François de Closets : haro sur l'orthographe !

Section réservée aux débats sur la correction et les correcteurs : tarifs pour rédiger un article ? Peut-on vivre de la correction ? Quels médias recrutent des correcteurs ?
gavroche
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Message non lu par gavroche » 09 sept. 2009, 16:22

GAVORY a écrit :
Vous parlez de l'histoire et de la façon de l'étudier. Je ne parle pas de la façon d'étudier la langue, qui bien évidemment évolue et c'est normal, mais du contenu. Même si l'histoire s'étudie et s'enseigne de façon différente depuis cent ans, il n'empêche que l'histoire reste la même, avec des découvertes bien sûr, que les règles mathématiques que nous étudions restent sensiblement identiques, même si nous les étudions de façon différente.
et bien nan, très cher ou très chère ! le contenu diffère ! si vous m'aviez lu entièrement, vous auriez vu que je ne faisais pas allusion qu'à la manière d'étudier

fort heureusement, nous ne sommes pas arrêtés à la leçon de Pythagore en mathématiques ! connaissez vous les maths modernes ?
saviez vous que la théorie de la relativité a révolutionné la physique ?
Et que pensez vous des quantas et de la théorie quantique ?

Quant à l'histoire, il ya 80 ans, seule existait l'histoire des gouvernements, des rois... Connaissez vous le rôle de Georges Duby dans l'évolution de cette science humaine ?

l'histoire, les maths, la physique ne sont pas des choses sorties de la cuisse de Jupiter révélées à l'être humain par une puissance divine ou invisible. Ce sont des constructions humaines qui évoluent avec l'humanité.

il ne serait pas venu à l'idée d'un historien du 19eme siècle de faire une histoire du paysan ardéchois. Cette histoire, cette forme d'histoire n'existait pas. elle a été impulsée par des chercheurs, des historiens qui ont fait évoluer leur discipline; tout comme l'orthographe évolue elle aussi, car elle aussi est une construction humaine et en tant que telle n'est pas figée, n'est pas donnée une bonne fois pour toutes.

Maintenant, si vous voulez vous persuader du contraire. très bien, restez dans votre petit monde figé, réactionnaire et désolez vous comme les millions de réactionnaires qui vous ont précédé depuis la nuit des temps que "tout change, tout s'en va, ma p'tite dame"...
après tout chacun ses loisirs !
Dernière modification par gavroche le 09 sept. 2009, 16:43, modifié 1 fois.
gavroche
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Re: ...

Message non lu par gavroche » 09 sept. 2009, 16:39

Et vous parlez du peuple comme les bourgeois des clubs privés de bienfaiteurs! Avec condescendance, démagogie et en les plaçant systématiquement en dessous d'une élite! C'est votre façon violente et démagogique de vouloir défendre un peuple ouvrier (qui au demeurant n'a plus aucun rapport avec le monde ouvrier des années 30) qui montre que vous ne connaissez pas la culture ouvrière que vous opposez systématiquement à la culture ordinaire. N'ayez pas honte d'être une petite bourgeoise, il n'y a ni fierté ni honte à en ressentir et si vraiment vous souhaitez défendre le monde ouvrier, ne parlez pas de lui en donnant l'impression que vous voudriez lui construire des réserves culturelles!
Il faudra me dire où je mets la culture ouvrière en dessous d'une élite ???? Je la mets à égalité, en tant que culture humaine, tout comme la culture des pygmées est respectable ou celle des arborigènes d'australie ou de n'importe quel peuple existant sur la planète !
C'est vous qui la considérez avec condescendance ! en prétendant vouloir "l'elever", la sortir de sa prison !
d'ailleurs ou ai-je dis que la culture ouvrière des années 30 était la même que celle d'aujourd'hui ????
Mon grand père était ouvrier en 1930... mon père en 2000. merci, je sais la différence. Je la sais d'autant mieux, madame ou monsieur que cela a été mon sujet d'étude universitaire...
:roll:
Il faut avoir plus d'arguments pour tenter de convaincre que de simplement s'opposer avec une violence systématique et une démagogie issue de vos frustrations de ne pas appartenir à ce peuple que vous semblez si facilement définir.

