on nous propose... Mais c'est un autre sujet sur lequel il existe certainement d'autres topics :)
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re

Message non lu par proxy » 05 juin 2005, 16:37

...faux stages...employeurs bidons...fausses annonces...annonces d'escrocs...employeurs réfractaires au paiement...
Il y a de vastes problêmes ...et malheureusement pas qu'auprès des journalistes-pigistes ! :?
Je suis aussi avec vous :P

Peut-être que cette asso... :wink:

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Message non lu par dani l » 04 juil. 2005, 14:33

A lire sur Categorynet ... -> St@ges bénévoles .......... :wink:
mariabox
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Re: - Actu@lités -

Message non lu par mariabox » 02 août 2005, 14:27

dani l a écrit :A lire sur Categorynet ... -> St@ges bénévoles .......... :wink:
L'esclavage à Nantes... elle est bien bonne celle-là (Cf n'importe quel bouquin d'histoire de France). L'ennui c'est que c'est partout pareil, quel que soit le secteur d'activité. Je me pose juste une question: comment les entreprises font-elles pour continuer à "marcher" en faisant bosser autant de stagiaires?
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Message non lu par dani l » 23 sept. 2005, 04:44

_ une question d'interprét@tion ...
pardonmyfrench82
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Message non lu par pardonmyfrench82 » 23 sept. 2005, 15:23

L'exploitation est une notion universelle qui n'a pas de frontières...

Vu sur journalism.co.uk :

Writing for free - work experience
Posted: 25 September 2003 By: Jemima Kiss

Work experience is an accepted part of business life and can be a valuable way into a competitive industry. But could the industry be taking advantage of this regular supply of enthusiastic young journalists?

Furthermore, some professional journalists suspect that students or graduates that work for free could be taking the place of professional journalists.

Mike Ward heads the department of journalism at the University of Central Lancashire. He helped to place around 170 students in work experience placements last year and feels that if properly managed, placements are a valuable part of the learning process.

"I can’t understand these colleges that leave students to arrange their own work experience. They just won't have the knowledge or the contacts to do that properly," he told dotJournalism.

"If the work experience is pitched at the proper level then the students are there to learn and experience a professional work environment. In that situation, they should not be taking work from professionals," he said.

"But if they do placements once they have graduated, they are then fully trained and would present more competition to other professionals."

The university team discourages students from taking up unpaid placements once they have graduated. If a candidate is particularly keen, they advise that the placement is carefully structured to protect both the graduate and the publisher.

"We strongly advise that if they work for free it should be for a very limited time - just a couple of days - so that they can prove their skills," Mr Ward explained.

"They also need a clear outcome decided with the editor beforehand, such as an agreement that they will be taken on as a paid freelancer if the placement is successful."

According to the National Union of Journalists, one unpaid graduate placement at The Independent newspaper continued for 11 months. The union is more established at the newspaper now and says this should not happen there again, but it also says it is not aware of any UK publications that will only offer paid placements - indicating that journalists could be working for free at virtually any UK publisher.

The NUJ has already tackled the area of exploitative work experience. Among guidelines adopted at the union's annual delegate meeting in 1989, it said that work produced during a placement should not be used for publication or broadcast and that, if it is used, it should be paid for at the normal rate.

It also advises that placements should be offered only as part of a recognised college course, and that they should only be arranged at organisations that are 'up to strength editorially'.

Martin Hamer, course leader of Sheffield University's MA in Web Journalism, feels that working for free on a work experience placement is an investment on the part of the student.

"If they impress during the placement, they could be asked back to do paid shifts which could lead to full-time work," he said.

Previous students have found paid full-time work at Guardian Unlimited and BBC Online as a result of work experience placements. He admits that there have been instances where staff suspected that students were being exploited - particularly when an organisation says it won't offer a placement unless it is for six months.

But he feels that smaller media companies are unlikely to use free content produced by students instead of employing a professional.

"In many cases there probably wouldn't be anyone extra to do the work anyway," he said.

"And you wouldn't think that bigger firms would gamble on using students instead of far more experienced journalists as they have more to lose if things go wrong."

Bernard Thompson is a freelance journalist and secretary of the Glasgow branch of the National Union of Journalists. While he agrees that work experience can be valuable to new journalists, Mr Thompson feels that many industries - including the media - rely on work experience for a stream of free labour.

"If a commercial website asks people to write for them unpaid, they should really ask what they are going to gain from the venture," he said.

"It would be just as beneficial - and show far greater initiative - to set up a website on their own and learn as much as possible that way."

Mr Ward concedes that using journalists that write for free provides a cheap solution for an inevitably cost-conscious industry. But he is convinced that the learning experience is just one element of a much bigger process that ultimately benefits both the industry and the student.

"We work with a huge range of media organisations from the BBC to local newspapers - and both sides understand the importance of building that partnership.

"Editors visit us for talks, journalists come in to lead workshops and students go out to do placements.

"Work experience is just one small but important part of creating the journalists of the future."

See dotJournalism's 10 point guide to successful work experience:
http://www.journalism.co.uk/features/story724.html

See also:
http://www.nuj.org.uk
http://www.ukjournalism.org
http://www.shef.ac.uk/journalism
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Message non lu par dani l » 16 juin 2006, 13:33

_ si tu continues Havas ... tu v@s être puni.


_ m@is tu as bien choisi ton nom ... ....

.............
8)........
........
"Chaque employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence." Peter et Hull
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Message non lu par havas » 16 juin 2006, 13:40

Dani L, puni pour insolence
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