CEC: session 2009-2010 par correspondance

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
Cleme
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par Cleme » 27 févr. 2010, 12:24

J'va m'faire un plaisir de rougir l'énoncé !
Cette histoire m'a intriguée et je n'ai pas pu m'empêcher de ressortir mes vieux cours... Alors Arwenia, évite de te ridiculiser ! Il ne faut pas chercher la petite bête partout !

Les lettres dont tu parles sont bien des "a", il n'y a qu'à regarder les autres "e" qui n'ont presque jamais de boucle, contrairement à celles-ci. Et puis tout de même, monsieur Decourt laisse régulièrement des coquilles dans ses cours, mais à ce point-là, ce serait vraiment gros !

Il m'est arrivé de douter de la qualité de ces cours, justement, mais à ce point-là, non, faut pas exagérer.
Si je comprends bien, M. Décourt communique par textes manuscrits.
En général non, mais il arrive qu'il ajoute des notes manuscrites aux cours dactylographiés. M'enfin pour le prix de la formation, ils pourraient faire l'effort de fournir des cours et corrigés propres et sans fautes.
Cleme
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par Cleme » 27 févr. 2010, 12:28

Quelqu'un peut-il m'expliquer comment préciser la personne qu'on cite ? Je n'arrive qu'à faire des :
Si je comprends bien, M. Décourt communique par textes manuscrits.
... Merci ! :)
Cleme
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par Cleme » 27 févr. 2010, 16:45

Arwenia a écrit :Et pour citer quelqu'un, il y a, en bas du message de la personne que tu veux citer, une petite bulle blanche dans un carré rouge. Il te suffit de cliquer dessus et voilà. :wink:
Super, j'ai compris, merci Arwenia !
Vanessa_du_Frat

Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par Vanessa_du_Frat » 28 févr. 2010, 14:40

J'ai déjà fini mon premier passage sur le devoir 10. J'ai adoré ! Pour une fois, le texte est passionnant, et c'est un vrai plaisir de le corriger. Si quelqu'un connaît le nom du bouquin dont ce chapitre est extrait, je serai ravie de l'avoir, car j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe ensuite ^^
A part ça, vous avez trouvé des anglicismes, vous ?
coco47
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par coco47 » 01 mars 2010, 04:07

Vanessa_du_Frat a écrit :[…] j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe ensuite ?
Ce qui se passe serait préférable, Vanessa. Une discussion a eu lieu au sujet de cette erreur qui commence à faire florès, dans le fil Perles de journalistes. En voici le post d'introduction.

Pas de perle à proprement parler aujourd'hui, mais un tic qui semble devenir une mode et qui m'agace au plus haut point. Un exemple lu récemment dans un quotidien : « On est très attentifs à ce qu'il se passe. » Pourquoi donc ce il impersonnel ? N'est-il pas plus simple, et surtout plus correct, d'écrire « à ce qui se passe » ?

Je ne veux pas entrer ici dans une explication grammaticale où il serait question de sujet et de verbe, de pronom relatif et d'antécédent « mis pour… » ; aussi, je vais juste imaginer quelques phrases construites selon cette nouvelle mode, pour bien en faire ressentir l'absurdité :
— Voici ce qu'il arrive quand…
— Sais-tu ce qu'il t'attend ?
— Dis-moi ce qu'il ne va pas.
— J'aimerais savoir ce qu'il te prend.
— Tout ce qu'il brille n'est pas d'or.


Alors qu'il faudrait bien évidemment :
— ce qui t'attend (cela t'attend, c'est donc ce qui t'attend).
— ce qui ne va pas (cela ne va pas, c'est donc ce qui ne va pas).
— ce qui te prend (cela te prend, c'est donc ce qui te prend).
— ce qui brille (cela brille, c'est donc ce qui brille).

Cette mode devient si envahissante que de jeunes journalistes y cèdent par crainte de mal écrire s'ils ne la suivent pas. J'ai ainsi lu à l'instant, sur un autre fil de ce forum, sous la plume d'un jeune qui écrit pourtant très bien et sans fautes : « je ne sais pas trop ce qu'il se fait ».
Peut-être bien qu'il se fait tard…

Qu'en pensent les collègues correcteurs, qui doivent certainement se colleter tous les jours avec ce nouveau boulet syntaxique ?