C'est d'un pitoyable. Je souris en vous lisant...
vous apprendrez que l'appartenance à une classe sociale est d'abord déterminée par un sentiment d'appartenance et non par le montant de sa fiche de paie.
Je vous laisse rechercher, avec votre grande culture à quoi je fais reférence là...
:wink:
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Re: correction

Message non lu par gavroche » 09 sept. 2009, 16:48

GAVORY a écrit :Pardon, chère Madame, et non cher Monsieur!
Si vouloir préserver sa langue c'est être suranné alors nous sommes beaucoup à être de vieux cons! Parole d'écrivain!
Pour préserver quelque chose, je la mets dans un musée, derrière une vitre blindée sous air conditionné pour ne plus qu'elle s'abime et je fais bien attention à ne plus l'utiliser que le plus rarement possible...
Ce donne quoi pour une langue ?
ah oui ... une langue morte...

Et juste pour le plaisir, parce qu'on peut aimer écouter NTM et Brassens à la fois... et que j'aime bien l'idée que ça vous dérange !

"Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con, on est con..."
efdlt
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Message non lu par efdlt » 09 sept. 2009, 18:59

gavroche a écrit :
ce fantasme du peuple chez les néo-bourgeois qui veulent son bien

Je ne fantasme pas, je connais la culture ouvrière - et bretonne. Et cela même si j'évolue dans un milieu petit bourgeois qui pète plus haut que son cul vis à vis de cette population.

Etant issu d'un milieu militant, t'inquiète, le peuple n'a pas besoin de moi -petite journaliste - pour être sauvé !

oh oui, c'était mieux avant , hein ,
dis tu sais qu'il y a quelques décennies les gens de ton espèce interdisaient à ma mère, à ses frères et soeurs et à ses tantes de parler breton dans la cour d'école ? Pourtant on sait que le bilinguisme est un "moyen d'excellence" comme tu dis
sous-entendu qu'elles relèveraient d'une authenticité opposable à l'artificialité voire à la préciosité ridicule de la "culture bourgeoise".
Jamais dit ça. C'est toi qui met une notion de valeurs là dedans ! quand tu parles de "haute culture" tiens !
Moi je défends l'existence d'une culture populaire, qu'elle soit celle des ouvriers de billancourt, des paysans bretons que la troisième république que tu dois adorer a tué, que ce soit celle des quartiers ou du rap...

ah, au fait, faire des jolies phrases bien longues et alambiquées, ca n'a jamais rendu un discours plus convainquant... parole de journaliste qui elle a l'humilité de vouloir être lu et comprise par le plus grand monde possible... ( t'inquiète, je t'ai compris ! J'ai la chance d'avoir un papa ouvrier et une maman prof, ce qui fait que je comprends les deux milieux... ouvrier et petit bourgeois coincé du ciboulot )
Excusez-moi, mais notre discussion ne pourra pas continuer longtemps, de mon fait. D'abord parce que je fatigue un peu sous l'avalanche de lieux communs, ensuite parce que je ne suis pas très chaud pour le tutoiement obligatoire, ensuite parce que je préfère dialoguer avec des gens qui construisent un peu leurs phrases et surveillent un peu leur orthographe (on peut user de la fonction "éditer", par exemple), ensuite parce que dans ma tête les adultes ne disent pas, en public tout au moins, "mon papa" et "ma maman".

Comme je déplore justement, en général et en tant que lecteur ou auditeur égoïste, un certain relâchement du langage chez les journalistes, dont beaucoup ne se préoccupent plus de leurs phrases et forcent donc le lecteur ou l'auditeur à un détour par le contexte, je ne suis pas étonné de trouver sous votre plume l'alibi de "vouloir être lu et comprise par le plus grand monde possible...". Là je dirais "tarte à la crème" si l'heure était à la rigolade et si cette proposition n'était pas le diamant pur de l'idéologie de la condescendance. Quelle opinion avez-vous de ces gens vers qui il faudrait descendre ?

