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Re: Perles de journalistes

Publié : 14 nov. 2012, 15:20
par cargo06
l'humour résiderait dans le fait que amiante est du genre masculin ? Hum !

Re: Perles de journalistes

Publié : 14 nov. 2012, 15:22
par loony
1) Amiante est un nom masculin.
2) Pléonasme volontaire? Pour faire écho au "sang contaminé" comme le dit Anne?

Re: Perles de journalistes

Publié : 14 nov. 2012, 15:30
par ann65
cargo06 a écrit :l'humour résiderait dans le fait que amiante est du genre masculin ? Hum !
OK. Au temps pour moi...

Re: Perles de journalistes

Publié : 14 nov. 2012, 15:32
par FlorentT
cargo06 a écrit :l'humour résiderait dans le fait que amiante est du genre masculin ? Hum !
C'est exactement ce qui m'est venu à l'esprit en lisant. Oui Ann, l'article parle de la mise en examen de Martine Aubry. Cela me semblait trop gros pour être une coquille, venant du Canard. Comme quoi…

Re: Perles de journalistes

Publié : 14 nov. 2012, 16:40
par loony
J'vais leur envoyer un ptit mail pour leur proposer mes services! :mrgreen:

Re: Perles de journalistes

Publié : 14 nov. 2012, 16:52
par ann65
Quelqu'un va se faire sévèrement taper sur le bec au Canard...

Re: Perles de journalistes

Publié : 14 nov. 2012, 20:52
par PascalSR

Re: Perles de journalistes

Publié : 14 nov. 2012, 23:05
par FlorentT
C'est un jour faste pour les perles !

Re:

Publié : 15 nov. 2012, 09:04
par coco47
Effacé par son auteur.

Re: Perles de journalistes

Publié : 18 nov. 2012, 12:43
par Catherine_75
Le CSA s'inquiète du bon usage de la langue française dans les médias… Il était temps !

"A quelques exemples prêtes" : quand les médias font des fautes de français

Par Bertille OSSEY-WOISARD

PARIS (AFP) - Multiplication des anglicismes, mauvaises liaisons entre les mots, fautes d'accord et de grammaire, confusion entre les locutions : animateurs et journalistes des radios et des télévisions ont quelquefois tendance à oublier le bon usage de la langue française.

"La radio et la télévision ont un rôle normatif en matière de français. Les Français apprennent la langue presque autant à la radio et à la télévision qu'à l'école", explique Patrice Gélinet, conseiller en charge du respect de la langue française dans les médias au sein du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

"Les journalistes, qu'ils le veuillent ou non, influencent le bon ou mauvais usage de la langue", ajoute-t-il, interrogé par l'AFP.

Dans sa dernière publication sur le sujet, le CSA a mis en avant deux incorrections fréquentes sur les antennes. Il s'agit de l'accord du substantif "personne" au masculin et la confusion entre les locutions "près de" et "prêt à".

Quelques exemples d'incorrections détectées dans des journaux télévisés : "5.000 personnes sont morts", "plus de cent personnes étaient présents".

Concernant "près de" et "prêt à", le CSA rappelle: "quand elle indique la proximité dans le temps et devient synonyme de +sur le point de+, la locution +près de+ est confondue avec +prêt à+ qui signifie +disposé à, ayant l'intention de, apprêté pour+". Or téléspectateurs et auditeurs entendent les erreurs suivantes: "La situation n'est pas prête de changer", "la pluie n'est pas prête de s'arrêter" ou "à quelques exceptions prêtes".

"live", "morning", "talk-show"

"Nous sommes parfaitement conscients du fait que la langue française n'est pas une langue morte, qu'elle peut et doit évoluer. Elle peut intégrer des mots qui viennent de la langue populaire et régionale, et même de l'étranger", souligne M. Gélinet.

"Nous sommes indulgents parce que la nature même de la communication audiovisuelle impose souvent des directs", ajoute-t-il.

Mauvaises liaisons (un "z" qui apparaît entre "quatorze" et "enfants" ou le "t" qui disparaît entre "cent" et "euros"), erreurs de prononciation ("gageure" qui n'est pas prononcé "gajure"), multiplication des pléonasmes ("au jour d'aujourd'hui"), la liste d'exemples où journalistes et animateurs estropiant la langue française est longue.

Le CSA n'a de cesse de rappeler que "la plupart de" joue le rôle de pronom indéfini pluriel. "On doit donc dire +la plupart des gens le savent+ et non comme on l'entend souvent +la plupart des gens le sait+".

