Page 4 sur 5

Publié : 21 nov. 2008, 09:20
par archaud
Dès lors qu'il n'existe que 7 000 pigistes sur les 30 000 cartes de presse en circulation, je crois hélas ! que la messe est dite, non ?

Publié : 21 nov. 2008, 09:30
par archaud
Quant aux avantages exorbitants des fonctionnaires, ils sont connus, et c'est tant mieux pour eux. Mais deux choses : 1 - qu'ils cessent de jurer le contraire ; 2 - qu'ils cessent de crier misère. Ils ont bien sûr tout à fait le droit de demander plus, de demander mieux, c'est humain ! Qu'ils acceptent aussi l'idée qu'on ne prête pas à leurs revendications corporatistes toute l'attention qu'ils souhaiteraient qu'on leur porte. Et qu'ils puissent intégrer l'idée que les caisses de l'Etat étant vides, il faudra faire avec ce qu'ils ont déjà. Pas un salaire de nabab, certes, pas un salaire miséreux non plus, contrairement à ce qu'ils voudraient bien nous faire croire. Saviez-vous, par exemple, que la moyenne des salaires dans le public était supérieure à celle dans le privé ?

Publié : 21 nov. 2008, 09:31
par cilou
Je parlais des journalistes en général.
Contrairement à ce que tu crois, la bataille pour les droits des journalistes n'est pas "pigistes contre journalistes en poste". Parce que les journalistes en poste savent bien que, si l'on rogne sur les droits des pigistes, il sera de plus en plus intéressant d'employer des pigistes plutôt que des journalistes en poste, et que ces derniers disparaîtront peu à peu.
Si tu t'étais davantage renseigné sur les syndicats, tu aurais vu que certains se battent réellement pour les pigistes. Certains, pas tous...

Publié : 21 nov. 2008, 10:40
par archaud
Si, Cilou, tu t'étais un tant soit peu renseignée au-delà de ta propre entreprise, qui semble exemplaire, tu aurais appris que hélas !, à quelques rares et appréciables exceptions, les représentants syndicaux ne sont pas toujours les porte-voix scrupuleux de la parole de leur syndicat.
Il en va du journalisme comme de tout autre profession : ne t'en déplaise, la motivation première d'un salarié désireux de devenir représentant syndical, c'est la protection que son statut lui offre. Ce n'est pas bien beau, mais c'est ainsi. Naturellement, il existe de notoires exceptions comme je viens de l'écrire. Mais, d'une manière générale, lors des réunions entre le personnel et les représentants de la direction d'un journal, les questions relatives aux pigistes arrivent, le plus souvent, à la fin de l'ordre du jour.
Reste, alors, à élire le bon candidat, prompt à défendre également les pigistes. Et, à compter de janvier, les pigistes, certes sous certaines conditions, auront droit au chapitre. Les choses peuvent changer, espérons-le.

Publié : 21 nov. 2008, 11:49
par cilou
archaud a écrit :Si, Cilou, tu t'étais un tant soit peu renseignée au-delà de ta propre entreprise, qui semble exemplaire, tu aurais appris que hélas !, à quelques rares et appréciables exceptions, les représentants syndicaux ne sont pas toujours les porte-voix scrupuleux de la parole de leur syndicat.
En bonne pigiste, je travaille pour plusieurs entreprises, et je me suis aussi pas mal renseignée sur le sujet. J'ai vu des délégués du personnel actifs (le plus souvent les syndicalistes, désolée), d'autres passifs.
Il en va du journalisme comme de tout autre profession : ne t'en déplaise, la motivation première d'un salarié désireux de devenir représentant syndical, c'est la protection que son statut lui offre.
Ce n'est pas ce que j'ai vu. Un journaliste ayant 10 ans de boîte ou plus dans un journal qui n'est pas au bord du gouffre ne risque pas grand chose. S'il se présente, ce n'est pas pour la "protection".
Mais, d'une manière générale, lors des réunions entre le personnel et les représentants de la direction d'un journal, les questions relatives aux pigistes arrivent, le plus souvent, à la fin de l'ordre du jour.
Oui, c'est vrai. Parce que ça touche moins de gens. Parce que peu de pigistes informent les délégués du personnel de leurs revendications propres. Parce que les journalistes en poste ne connaissent pas tous les problèmes des pigistes. Raison de plus, pour nous pigistes, de nous battre, de discuter avec nos DP, de les informer, voire les convaincre. C'est quand même plus efficace que de dire "ouinnn, personne ne s'occupe de nous".
Et, à compter de janvier, les pigistes, certes sous certaines conditions, auront droit au chapitre.
:shock: Je ne vois toujours pas en quoi. Et j'attends toujours ta réponse aux arguments que j'ai avancés.

Publié : 21 nov. 2008, 12:35
par archaud
Je maintiens mes dires : les délégués syndicaux prêts à croiser le fer pour les pigistes sont trop rares, et la motivation première d'un délégué syndical n'est en général pas de défendre la veuve et l'orphelin, mais ses propres intérêts, ainsi que ceux du plus grand nombre, c'est-à-dire des journalistes permanents.

A la décharge des délégués syndicaux, et à la grande joie des directions, il n'est pas rare, et c'est là un euphémisme, que les pigistes ne se connaissent pas. Qui plus est, la diversité des situations au sein même des pigistes d'un même journal est telle, la motivation à ce point différente, qu'il est difficile de constituer un front commun.

D'autre part, parmi les choses qu'il conviendrait de s'employer de faire, même si c'est là un combat de longue haleine, c'est changer l'image des pigistes. Pour beaucoup trop de journalistes en poste, qui sont ceux qui nous commandent les papiers, le pigiste appartient à une sous-catégorie de journalisme. Bien sûr, les choses sont plus contrastées qu'il n'y paraît, entre ceux des journalistes en poste qui ont derrière eux X années de piges et ceux d'entre eux qui n'ont pas connu la pige.