Que doivent donc comprendre ces heureuses foules dans ce qui suit:
"Etant issu d'un milieu militant, t'inquiète, le peuple n'a pas besoin de moi" ?
Que le peuple est issu d'un milieu militant ? Non, à l'évidence vous vous désignez vous-même ; d'abord on s'en doute bien, et le peuple issu de etc., c'est absurde. Qu'avez-vous voulu dire ? On s'en doute, et ça vous suffit. Eh bien ce type de phrase nous est asséné tous les jours, dix fois, vingt fois. Ce matin à France-Culture, à propos d'un Italien présumé terroriste, on nous disait qu'il "affirme être toujours innocent". Est-ce que c'est bien ce que l'on voulait dire ? Je ne crois pas. Le "plus grand monde possible" est-il toujours en état de relever la petite nuance (pas si petite du point de vue de la défense) ?

Parce que le vrai problème qui nous occupe, enfin qui en occupe certains, c'est que si l'école envoie en fac des jeunes qui ont des difficultés à lire les énoncés (renseignez-vous, ce n'est pas moi qui le dis), si des "profs" de haut niveau se mettent au relâché, si les journalistes eux aussi lâchent la langue (et jusqu'à la logique, comme on l'a vu), si le personnel politique le plus en vue (des deux côtés), comme on sait, ne relève pas le niveau, et si le public enfin n'y entrave plus rien... je ne sais pas quelle "culture populaire" va sauver le bateau. Certainement pas le rap, dont vous m'épargnerez de vous copier-coller des textes, et que vous appariez sans complexe à ces vieilles cultures populaires - dont pourtant vous semblez avoir une haute idée.

Pour ce qui est de la "haute culture", oui, je persiste, elle est à qui veut, ou plutôt à qui l'aime et fait ce qu'il faut pour la mériter, mais notre temps la renie, et nos "élites" les premières. Rien en mon esprit ne l'oppose aux cultures populaires dont elle a tiré, nécessairement, sa première sève et où elle retourne souvent se nourrir - seulement elle s'est bâtie comme un miracle, qui tenait à une combinaison de facteurs dont aucun ne pouvait manquer, et nous devons nous montrer reconnaissants de cette richesse, et la transmettre, avec tous ses éléments, dont la langue est le plus vital et le plus délaissé. Ce n'est pas au breton ou aux autres langues régionales qu'on s'attaque, non, au contraire, on les bichonne - il y aurait donc des langues à respecter - mais le français, cette vieille chose bourgeoise, complice de tant de crimes...

Ce matin, toujours sur la même radio, j'ai appris qu'un hebdo (certainement) titrait récemment: "l'orthographe, cette injustice" ou à peu près. Aussi, Danièle Sallenave (normalienne, écrivain, membre du collectif "Sauver les lettres", auquel je suis pour ma part étranger) a donné une chronique sur Closets et l'orthographe, qu'on peut écouter sur le site. Elle ou Alain Finkielkraut, présent aussi, a dit aussi en substance: "Closets envisage la langue comme quelque chose qu'on écrit, mais une langue c'est aussi quelque chose qu'on lit". Gageons que le "plus grand monde possible" pensera que c'est une lapalissade.

corrigé: succession de que et de si, sans importance pour le sens
Dernière modification par efdlt le 09 sept. 2009, 19:23, modifié 1 fois.
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Re: correction

Message non lu par efdlt » 09 sept. 2009, 19:15

gavroche a écrit : (...)
pour ne plus qu'elle s'abime
Ce donne quoi pour une langue ?
ah oui ... une langue morte...

Et juste pour le plaisir, parce qu'on peut aimer écouter NTM et Brassens à la fois... et que j'aime bien l'idée que ça vous dérange !

(...)
Je ne peux pas résister, moi aussi je dois me décontracter un peu: "pour ne plus que" suivi de l'expression "langue morte", c'est trop beau. Ce qui vient ensuite est d'un bon niveau, mais c'est la routine.