Mais "dans l'ensemble, les journalistes respectent bien la langue. Ce dont se plaignent le plus les auditeurs et les téléspectateurs, c'est de l'abus de l'anglicisme", lié au "snobisme qui consiste à considérer que parler anglais fait plus vendre et est plus à la mode".

"Je ne vois pas quel est l'intérêt d'utiliser des mots anglais alors qu'on a des équivalents en français, s'insurge M. Gélinet. Pourquoi est-ce qu'on dit +challenge+ pour défi? A la radio et TV, on entend constamment +live+ pour direct. Je vois apparaître le mot +morning+ pour les tranches horaires du matin des radios, au lieu de matinale".

Sans parler des "talk-shows" pour les débat télévisés, "coachs" pour entraîneurs, "mails" pour courriels ou "podcasts" pour baladodiffusion.

"Avec le temps, on finit par arriver à réduire l'utilisation des anglicismes. Le français redevient l'usage courant. Mais ça ne se fait pas du jour au lendemain", relève M. Gélinet. Il donne l'exemple du mot ordinateur, qui a fini par remplacer "computer".

Le CSA prévoit d'organiser mi-2013 un colloque sur la langue française, pour un état des lieux et faire en sorte qu'elle soit mieux respectée.

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ ... ncais.html

Re: Perles de journalistes

Publié : 18 nov. 2012, 13:26
par Catherine_75
ann65 a écrit :Quelqu'un va se faire sévèrement taper sur le bec au Canard...
Je viens de lire la conversation au sujet de la coquille du Canard… C'est inhabituel dans ce journal qui est bien corrigé.
La faute n'est pas forcément imputable à une personne, mais peut-être à l'effervescence du bouclage : un titre modifié à la dernière minute, qu'on omet de soumettre au correcteur par manque de temps, et le tour est joué !
J'ai rencontré ce cas de figure dans un hebdo (pas le Canard, malheureusement) que j'ai corrigé pendant quelques mois : le rédac chef fut bougon et mal à l'aise quand il s'est aperçu qu'il y avait une "belle" faute de grammaire dans un titre qu'il avait modifié sans me le montrer.

Re: Perles de journalistes

Publié : 18 nov. 2012, 16:02
par prof
Catherine_75 a écrit :[…] qu'on omet de soumettre au correcteur
     En édition, c'est très souvent le cas des quatrièmes de couverture.

Re: Perles de journalistes

Publié : 23 nov. 2012, 00:58
par coco47
Catherine_75 a écrit :
ann65 a écrit :Quelqu'un va se faire sévèrement taper sur le bec au Canard...
Je viens de lire la conversation au sujet de la coquille du Canard… C'est inhabituel dans ce journal qui est bien corrigé.
Cet échange faisait suite à la parution dans le Canard du titre « L'amiante contaminée », épinglé ici par FlorentT.
Dans le même numéro du 14 novembre, le volatile nous montrait qu'il n'est pas plus à l'aise avec l'arithmétique qu'avec le genre du mot amiante. Je cite : « […] le trésor de Kadhafi : 87 milliards planqués… en liquide […]. Petit calcul pour rigoler : à supposer que tout ce cash dorme en dollars, et à 100 dollars la plus grosse coupure US, ça fait quelque 23 millions de biftons à retrouver ! » Il me semble pourtant que 23 milliards en billets de 100, ce sont 230 millions de coupures. Ou alors il existerait des billets de 1 000 dollars ? Mais dans ce cas il y aurait une autre erreur du Canard. La vérité est, je pense, que Le Canard enchaîné fait lui aussi des économies sur le service correction.
Pan-pan sur le bec, donc !

Re: Perles de journalistes

Publié : 23 nov. 2012, 11:07
par FlorentT
Bien vu ! Il est intéressant de constater que le Canard de cette semaine ne mentionnait pas le titre sur l'amiante dans la rubrique des petites perles, mais qu'il faisait son mea culpa pour avoir confondu cœlioscopie et coloscopie. Je n'avais pas lu l'article en question, mais les spécialistes ont dû s'amuser !

Re: Perles de journalistes

Publié : 23 nov. 2012, 11:34
par la petite bête
À propos du "trésor de Kadhafi", il faut préciser que, si le total est estimé à 87 milliards, c'est 23 milliards que l'on recherche en liquide. Le Canard s'est donc "seulement" trompé d'un facteur 10.
Décidément fâché avec les chiffres, il était fait mention dans le même numéro d'une digue d'une hauteur de 2,8 mètres, que l'on devrait voir de loin. Rectification, c'était 12,8 mètres…
Dans le numéro de cette semaine, dans un article sur le gaz de schiste, Total est présent aux quatre coins du globe !