Bon courage et bonne chance pour la suite, Vanessa.
Anne35
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par Anne35 » 01 mars 2010, 16:12

Bonjour à tous.
Biographe installée en auto-entrepreneur, je suis inscrite moi aussi à la session 2009-2010 du CEC (afin d'avoir une corde de plus à mon arc... Mais je me rends compte qu'il ne va pas être facile de trouver du travail en tant que correctrice !) Je trouve ce forum très intéressant, d'autant qu'il confirme tout à fait mon opinion quant à la formation.
Je n'ai pas encore lu le texte du devoir n°10 mais vos commentaires donnent envie de s'y plonger. Je m'y mets de ce pas !
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par Porcile » 01 mars 2010, 18:10

coco47 a écrit :
Vanessa_du_Frat a écrit :[…] j'aimerais bien savoir ce qu'il se passe ensuite ?
Ce qui se passe serait préférable, Vanessa.
Mais pas obligatoire, Coco, si j'en crois Grevisse et Thomas.
azul47

Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par azul47 » 01 mars 2010, 19:28

Porcile a écrit :
coco47 a écrit : Ce qui se passe serait préférable, Vanessa.
Mais pas obligatoire, Coco, si j'en crois Grevisse et Thomas.
Exact. J'ai justement été confrontée à ce questionnement il y a peu, et pour un "qu'il" que j'aurais bien changé en "qui".

Le Thomas dit que "l'on emploie parfois indifféremment qu'il ou qui avec des verbes qui peuvent se construire impersonnellement : le peu de temps qu'il (ou qui) lui reste à vivre. Allons voir ce qui (ou ce qu'il) se passe."

Du coup, s'il y a polémique, je suis intéressée.
Vanessa_du_Frat

Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par Vanessa_du_Frat » 02 mars 2010, 00:07

Bon, du coup, même si les deux sont acceptés, je me range du côté de Coco, que je remercie de m'avoir signalé cette erreur ! Je ne la referai plus, promis :)
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par coco47 » 02 mars 2010, 02:23

Sur cette question, Thomas ne me semble pas très convaincant. Il donne deux exemples qu'on ne peut généraliser (il les présente lui-même comme atypiques) : « Je ferai ce qu'il me plaira » (sous-entendu : de faire) ; « J'épouserai la femme qu'il me plaira » (sous-entendu d'épouser). Et il ajoute (à juste titre) : « “J'épouserai la femme qui me plaira” n'a pas le même sens », avouant de ce fait que qui et qu'il ne sont pas interchangeables. J'aurais aimé des exemples plus « normaux ».

Et je citerai de nouveau mes exemples à moi :
— Sais-tu ce qu'il t'attend ? ou Sais-tu ce qui t'attend ?
— Dis-moi ce qu'il ne va pas ou Dis-moi ce qui ne va pas ?
— Tout ce qu'il brille n'est pas d'or ou Tout ce qui brille ?
Qu'en dirait Thomas ? N'est-il pas évident que, dans ces cas, ce qui signifie cette chose-là : Sais-tu quelle chose t'attend ? Dis-moi quelle chose ne va pas ; Toutes ces choses qui brillent. Ce est donc sujet du verbe qui le suit et il n'y a pas de place pour un il impersonnel qui constituerait un très bizarre second sujet.
Et que dirait-il, Thomas, devant « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement » ?
reve31
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par reve31 » 02 mars 2010, 11:07

Bonjour à toutes et à tous,
Je trouve votre forum très intéressant et instructif. Je suis également inscrite à la session 2009- 2010 du CEC afin de devenir correctrice et de travailler dans une maison d’édition.

J’habite dans la région toulousaine et je me déplace en fauteuil roulant. Je sais qu’au mois de juin 2010, il y aura une séance de regroupement à Paris. Elle se déroulera au premier étage sans ascenseur. Donc, mes questions sont les suivantes :

Le déplacement est-il nécessaire ? Les informations sont-elles importantes ?

De plus, je souhaiterais avoir quelques conseils concernant les maisons d’édition à éviter.