La physique quantique, plus haut, n'était pas mal non plus. La spécificité de la langue par rapport à tout le reste, jamais entendu parler, jamais ressentie au plus profond de son être. La poésie ? Vous dites ?

Heureuse langue bretonne, qui échappe à ceci, elle au moins.

corrigé: mauvaise attribution de la citation
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soi-disant/prétendu

Message non lu par efdlt » 09 sept. 2009, 20:01

Dans mon message de ce matin, je viens de corriger l'horrible "soi-disant" mis deux fois de suite pour "prétendu" (il s'agissait de choses et non de personnes)... dans le feu de l'action, mais ce n'est pas une excuse.

J'en fais part de façon séparée parce que cette erreur (comme d'autres aussi sournoises) nous guette tous, et qu'il ne faut manquer aucune occasion de la relever.
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Message non lu par GAVORY » 09 sept. 2009, 21:16

Il devient fatiguant de discuter, ou du moins d'essayer de discuter avec des personnes qui ne cessent de vociférer. Le débat à l'origine, Chère Gavroche, portait sur l'orthographe et sur François de Closet, qu'au demeurant j'apprécie en tant que personne. Il est vrai que je n'ai pas fais d'études universitaires, mais j'exerce aussi et ce depuis quinze ans dans le journalisme, la littérature et le théâtre et je ne m'octroie pas pour autant le droit d'avoir raison.

Eh oui, je m'en excuse "moi ne pas avoir fait d'études universitaires donc moi n'avoir pas le droit de donner mon avis!, pardon madame". Vous êtes méprisable avec votre hargne et votre égo démesuré qui veut que parce que vous avez fait des études, vous prétendez interdire aux autres de ne pas en avoir fait! Je ne connais de la physique quantique que ce que j'ai pu en lire, il est vrai que je ne suis pas docteur es sciences mais savez vous que je n'en suis pas plus con pour autant! Vous prétendez défendre les cultures populaires? Vous êtes en train de leur interdire de s'exprimer et par cela même de les mépriser. Votre grand père était ouvrier et votre père aussi? Eh bien soit, mon grand père était conducteur de train, mon père aide soignant et je ne sais pas pour autant ni conduire un train, ni pratiquer des soins!

Votre raisonnement, en plus d'être totalement inadapté au débat initial, mais alors très inadaptée est en plus totalement illogique. Vous parvenez dans un même texte à vous contredire seule.

Vous pouvez hurler que vous défendez les cultures populaires, ce qui compte c'est ce que vous faîtes pour elle, et non pas ce que vous vociférez à tour de bras en vous permettant d'insulter les personnes qui ne partagent pas votre avis! Je suis un con si vous le voulez, et visiblement un ennemi d'opinion. Vos arguments ne sont pas tous stupides, si vous les exposiez et que vous cessiez de mépriser les gens qui opposent d'autres points de vue.

Sachez enfin que ce n'est pas parce que vous serez vulgaire et familier que l'on vous prendra pour quelqu'un du peuple, car le peuple lui, si jamais un jour vous cessiez de le caricaturer pour le connaitre vraiment, n'est ni discourtois, ni vulgaire.

A autre chose, je ne prétends pas vouloir élever la culture populaire. Je n'écris pas pour une élite. Je prétendais juste aimer ma langue maternelle, et ne pas être d'accord sur sa simplification parce qu'elle est ce que j'aime, ce que je travailles et ce que je respectes.

vous apprendrez que l'appartenance à une classe sociale est d'abord déterminée par un sentiment d'appartenance et non par le montant de sa fiche de paie.

Qui vous parle d'argent???

Vous semblez tout savoir, et vouloir absolument abattre ceux qui ne sont pas de votre avis. Pour un journaliste qui est censé généralement être curieux de tout et apprendre des autres, je me demande bien ce qu'il vous reste à apprendre. Pourquoi ne pas plutôt imposer vos opinions, des siècles de tyrannies l'ont fait avant vous.