J'aimerais, à ce titre, donner deux exemples :

1- jette un coup d'oeil sur le bandeau publicitaire situé à droite, en descendant sur la page d'accueil du site Presse News (http://www.presse-news.net). A en croire l'accroche de cette pub, l'on est soit journaliste, soit pigiste. Si la profession elle-même entretient ce genre de confusion, on n'est pas sortis de l'auberge ! :twisted: J'ai demandé, voici plus d'un an, au responsable de ce site de changer la formulation...j'attends toujours qu'il le fasse.

2 - jette un coup d'oeil sur les bios concernant certaines stars de l'audiovisuel, telles Marie Drucker ou la dame du JT de 20 heures de TF1, en semaine. A les en croire, on voudrait accréditer l'idée - c'est écrit plus ou plus explicitement - qu'avant de devenir ce qu'elles sont devenues, elles ont fait des petits jobs de piges. C'est dommage, je ne remets pas la main sur ces bios. Quoi qu'il en soit, ça laisse un arrière-goût amer à ceux et celles qui vivent, et parfois très correctement, de la pige d'apprendre que d'aucuns estiment que ce n'est au fond qu'un petit job.

Publié : 22 nov. 2008, 14:29
par PascalSR
Bon, pour reposer l'esprit de tous, un petit intermède musical deuxième degré (voire troisième ou quatrième... enfin drôle, quoi ; du moins je trouve 8) ) :

http://www.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8

Publié : 23 nov. 2008, 00:40
par Leze78
Merci Pascal pour le lien !!! :D
Je connaissais de nom le groupe des Fatals Picards (je suis née en Picardie :wink: )...
Super la chanson, j'ai bien rigolé !

Le problème c'est qu'il y a quand même un bon fond de vérité, c'est pour ça que c'est drôle... :cry:

Bon sinon avec tout ça j'avance pas trop dans mes recherches...

Publié : 23 nov. 2008, 04:52
par bernardmorin
??????

Publié : 23 nov. 2008, 14:22
par Leze78
bernardmorin a écrit :??????
?????????????????

Publié : 23 nov. 2008, 15:59
par archaud
Leze78 a écrit :
bernardmorin a écrit :??????
?????????????????
????? :lol: :lol: :lol:

Publié : 23 nov. 2008, 16:51
par BOUSSICOT
c'est un post en braille ? 8)

Pour revenir au sujet initial, il me semble que l'ASFORED organise des formations continues de CORRECTEUR...mais je ne sais pas si c'est à distance ou non.

http://www.asfored.org/page.php?rubriqu ... n_continue

Gardez un pied dans le fonctionnarat c'est plus prudent avec la précarité actuelle de la presse !

Publié : 23 nov. 2008, 19:32
par Catherine_75
Les formations continues de l'Asfored sont certes efficaces et bien faites, mais courtes, et on ne peut en aucun cas se prétendre correcteur après avoir étudié pendant quelques jours les difficultés de la langue française ou la préparation de copie.
Elles sont de plus très chères.

Publié : 23 nov. 2008, 21:42
par Leze78
Catherine_75 a écrit :Les formations continues de l'Asfored sont certes efficaces et bien faites, mais courtes, et on ne peut en aucun cas se prétendre correcteur après avoir étudié pendant quelques jours les difficultés de la langue française ou la préparation de copie.
Elles sont de plus très chères.
Voilà qui règle la question ! :?

De toute façon, plus ça va et plus je me rends compte que la voie des métiers du livre est bouchée, bouchée...
Quand je vois sur le site de l'Asfored par exemple que quasiment tous les postes d'assistant d'édition à pourvoir sont des stages, ça laisse rêveur ! En parallèle, j'ai regardé les CV des personnes en recherche d'emploi dans ce secteur et elles sont très nombreuses...
En plus géographiquement je ne pourrais pas chercher n'importe où, et 95 % des postes offerts se trouvent en région parisienne...

Donc plus ça va et plus je vois les portes de ce secteur se refermer peu à peu !
Je suis en train d'explorer d'autres pistes... je vais l'avoir, mon idée de reconversion !!!

Publié : 24 nov. 2008, 00:04
par Catherine_75
Mais si le métier de correcteur vous tente vraiment, renseignez-vous auprès de Formacom. Ils sont formidables, et font tout leur possible pour aider les gens motivés. Ils vous diront de passer d'abord le test (il est redoutable... Mais c'est exprès. Un zéro faute est impossible, même sans doute pour un correcteur expérimenté), et si vous obtenez un résultat honorable, s'ils vous sentent vraiment animée par le désir de faire ce métier (dans lequel vous gagnerez encore moins qu'en étant prof...), ils vous conseilleront utilement pour le financement.
Il faut savoir cependant que puisque vous vivez en Bretagne, vous devrez venir vivre à Paris pendant six mois si vous faites le stage Formacom.
Quant aux possibilités de travailler... ne vous fiez pas aux petites annonces, ou à la quasi absence de petites annonces. C'est principalement par le bouche à oreille que l'on trouve du travail quand on est correcteur. La recherche de travail, les pistes, les moyens, tout cela fait également partie du stage Formacom.
Evidemment, le fait de vivre en province n'est pas un atout. Mais les maisons d'édition fonctionnent de plus en plus par mails, donc pourquoi pas. Quand j'ai fait cette formation, plusieurs personnes du groupe étaient provinciaux et, aujourd'hui, ils travaillent, même si le démarrage a été un peu plus laborieux que pour les parisiens.