Je retourne corriger mon devoir n°10. Je vous remercie d’avance pour vos réponses.
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par duplex » 02 mars 2010, 17:07

Aucune hésitation à avoir pour les exemples donnés par Coco47 : « ce qui » dans les trois cas.
Hanse nous indique qu'il n'y a d'hésitation possible que si le verbe peut ou non être impersonnel. Avec falloir, toujours impersonnel, il faut employer ce qu'il. Il met à part plaire, à cause de la distinction de sens évoquée par Coco47 et précise que pour les autres verbes comme arriver, advenir, convenir, en résulter, se passer, rester, pouvoir, prendre, etc., la distinction est plus nette dans certains cas que dans d'autres et qu'on peut souvent hésiter.
Mais on voit de plus en plus souvent des ce qu'il dans des phrases où ils n'ont rien à y faire et c'est bien là le problème.
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par coco47 » 03 mars 2010, 03:43

duplex a écrit :Mais on voit de plus en plus souvent des ce qu'il dans des phrases où ils n'ont rien à y faire et c'est bien là le problème.
C'est très exactement ce que je voulais pointer du doigt. Merci de votre soutien.
azul47 a écrit :J'ai justement été confrontée à ce questionnement il y a peu, et pour un "qu'il" que j'aurais bien changé en "qui". […] Du coup, s'il y a polémique, je suis intéressée.
Il n'y a jamais de polémiques sur ce forum, Azul. Seulement des débats (!).

Me permettez-vous une remarque à propos de votre « questionnement » ? Une des qualités du correcteur est la capacité de résister aux modes, aux tics de langage intello-bobo-journalistiques. Ainsi, s'il lui faut bien les endurer dans les textes des autres, il s'abstiendra d'employer dans ses propres écrits des termes tels que problématique pour problème, thématique pour thème et questionnement pour question. Vous y viendrez vous aussi, quand l'amour de la langue se fera plus pressant. (Je plaisante, bien sûr, mais à peine…)
azul47

Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par azul47 » 03 mars 2010, 14:04

coco47 a écrit :
azul47 a écrit :J'ai justement été confrontée à ce questionnement il y a peu, et pour un "qu'il" que j'aurais bien changé en "qui". […] Du coup, s'il y a polémique, je suis intéressée.
Il n'y a jamais de polémiques sur ce forum, Azul. Seulement des débats (!).

Me permettez-vous une remarque à propos de votre « questionnement » ? Une des qualités du correcteur est la capacité de résister aux modes, aux tics de langage intello-bobo-journalistiques. Ainsi, s'il lui faut bien les endurer dans les textes des autres, il s'abstiendra d'employer dans ses propres écrits des termes tels que problématique pour problème, thématique pour thème et questionnement pour question. Vous y viendrez vous aussi, quand l'amour de la langue se fera plus pressant. (Je plaisante, bien sûr, mais à peine…)
Oh oh ! Mais j'ai cumulé dirait-on ! :D

Le mot "questionnement" est très répandu dans le médico-social, il faut bien le dire. Je pense qu'à présent je vais sourire dès que je vais l'entendre. Réunion projet cet après-midi ; le premier qui me parle de son questionnement à propos de la problématique de X, je lui tends l'adresse de categorynet.com :mrgreen:

Non, plus sérieusement, c'était bien un questionnement de ma part et non une simple question. Tout simplement parce que j'avais rencontré à plusieurs reprise les deux formes qui et qu'il, et que la réponse de Thomas n'avait pas répondu clairement à ma question. Partant de là, la question à réponse mitigée est devenue un problème.
Or Notre Père qui est Larousse, pardonnez-moi cette offense et soumettez-moi la réponse, dit que le questionnement est le fait de s'interroger sur un problème. (Vous avez vu comme on est de mauvaise fois dans le social ?)

Ok, à partir de dorénavant, je ne m'interrogerai plus sur un problème mais sur une question.

Quant à la polémique, vous avez raison, bien sûr, je l'ai utilisé à mauvais escient.

Et l'amour de la langue est bien là, mais l'ignorance aussi :wink:
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Re: CEC: session 2009-2010 par correspondance

Message non lu par coco47 » 04 mars 2010, 04:30

azul47 a écrit :Or Notre Père qui est Larousse, pardonnez-moi cette offense et soumettez-moi la réponse, dit que le questionnement est le fait de s'interroger sur un problème. (Vous avez vu comme on est de mauvaise fois dans le social ?)
Larousse aussi, donc. (Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés…)
C'est drôle, pour moi, questionnement a une connotation spirituelle : la vie, la mort, Dieu, tout ça est du questionnement, et pas qu'un peu ! Pour le reste, j'ai plutôt tendance à me poser des questions. Mais c'est juste une question de feeling.

Et donc, vous vous farcissez des « réunions projets » (ou « réunions projet » ?). Ça doit être douloureux ! Je compatis. Vous ne pourriez pas, de temps en temps, nous régaler avec des « perles de managers » ?
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