Pour finir comme vous sur une citation, puisque visiblement vous semblez ne pas avoir assez d'imagination pour penser par vous même, Desproges disait "L'ennemi est con, il pense que c'est nous l'ennemi". CQFD

Inutile de me répondre, je ne donnerai pas suite à vos successions d'insultes, c'est non seulement très mal élevé, mais en plus, très inadapté. Vous êtes journaliste dites vous? et universitaire? Eh bien je préfères ne pas avoir fait d'études et m'exprimer dans des termes plus courtois.

Vous êtes l'opposé de l'intelligence. Bornée, violente, discourtoise, méprisante. Je ne vous salues pas.
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Message non lu par coco47 » 10 sept. 2009, 02:13

gavroche a écrit :Mon père est ouvrier. énormément de gens dans ma famille le sont, dans mes amis aussi. Je ne fantasme pas, je connais la culture ouvrière - et bretonne.
Mon père était breton, et ouvrier. Ma mère était originaire du Nord, et ouvrière. J'ai réussi en 1955 le concours des bourses (ce mot était pluriel à l'époque) et cela m'a valu d'être instruit, logé, nourri et blanchi pendant huit ans par la République (j'ai redoublé ma philo). Je n'en tire aucune gloire et cela ne me donne aucun droit particulier.
gavroche a écrit :dis tu sais qu'il y a quelques décennies les gens de ton espèce interdisaient à ma mère, à ses frères et soeurs et à ses tantes de parler breton dans la cour d'école ? Pourtant on sait que le bilinguisme est un "moyen d'excellence" comme tu dis.
D'abord, c'était il y a pas mal de décennies. Cette interdiction a cessé, me semble-t-il, dans les années 30 ou 40, n'étant plus alors indispensable. Sur le fond : heureusement que l'école obligeait les petits Bretons à parler français à la récréation, sinon ils ne l'auraient parlé qu'en classe et il serait resté une matière scolaire, comme une langue étrangère. Le breton, ils le parlaient en dehors de l'école, c'est-à-dire les trois quarts du temps. Le "bilinguisme" était donc sauf !
Il faut se rappeler qu'au début du XXe siècle on ne pouvait lire en breton que les ouvrages édifiants agréés par les possédants, bourgeois et nobliaux propriétaires de la terre, avec la bénédiction des recteurs. Celui qui ne lisait pas le français ne pouvait avoir accès à Voltaire, Rousseau ou Diderot, jugés trop révolutionnaires et (à juste titre) impies. La voie "normale" des études supérieures était le séminaire. Il en fleurissait partout, des séminaires. On les voit encore par dizaines en Bretagne, jusque dans de modestes bourgs.
Où était donc la réaction à l'époque ? De quel côté ? Qui était réactionnaire : l'instituteur "de la IIIe République" ou le curé bretonnant héritier de la chouannerie ? Et de quel côté se situaient les militants, les ouvriers des arsenaux de Brest et de Lorient, les ouvrières des sardineries de Concarneau (première municipalité communiste de France) et de Douarnenez ? Du côté des laïques républicains ou du côté de la calotte bretonnante ? Ils parlaient certes breton entre eux, mais ils voulaient que leurs enfants étudient en français. Relisons Pierre-Jakez Hélias.

PS 1. Les aborigènes d'Australie seraient contents de se voir appelés arborigènes. (Parce qu'ils vivent dans les arbres ? Il n'y en pas beaucoup dans le bush !)
PS 2. Est-ce un effet de la rénovation de l'orthographe qui oblige Gavroche à commencer la plupart de ses phrases par une minuscule ?
PS 3. Le nan du langage texto des enfants (qui ne peut se justifier par la nécessité de "faire court" puisqu'il est aussi long que "non") est assez insupportable dans des écrits d'adulte.
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Re: correction

Message non lu par gavroche » 10 sept. 2009, 10:05

efdlt a écrit :
Je ne peux pas résister, moi aussi je dois me décontracter un peu: "pour ne plus que" suivi de l'expression "langue morte", c'est trop beau. Ce qui vient ensuite est d'un bon niveau, mais c'est la routine.
oh mais je m'incline devant votre savoir biblique de la langue française que je ne prétends pas égaler... :lol:
Être le gardien d'un passé poussiéreux et révolu, ça ne m'intéresse pas, même si j'ai fait des études d'histoire avec passion...
comme je le disais plus haut, y'a des choses bien plus graves actuellement qui se trament dans le monde qu'un f à la place d'un ph ou qu'un indicatif utilisé là où il aurait fallu un subjonctif...
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Message non lu par gavroche » 10 sept. 2009, 10:22

D'abord, c'était il y a pas mal de décennies. Cette interdiction a cessé, me semble-t-il, dans les années 30 ou 40, n'étant plus alors indispensable.
Ah donc ma mère qui avait dix ans à la fin des années 50 a certainement rêvé les brimades dont elle a fait l'objet dans une école publique du Finistère sud ?


Sur le fond : heureusement que l'école obligeait les petits Bretons à parler français à la récréation, sinon ils ne l'auraient parlé qu'en classe et il serait resté une matière scolaire, comme une langue étrangère. Le breton, ils le parlaient en dehors de l'école, c'est-à-dire les trois quarts du temps. Le "bilinguisme" était donc sauf !
Faux,
toute une génération a cessé de parler breton. Ma mère le parlait petite. aujourd'hui elle peut à peine le comprendre.
Aujourd'hui, quelques milliers de gens parlent breton et pour la plupart de manière militante. seuls quelques anciens sont réellement bilingues...
Franchement, parlez de ce que vous connaissez avant d'affirmer des choses fausses...
Pour actualiser le débat, j'ai eu quantité de petits camarades de toutes nationalités , turque, vietnamienne, anglais, allemand, etc etc... à qui fort heureusement on n'a jamais interdit de parler leur langue y compris à l'école ( se souvient même de cours de turcs donnés aux enfants quand j'étais en primaire) Ca a toujours été une chance et un enrichissement intellectuel pour les enfants d epouvoir connaitre deux langues.
Vous répétez le dicours des instits d ela 3eme république. C'est effrayant...

Où était donc la réaction à l'époque ? De quel côté ? Qui était réactionnaire : l'instituteur "de la IIIe République" ou le curé bretonnant héritier de la chouannerie ?

Et hop on ressort les vieux poncifs éculés sur les bretons arriérés , cathos et paysans boueux tant que vous y êtes ! Savez vous que les cotes d'armor ou le breton est pratiqué est un département éminemment laic ( premières communes communistes en France, tiens... )
savez vous que les villes bretonnes étaient républicaines lors de la révolution ?

Et de quel côté se situaient les militants, les ouvriers des arsenaux de Brest et de Lorient, les ouvrières des sardineries de Concarneau (première municipalité communiste de France) et de Douarnenez ? Du côté des laïques républicains ou du côté de la calotte bretonnante ? Ils parlaient certes breton entre eux, mais ils voulaient que leurs enfants étudient en français.
ils étaient communistes, et certainement pas républicains ( républicains au sens 3eme république e tnon pas républicains de 1789 ou 1793)... et je n'ai jamais prétendu qu'il ne fallait pas que les enfants bretons n'apprennent pas le français, merci de ne pas déformer mes propos !

PS 1. Les aborigènes d'Australie seraient contents de se voir appelés arborigènes. (Parce qu'ils vivent dans les arbres ? Il n'y en pas beaucoup dans le bush !)
coquille... mea culpa... mon dieu quelle horreur !
PS 2. Est-ce un effet de la rénovation de l'orthographe qui oblige Gavroche à commencer la plupart de ses phrases par une minuscule ?
re coquille... re quelle horreur
PS 3. Le nan du langage texto des enfants (qui ne peut se justifier par la nécessité de "faire court" puisqu'il est aussi long que "non") est assez insupportable dans des écrits d'adulte.
[/quote]
j'ai l'impression que vous ne savez pas ce qu'est réellement le le langage texto. si je l'avais utilisé réellement, vous auriez eu une attaque ( ceci dit je vous rassure, je suis à peu près incapable moi aussi de déchiffrer un écrit rédigé comme un texto )
pis juste pour rire, je n'ai jamais prétendu avoir une orthographe irréprochable ( allez, correcte on va dire ! ) Et ce n'est pas l'usage intensif de textos qui est la cause de certaines faiblesses, vu que j'ai dû envoyer en tout et pour tout une petite vingtaine de sms dans toute ma vie ( et ouais, je n'ai un téléphone portable que depuis un an et là ça va faire deux mois que je n'ai pas repayé de carte pour l'utiliser. mais je vous raconte ma vie ennuyeuse... ) Non, ce qui a rendu parfois mon orthographe hésitante ce sont les études universitaires... et ouais, prendre des notes avec des abréviations systématiques, ça fait oublier où on met 2 m ou 2 s...Ca devrait être interdit les études à la fac, moi je dis ! Ca désapprend aux étudiants la belle orthographe d enotre belle langue française !

pis tiens, pas envie de me relire, je vous laisse me corriger ! faut bien que votre petit métier serve encore à quelque chose, nan ?
gavroche
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Re: inclinons nous

Message non lu par gavroche » 10 sept. 2009, 10:35

GAVORY a écrit : Eh oui, je m'en excuse "moi ne pas avoir fait d'études universitaires donc moi n'avoir pas le droit de donner mon avis!, pardon madame". Vous êtes méprisable avec votre hargne et votre égo démesuré qui veut que parce que vous avez fait des études, vous prétendez interdire aux autres de ne pas en avoir fait! J
oh votre morgue viendrait donc d'un certain complexe d'infériorité ? Ca explique tout... volonté d'intégration, d'ascension sociale, etc etc... être plus royaliste que le roi. Si vous on vous enlève ça,ce beau joujou à protéger, vous ne vous distinguez plus du reste de la meute, hein ?
perso ayant un bac + 5 et ayant vécu avec ce beau diplôme avec le rmi, je crois que mon égo est à une taille raisonnable, merci...

Vous êtes en train de leur interdire de s'exprimer et par cela même de les mépriser. Votre grand père était ouvrier et votre père aussi? Eh bien soit, mon grand père était conducteur de train, mon père aide soignant et je ne sais pas pour autant ni conduire un train, ni pratiquer des soins!
le sentiment d'appartenance à une classe sociale, n'a rien à voir avec un quelconque apprentissage. La culture c'est ce qui vous reste quand vous avez tout perdu, non ? J'ai hérité d'une certaine culture dans laquelle je me reconnais... et je n'ai pas besoin d'aller bosser dans un abattoir ou sur une chaine industrielle pour cela.
d'insulter les personnes qui ne partagent pas votre avis!
Je suis un con si vous le voulez, et visiblement un ennemi d'opinion. Vos arguments ne sont pas tous stupides, si vous les exposiez et que vous cessiez de mépriser les gens qui opposent d'autres points de vue.
mais... c'est vous qui avez revendiquez le fait d'être un vieux con, je vous le rappelle...

Pour un journaliste qui est censé généralement être curieux de tout et apprendre des autres, je me demande bien ce qu'il vous reste à apprendre.

Je n'ai rien à apprendre du mépris de certaines gens... J'ai tout à apprendre de la création, de l'inventivité, de l'évolution de notre société. et ce ne sont pas les réactionnaires de votre genre qui en sont l'auteur, ce sont les gamins que vous méprisez parce qu'ils ne savent pas écrire une phrase sans faute d'orthographe. Cependant, je vais vous rassurer, je n'aime pas plus que vous lire un texte bourré de fautes... mais j'évite de juger les gens là-dessus, de juger leur culture.
Vous êtes l'opposé de l'intelligence. Bornée, violente, discourtoise, méprisante. Je ne vous salues pas.
Si c'est tout ce que vous avez à dire une fois à court d'arguments... ma foi ! cela ne m'empêchera pas de dormir !
:lol:
gavroche
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Message non lu par gavroche » 10 sept. 2009, 10:52

efdlt a écrit :ensuite parce que dans ma tête les adultes ne disent pas, en public tout au moins, "mon papa" et "ma maman".
c'est tout votre problème, vous n'arrivez pas à comprendre ce qui peut se passer dans la tête des autres...

je ne suis pas étonné de trouver sous votre plume l'alibi de "vouloir être lu et comprise par le plus grand monde possible...". Là je dirais "tarte à la crème" si l'heure était à la rigolade et si cette proposition n'était pas le diamant pur de l'idéologie de la condescendance. Quelle opinion avez-vous de ces gens vers qui il faudrait descendre ?
j'ai l'opinion qu'un quotidien est lu en 20 minutes... que si je veux aller plus loin sur certain sujet, j'écris un livre, un roman, un essai ( qui hélas vu le prix exorbitant des livres actuellement ne sera lu que par quelques centaines de gens... ) Je suis journaliste quand j'écris dans un quotidien, pas un écrivain... mon role c'est d'informer, pas de me faire plaisir.

Certainement pas le rap, dont vous m'épargnerez de vous copier-coller des textes, et que vous appariez sans complexe à ces vieilles cultures populaires - dont pourtant vous semblez avoir une haute idée.
vous devriez écouter plus de rap au lieu de vous contenter d'a priori hautains... il y a dedans des textes magnifiques ( à coté de daubes commerciales en grand nombre, mais ça c'est le lot de toutes les expressions culturelles de nos jours, pas seulement du rap... )
ne parlons pas de la culture hip-hop au niveau danse, graphique... qui est d'une richesse hallucinante.

Désolée de ne pas répondre à tout... mais beaucoup de vos dires me font penser à de la masturbation intellectuelle.
Ca vous fait plaisir ? Tant mieux pour vous. Je prends mon plaisir ailleurs personnellement...
Dernière modification par gavroche le 10 sept. 2009, 12:05, modifié 2 fois.
Albertine75

Message non lu par Albertine75 » 10 sept. 2009, 11:32

Si tout le monde avait une orthographe impeccable, à quoi serviraient donc les correcteurs ?

A-t-on jamais vu un garagiste ou un boulanger, même fiers à juste titre de leur connaissance de la boulange ou de la clé de 12, se la raconter comme certains sur ce forum ?

Les correcteurs sont des ouvriers du livre, et j'en lis certains qui feraient bien de s'en souvenir, au moment où ils s'emparent de la langue (qui ne leur a rien demandé, je pense) pour se hausser du col et jouer les censeurs avec une outrecuidance invraisemblable.
F. Morel
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des correcteurs électroniques ?

Message non lu par F. Morel » 10 sept. 2009, 12:07

François de Closets propose de faire entrer à l'école des correcteurs électroniques d'orthographe ! Voici l'extrait de son interview au JDD.fr :
■Que conseillez-vous au ministre de l’Education nationale?
Qu’il fasse entrer les correcteurs [électroniques] d’orthographe à l’école ! Les professeurs continueront à enseigner la syntaxe et la grammaire. Mais ils auront de moins en moins de temps pour les bizarreries ; là-dessus, le correcteur est pratiquement parfait. Si la faute cesse d’être une infamie, si les correcteurs détectent les fautes lexicales, alors on pourra retrouver le bonheur d’écrire.
Pouvez-vous me donner le nom d'une de ces machines improbables ? Le dictionnaire ?
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gavroche
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Message non lu par gavroche » 10 sept. 2009, 12:21

en fait, pourquoi tant de blabla ?
juste que si on simplifiait la langue française, ces correcteurs pourraient p'tre craindre de perdre leur job...

simple réaction corporatiste d'un métier peut-être en voie de disparition... mais pas à cause d'une réforme de l'orthographe, contrairement à ce qu'ils peuvent croire...

plutôt à cause de contingences économiques contre lesquelles l'usage de gros bras bien musclés ne peuvent plus grand chose... ( ah les beaux jours où la cgt du métier du livre faisait la pluie et le beau temps dans le domaine de la presse et de l'édition...)
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